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mardi 27 juin 2006, 10h00
 
En Normandie, mobilisation contre le syndrome d'alcoolisation foetale

Alcool et grossesse constituent vraiment de farouches ennemis. C'est simple : Bébé ingère chaque goutte avalée par sa maman ! Avec des conséquences dramatiques rappelées dans une campagne d'information pilote lancée dans l'agglomération havraise.

L'opération est menée conjointement par la Communauté de l'Agglomération havraise et l'Association Entreprise & Prévention sous un titre sans équivoque : le risque Alcool pendant la grossesse. Ses objectifs principaux ? Informer sur l'importance du "zéro alcool pendant la grossesse" et favoriser le dialogue entre les professionnels de santé et les femmes.

Car les conséquences d'une prise d'alcool pendant la grossesse sont encore trop peu connues. D'après une enquête menée auprès de la population féminine de 18 à 40 ans au Havre et dans ses environs, une femme sur deux pense qu'il n'existe un risque qu'à partir de 2 verres par semaine... De la même manière, la moitié n'a jamais entendu parler du dévastateur syndrome d'alcoolisation foetale (SAF). Lequel frappe chaque année en France, 2 500 enfants ! Soit 3,5 sur 1 000 naissances.

Comme l'explique Alexis Capitant, Directeur général d'Entreprise & Prévention, "l'objectif est vraiment d'informer les femmes qui connaissent mal les risques et de sensibiliser les médecins. Au cours d'une grossesse, le risque 'Tabac' est systématiquement abordé. Mais curieusement, l'alcool n'est jamais évoqué". Pour provoquer ce dialogue, des dépliants ont été édités. L'un pour les patients (Puis-je boire un verre à sa santé ?), un autre pour les professionnels de santé (Alcool et grossesse, et si on en parlait?). Des affichettes seront également visibles dans les principaux lieux publics de la ville ainsi que sur les bus.

La campagne va durer six mois. Ensuite, une évaluation sera réalisée avec des médecins, "pour vérifier par exemple, si les outils proposés étaient facilement utilisables". Avant pourquoi pas, de généraliser cette initiative à l'ensemble du territoire.

Sources: Communauté de l'Agglomération havraise, Entreprise et Prévention, 20 juin 2006

Mardi 27 juin 2006
par willy et sandrine publié dans : Infos Seine-Maritime
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ENVIRONNEMENT - Les élèves du LFIB se mettent au vert Version imprimable

Depuis 2004, le développement durable doit être abordé dans les écoles françaises, de la maternelle au lycée. Au Lycée Français International de Bangkok, la classe des CE2-CM1 a saisi l’occasion pour enquêter sur le circuit des déchets de l’école, après quoi, les enfants ont décidé de prendre en main la politique du recyclage de l’école

Triez vos déchets, recyclez, protégez l’environnement nous disent les élèves du LFIB (Photo courtoisie LFIB)
Organisés en petits groupes, les élèves parlant thaïlandais sont allés poser des questions aux femmes de ménage. « Elles trient elles-mêmes les déchets, nous explique Marion. Après, elles les revendent aux salaengs (chiffonniers), puis ensuite les salaengs les revendent à des usines de recyclage pour gagner de l’argent ». Et Basile de poursuivre, « les prix sont différents selon les déchets : les cannettes par exemple sont plus chères que le verre ».
Lettre au proviseur
A partir de là, viendront rapidement des idées sur des actions à mener. « Ce serait mieux si c’était les élèves qui triaient plutôt que les femmes de ménage, s’exclame Alix. » Jules estime lui que « l’on devrait utiliser du papier recyclé, ce serait mieux pour les forêts. »
Et après les paroles, l’action ! Les élèves écriront une lettre au proviseur avec des suggestions pour l’école. Réponse du doyen : « vous avez carte blanche ! » Ni une ni deux, les élèves mettent alors leurs idées en œuvre. « On a installé des poubelles pour le recyclage dans la cour et dans les classes, explique Eléonore. Et après, on a donné des petits cours dans toutes les classes primaires. » Sophie détaille : « on donnait des questionnaires sur l’environnement et les élèves devaient répondre, et pour les aider on leur a donné des documents ».
Il faut expliquer et donner des punitions
Arrive ensuite l’heure du bilan. « Les poubelles c’est bien, mais il y a des garçons qui font exprès de ne pas jeter leurs déchets dans la bonne poubelle, fait remarquer Alexia, et aussi, il y a des enfants qui se trompent ». A la lumière de ces constats, les enfants décident alors d’aller plus loin : « Il faudrait continuer d’expliquer et il faudrait des punitions aussi, propose Corentin. « Il faudrait des délégués de classe pour l’environnement », renchérit Sophie. Et Manon de conclure, « il faut le faire pour le futur. Peut-être qu’un jour, le travail de l’école sera pris en exemple par les autres écoles dans le monde ».
Avec ça, le moins que l’on puisse dire est que le LFIB va filer doux à l’avenir en matière de protection de l’environnement. D’autant que de leur côté, les enfants de 6ème ont engagé un « partenariat » avec Tetra Pak permettant l’installation d’une poubelle pour récupérer les emballages type « briquettes » que la société peut ensuite recycler. Une visite du centre de tri des déchets de On Nut est également prévue.
A la question « Que voudriez-vous que nos lecteurs retiennent de l’interview ? », les réponses fusent : « Si vous ne voulez pas qu’il y ait des forêts sans arbre, triez vos déchets, recyclez, protégez l’environnement », plaide Alix, « S’il vous plaît, n’oubliez pas ce qu’on vient de dire », conclut Nuttaya. Joëlle Brohier (LPJ Bangkok) mardi 27 juin 2006
http://www.lfib.ac.th/
Mardi 27 juin 2006
par willy et sandrine publié dans : Infos du Monde
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Enfant : les dangers de l’été

Enfant : les dangers de l'été

La fête de l'école se prépare, c'est bientôt les grandes vacances. Les activités estivales vont prendre le relais. Pour éviter tout risque, mieux vaut prévenir. Quels sont les principaux risques ? Quelles attitudes adopter avec nos petits ?

Attention aux chutes

Tout comme l’école, les terrains de jeux et la maison sont des lieux à haut risque d’accidents. Mais l’été, en plus, les enfants font davantage de vélo, prennent parfois plus de risques et sont amenés à tester toutes sortes d’engins avec lesquels ils ne sont pas forcément familiers, comme par exemple le nouveau vélo du copain ou les rollers du voisin…
La première chose à faire est de veiller à ce que vélo, rollers ou patinette soient adaptés à l’enfant. Pas d’échanges ni de mauvais réglages à la va-vite. De plus tout engin doit être régulièrement vérifié : frein, pneu, hauteur de la selle, du guidon, bonne pointure pour les rollers, etc.
Ensuite, il faut les équiper de protections adaptées à l’activité pratiquée : casque, protège coude, poignet, genou, etc. De toute façon, jamais de vélo ni de roller sans casque. On n’en met jamais trop et ça fait « pro ».
Ensuite, les consignes de sécurité : vêtements voyants et pistes cyclables.




Éviter les blessures sur les aires de jeux

Comme leur nom l’indique, elles sont faites pour jouer. Il n’est donc pas question d’empêcher nos petits de se dépenser comme ils l’entendent. Toutefois quelques conseils :
  • les jeux doivent être installés sur un sol qui absorbe les chocs (matériaux spéciaux, sable…),
  • veillez à ce que chaque enfant joue avec les modules correspondants à son âge : pas de petits sur les jeux des grands et inversement aussi, pas de grands sur les jeux des petits,
  • leur apprendre à respecter certaines règles de jeux (quand il y a beaucoup d’enfants, on ne remonte pas le toboggan en sens inverse…),
  • évitez les heures de grande affluence,
  • surveillance étroite,
  • et enfin, pas de vêtements à cordons car ces derniers peuvent se coincer facilement un peu n’importe où…




  • Bacs à sable, bacs à microbes

    Un régal pour les enfants, mais aussi pour les chiens et les chats. Les bacs à sable sont de vrais repères à microbes. Alors, rien à la bouche, on se lave soigneusement les mains à l’eau et au savon en rentrant et on désinfecte les petites plaies et égratignures. Et dans le jardin, dès que le bac à sable n’est pas utilisé, il faut systématiquement le recouvrir.




    Attention aux diverses infections

    Virus, bactéries ou champignons, notamment ceux responsables de mycoses, pullulent partout. Pour s’en prémunir, il faut miser sur l’hygiène.
    Prudence avec les chaussures qui ne permettent pas aux pieds de respirer suffisamment, notamment celles en plastique. Si les chaussettes sont mouillées tous les soirs, ça ne va pas. S’il fait chaud, que votre enfant a passé la journée dehors, on change tous les jours de chaussettes et il passe sous la douche.
    Il est préférable d’éviter de les laisser pieds nus.
    Et bien entendu, ils doivent se laver très régulièrement les mains, après les toilettes, avant de passer à table ou de toucher les aliments lors de leur préparation.




    Risque de noyades

    Ils sont réels et la noyade peut survenir avec à peine quelques centimètres d’eau. La seule solution est de les surveiller en permanence lorsqu’ils se baignent (piscine, mer, lac, rivière) et même lorsqu’ils sont dans leur bain ! Parents, ne lisez même pas et ne téléphonez pas pour ne pas les perdre du regard. Et enfin, l’accès à la piscine doit être sécurisé par une clôture ou tout autre système parfaitement fiable.




    Prudence avec les chiens

    Les morsures de chiens sont fréquentes. Aussi attirant soit-t-il, on ne touche pas un chien qu’on ne connaît pas. On ne le dérange pas non plus quand il dort ou mange et on ne lui fait pas de misère. La seule dérogation est, si on demande la permission et l’avis du maître, qu’on se laisse renifler avant toute caresse.
    Mais attention, on peut aussi se faire mordre par son propre animal. Pour éviter la surinfection et les lésions irréversibles, mieux vaut réagir vite et consulter un médecin.



    26/06/2006
    Isabelle Eustache

    Lundi 26 juin 2006
    par willy et sandrine publié dans : Education et loisirs
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    L’école éduque-t-elle réellement à l’usage d’Internet ?

    Certainement pas. C’est ce que met en évidence l’enquête Médiapro sur l’appropriation des nouveaux médias par les jeunes. "C’est un gouffre qui s’ouvre. Toutes les fonctions importantes pour les jeunes existent hors de l’école, comme l’essentiel de leurs apprentissages (surtout de l’auto-apprentissage et de l’apprentissage entre pairs). Dans le même temps, les écoles restreignent l’accès, interdisent certaines pratiques sans aucune nécessité, ne parviennent pas à comprendre la fonction communicationnelle d’Internet, et, pire que tout, échouent à transmettre les compétences de recherche documentaire, d’évaluation des sites, de recherche et de production créative qui devraient être les plus importantes pour elles".

    Plus de 9000 jeunes, de 12 à 18 ans, dans neuf pays européen (Belgique, Danemark, Estonie, France, Grèce, Italie, Pologne, Portugal, Royaume-Uni) et au Québec, ont participé à l’enquête Médiapro sur leur utilisation d’Internet. Pour l’école, le bilan est consternant. "Au total, de ma sixième à maintenant, résume Antoine (17 ans), ça ne doit pas dépasser les 10-11 heures d’Internet, sur 7 ans". Seuls 26% des jeunes Européens déclarent utiliser Internet à l’école plusieurs fois par semaine. En France ce taux descend à 10%, contre 56% au Royaume-Uni, 45% en Pologne ou 33% au Danemark.

    Pour Evelyne Bevort et Isabelle Bréda, du Clemi, qui rendent compte de l’enquête : "L’école, qui en 2000 favorisait les premières expériences, ne semble pas avoir réussi l’intégration d’Internet dans les pratiques scolaires. Seul un petit quart déclare que les enseignants leur apportent de nouvelles connaissances, leur ouvrent de nouveaux horizons quant aux possibilités d’Internet". Parmi les freins à l’utilisation scolaire, le souci de protéger, qui multiplie les contrôles et les interdictions parfois inutiles. Résultat : c’est à la maison, souvent seuls, que les jeunes se forment aux usages d’Internet. L’enquête souligne particulièrement deux faits que les enseignants connaissent bien : les moteurs de recherche, Google tout particulièrement, servent à tout alors même que l’école ne transmet pas un réel apprentissage critique de la recherche sur Internet. Les jeunes estiment que l’école devrait leur permettre un meilleur accès à Internet (68%), leur enseigner comment trouver rapidement de bons sites (52%), comment évaluer la pertinence de l’information qu’ils y trouvent (42% pensent que c’est important, 20% que c’est très important).

    Cette enquête n’est en elle-même pas surprenante, et confirme le chemin qu’il reste à parcourir pour une utilisation plus large des nouvelles technologies de l’information. Un lycée technique de notre arrondissement a montré la voie dans ce domaine. Il s’agit du Lycée Emile Dubois. Je consacrerai prochainement un article aux pratiques novatrices de cet établissement.


     

    Vincent Jarousseau (Paris)

    Adjoint au Maire du 14ème arrondissement de Paris chargé des affaires scolaires

    Samedi 24 juin 2006
    par willy et sandrine publié dans : Education et loisirs
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      jeudi 22 juin 2006, 15h00
     
    L'otite : le plus souvent d'origine bactérienne

    Les mamans qui ont eut plusieurs enfants connaissent bien les symptômes de l'otite. L'enfant se tire ou se frotte les oreilles, il est particulièrement irritable et n'arrive pas à dormir...

    Or s'il existe plusieurs formes d'otites, la majorité des enfants de moins de trois ans souffrent de ce que l'on appelle une otite moyenne. C'est-à-dire qu'ils ont du pus à l'intérieur de la cavité où se trouve le tympan.

    Ces otites sont en général d'origine bactérienne. Selon l'âge, il peut s'agir de staphylocoques, de streptocoques ou de pneumocoques. Mais toutes ces bactéries ne sortent pas de nulle part ! Elles sont souvent déjà présentes dans le fond de la gorge ou du nez de l'enfant, à la suite d'un rhume, d'une angine ou d'une rhinopharyngite. Elles migrent alors jusqu'à l'oreille moyenne et, si le conduit qui va de la gorge à l'oreille enfle, elles y restent coincées. L'infection peut alors prospérer...

    Aujourd'hui grâce aux antibiotiques, les otites se soignent bien. Au bout de deux ou trois jours de traitement l'enfant se sent déjà mieux. Il peut néanmoins y avoir des complications. Il arrive en effet que du liquide demeure dans l'oreille pendant plusieurs semaines. Dans ce cas, il faut impérativement aller voir son médecin car une telle situation peut entraîner une perte temporaire de l'audition. Si le liquide ne s'écoule pas naturellement, le médecin devra le libérer au moyen d'une petite chirurgie, appelée la paracentèse. C'est une incision du tympan qui permet sa décompression, et l'expulsion vers l'extérieur du pus accumulé dans l'oreille...

    Vendredi 23 juin 2006
    par willy et sandrine publié dans : Infos santé
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      jeudi 22 juin 2006, 13h00
     
    Les enfants français plus grands et plus gros selon une étude
    Photo

    PARIS (AFP) - Les enfants de 5 à 17 ans ont grandi depuis 1958 et ont pris des kilos, qui ont surtout élargi leur tour de taille, selon les résultats de la campagne nationale de mensuration des Français pour cette tranche d'âge.

    En moyenne, toutes tranches d'âges confondues, les enfants ont grandi de 2 cm quel que soit leur sexe, indique Patrick Robinet, responsable de cette étude qui a porté sur un échantillon de 2.466 enfants et adolescents mesurés dans des écoles, des centres commerciaux, des hôpitaux... d'une vingtaine de villes. A 5 ans, filles et garçons sont plus grands et plus fins qu'en 1958, date de la dernière campagne de mensuration. La stature moyenne est désormais de 115,6 cm pour les garçons et de 115,1 cm pour les filles. Le changement de morphologie s'amorce à 10 ans. Le tour de taille des enfants a augmenté de 3 cm par rapport à 1958, précise M. Robinet. A 15 ans, les filles ont désormais un tour de taille de 69 cm, soit presque 6 cm de plus qu'en 1958. Les garçons de leur côté ont pris environ 4 cm de tour de taille et 2 kilos. A 17 ans, les filles mesurent en moyenne 1,64 m, les garçons 1,75 m. Les résultats de la campagne de mensuration pour les enfants sont cohérents avec ceux de la campagne de mensuration des adultes, qui avait montré que les Français avaient grandi et surtout grossi en 30 ans. En 50 ans, les femmes ont ainsi pris plus de 15 cm de tour de taille. Les résulats de la campagne de mensuration des enfants sont vendus aux professionnels de l'habillement pour un prix allant de 500 à 8.000 euros, selon notamment leur chiffre d'affaires, a précisé M. Robinet. Près d'une vingtaine d'enseignes ont acheté l'enquête jusqu'à présent, a-t-il ajouté.
    Jeudi 22 juin 2006
    par willy et sandrine publié dans : Infos du Monde
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    C'est parfois lors des vacances que les ados découvrent le cannabis.

    L'occasion de faire le point sur cette drogue qui est de plus en plus consommée par les jeunes : Ca c'est une certitude, cette consommation a été multipliée par 5 en 10 ans chez les jeunes âgés de 13 à 25 ans. Aujourd'hui, 1 adolescent sur 5 fume régulièrement du cannabis ; un produit plus fortement dosé et surtout de moins bonne qualité qu'il y a 10 ans. C'est important à souligner. Cette consommation régulière a des conséquences, c'est incontestable, mais des conséquences qui varient selon les adolescents. Chez certains on retrouve une démotivation, des troubles de l'humeur, de l'attention. Chez d'autres, c'est le sommeil ou la mémoire qui sont perturbés. Classique aussi quand l'ado fume beaucoup, c'est la désinsertion scolaire et sociale. En clair, l'école n'a plus d'intérêt, les amis non plus. Quand à la famille c'est le conflit. Au maximum, chez certains adolescents psychologiquement fragiles, fumer régulièrement peut contribuer à les faire basculer dans des pathologies psychiques graves. Bien sûr dans ces cas là le cannabis n'est pas responsable de tout, il est un accélérateur d'un problème qui était déjà là, à l'état latent. Heureusement ces cas sont rares. En fait, il faut bien distinguer deux cas différents : la consommation épisodique festive de la consommation régulière solitaire. Ca veut dire que s'il n'est pas inquiétant que votre ado fume un joint à une soirée, il faut être alerté s'il fume seul dans sa chambre. Mais même dans le premier cas il ne faut pas banaliser. Il faut de toute façon quand on est parent mettre des limites. Pas question de copiner en fumant un joint en famille ou en arrosant les plans de cannabis du fiston quand il est en vacances. C'est d'abord un produit interdit, vous devez vous comporter vis-à-vis de vos enfants en respectant cela. Un ado a besoin de repères, que ses parents suivent la loi en est un. Maintenant si votre ado fume seul dans son coin, le problème est différent. On est loin de la simple recherche du bien-être temporaire. Ou de la désinhibition. Quand la consommation est solitaire, régulière, elle traduit souvent un mal être. Là il faut aider son enfant. Pour cela, même si votre ado vous agresse ou fuit, maintenez le dialogue à tout prix. Evitez de fouiller sa chambre à la recherche de produits toxiques. En revanche, vous pouvez lui proposer de rencontrer, seul ou avec vous, un médecin ou un psy pour discuter, trouver des solutions. S'il refuse, consultez éventuellement vous-même, sans lui. L'important c'est de savoir comment vous comporter face à votre ado. Le tout c'est de tenir, sans perdre le lien. Et pour finir, si votre enfant vous explique que le cannabis c'est anodin, donnez-lui les résultats d'une très récente étude : quand un jeune fume du cannabis, même un ou deux joints, qu'en même temps il boit un peu d'alcool et qu'il prend son deux-roues pour rentrer chez lui, il multiplie par 175 le risque d'avoir un accident ; ça vous pouvez le lui dire.

    Jeudi 22 juin 2006
    par willy et sandrine publié dans : Education et loisirs
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