Notre Rubrique : Armada 2008 Rouen
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» Consulter les prévisons de juillet à septembre de Bison-Futé
Légende :
Vert : circulation habituelle
Orange : circulation difficile
Rouge : circulation très difficile
Noir : circulation extrêmement difficile
Dans le sens des départs :
Le vendredi 4 juillet est classé ORANGE au niveau national, et ROUGE en Ile-de-France et en Vallée du Rhône (accès aux Alpes)
Le samedi 5 juillet est classé ROUGE au niveau national
Le dimanche 6 juillet est classé VERT au niveau national.
Dans le sens des retours :
- L'ensemble du week-end est classé VERT au niveau national
» Recommandations de Bison-Futé pour ce premier week-end de vacances
Dans le sens des départs :
Le vendredi 11 juillet est ROUGE en Île de France et en Vallée du Rhône (accès aux Alpes) et ORANGE dans le reste du pays.
Le samedi 12 juillet est classé NOIR en Vallée du Rhône (accès aux Alpes) et ROUGE dans le reste du pays.
Le dimanche 13 juillet est classé ORANGE en Vallée du Rhône (accès aux Alpes) et VERT au niveau national.
Le lundi 14 juillet est classé VERT sur tout le territoire
Dans le sens des retours :
Le Vendredi, samedi et dimanche 11, 12 et 13 juillet sont classés VERTS sur le territoire national
Lundi 14 juillet est classé ROUGE en Île de France et dans les régions du Grand-Ouest et du Nord. Sur le reste du territoire, la journée est classée ORANGE.
Dans le sens des départs :
Le vendredi 18 juillet est classé ROUGE en Île de France et ORANGE dans le reste du pays.
Le samedi 19 juillet est classé ROUGE sur tout le territoire
Le dimanche 20 juillet est classé VERT dans tout le pays
Dans le sens des retours :
Le vendredi 18 juillet est classé VERT dans tout le pays.
Le samedi 19 juillet est classé ORANGE dans les régions Bourgogne, Est, Rhône-Alpes et Sud-Est et VERT dans le reste du pays.
Le dimanche 20 juillet est classé VERT dans tout le pays
Dans le sens des départs :
Le vendredi 25 juillet est classé ROUGE en Île de France et ORANGE dans le reste du pays.
Le samedi 26 juillet est classé ROUGE au niveau national
Le dimanche 27 juillet est classé VERT au niveau national.
Dans le sens des retours :
Le vendredi 25 juillet est classé ORANGE dans les régions Bourgogne, Est, Rhône-Alpes et Sud-Est et VERT dans le reste du pays.
Le samedi 26 juillet est classé ORANGE dans les régions Sud-Ouest, Rhône-Alpes et Sud-Est et VERT dans le reste du pays.
Le dimanche 27 juillet est classé ORANGE dans tout le pays
D ans le sens des départs :
Le vendredi 1er août est classé ROUGE au niveau national
Le samedi 2 août est classé NOIR au niveau national
Le dimanche 3 août est classé ORANGE au niveau national
Dans le sens des retours :
Le vendredi 1er août est classé VERT au niveau national
Le samedi 2 août est classé ROUGE au niveau national
Le dimanche 3 août est classé ORANGE au niveau national
Dans le sens des départs :
Le vendredi 8 août est classé ORANGE au niveau national
Le samedi 9 août est classé ROUGE au niveau national
Le dimanche 10 août est classé VERT au niveau national
Dans le sens des retours :
Le vendredi 8 août est classé ORANGE au niveau national
Le samedi 9 août est classé ROUGE les régions Sud-Ouest, Rhône-Alpes et Sud-Est et ORANGE sur le reste du territoire
Le dimanche 10 août est classé ORANGE dans le Sud-Ouest et VERT dans le reste du pays.
Dans le sens des départs :
Le jeudi 14 août est classé ORANGE en Île-de-France, dans le Grand-Ouest et le Nord. La journée est classée VERTE sur le reste du territoire
Le vendredi 15 août est classé VERT sur tout le territoire
Le samedi 16 août est classé ROUGE dans les régions Rhône-Alpes et Sud-Est. La journée est classée ORANGE sur le reste du territoire
Le dimanche 10 août est classé VERT au niveau national
Dans le sens des retours :
Le jeudi 14 août est classé VERT sur tout le pays
Le vendredi 15 août est classé VERT sur tout le pays
Le samedi 16 août est classé ROUGE dans tout le pays
Le dimanche 17 août est classé ROUGE en Île-de-France, dans le Grand-Ouest et le Nord et ORANGE dans le reste du pays
Dans le sens des départs :
Le vendredi 22 août est classé VERT sur tout le territoire
Le samedi 23 août est classé ORANGE dans les régions Rhône-Alpes et Sud-Est. La journée est classée VERTE sur le reste du territoire
Le dimanche 24 août est classé VERT au niveau national
Dans le sens des retours :
Le vendredi 22 août est classé ORANGE sur tout le pays
Le samedi 23 août est classé ROUGE les régions Sud-Ouest, Rhône-Alpes et Sud-Est et ORANGE sur le reste du territoire
Le dimanche 24 août est classé ROUGE en Île-de-France et ORANGE dans le reste du pays
Dans le sens des départs :
Le vendredi 29 août est classé VERT sur tout le territoire
Le samedi 30 août est classé ORANGE en Vallée du Rhône (accès aux Alpes). La journée est classée VERTE sur le reste du territoire
Le dimanche 31 août est classé VERT au niveau national
Dans le sens des retours :
Le vendredi 29 août est classé ORANGE sur tout le pays
Le samedi 30 août est classé ORANGE sur tout le pays
Le dimanche 31 août est classé ROUGE en Île-de-France et VERT dans le reste du pays
Elle garde les mains jointes, le regard triste et baissé. Il lève la tête, ravale sa douleur pour expliquer. Aude et Jamel, 35 et 36 ans, sont parents de deux très jeunes enfants (1). Basile, l’aîné, a 15 mois, et Laïla, sa petite sœur, vient de naître, le 16 juin. Leurs journées devraient être rythmées par le tourbillon épuisant et joyeux des biberons, couches et jeux. Au lieu de ça, les voilà seuls.
Evanouissement. Leurs bébés sont «quelque part dans le département». C’est la seule information qu’ils ont. L’aide sociale à l’enfance (ASE) des Hauts-de-Seine les a placés le 26 juin. Une décision «brutale et injustifiée», dit Karine Shebabo, leur avocate. Dans ce dossier, de nombreux acteurs administratifs contactés par Libération admettent que la séparation «n’aurait jamais dû avoir lieu». Et évoquent «un regrettable enchaînement ». «Si je ne m’étais pas évanouie, si mon mari n’était pas sorti faire les courses, les enfants seraient là», se culpabilise Aude. A regarder les photos de Basile, petit visage pointu au regard plein de vie, à lire son carnet de santé, qui retrace les premiers mois d’un enfant en forme et régulièrement suivi, on se demande ce que les parents peuvent avoir à se reprocher.
Mais eux devancent la question, habitués maintenant à se justifier. Aude est dépressive, elle a besoin de prendre un traitement. Lorsqu’elle apprend qu’elle est enceinte de Laïla, elle arrête les médicaments. «J’avais peur que cela fasse du mal au bébé.» Encore plus déprimée, elle ne fait pas suivre sa grossesse . Et se présente à la maternité de Neuilly, dans la nuit du 16 juin, sur le point d’accoucher, sans aucun dossier. «Ils étaient mécontents qu’on n’ait pas les papiers», dit Jamel, ce que confirme la maternité.
Entre le père et le personnel médical, les choses se passent mal. Jamel se braque aux questions qu’on lui pose sur leur vie. Il les trouve indiscrètes. Le lendemain de l’accouchement, Aude est dans un état de «grande faiblesse» psychologique et physique. Mais la psychiatre qui la soigne trouve qu’elle réagit «bien» au traitement donné, qu’elle se retape vite. D’autres membres du personnel médical sont plus inquiets. Lorsqu’elle quitte la maternité, le 25 juin, ils alertent l’ASE.
Le lendemain, jeudi 26 juin, une éducatrice de l’ASE et une puéricultrice de la Protection maternelle infantile (PMI) se rendent au domicile. Jamel est sorti faire les courses, Aude et les enfants dorment. Sonnée par les médicaments, elle a du mal à répondre aux questions. Les visiteurs trouvent que l’appartement est «sale», et s’inquiètent de l’état de la mère. Ils reviennent une heure plus tard avec des policiers. Choquée, Aude s’évanouit. Les pompiers l’emmènent aux urgences d’un hôpital voisin, d’où on la laisse repartir peu de temps après. Mais trop tard. Jamel est injoignable. Le parquet des mineurs de Nanterre décide d’un placement provisoire des bébés.
«Doudous». La mesure aurait pu ne durer que quelques heures. Mais la juge des enfants est en vacances, l’audience pour décider du sort de Basile et Laïla est repoussée au 10 juillet. Certes, il y a bien une deuxième juge pour traiter des «urgences». Elle considère visiblement que ce n’en est pas une. A la demande de l’avocate, elle accorde toutefois un droit de visite de deux heures tous les jours aux parents. Il ne sera pas respecté par l’ASE. Depuis neuf jours de séparation, les parents n’ont pu voir leurs enfants que deux fois une heure. «On a apporté leurs doudous, leurs biberons, leurs vêtements, et une écharpe avec le parfum d’Aude, explique Jamel au bord des larmes. Les gens de l’ASE nous ont dit que c’était bien.» Jointe par téléphone, l’ASE des Hauts-de-Seine explique qu’elle n’a «pas les moyens» de respecter le droit de visite de deux heures par jour. Et justifie le placement en expliquant avoir détecté un «danger imminent» pour les enfants.
La psychiatre qui a suivi Aude à la maternité ne semble pas de cet avis. Certes, elle pense que la famille a besoin d’aide, une assistance éducative pour les enfants et un suivi médical pour leur mère. Mais elle atteste dans un certificat que Aude est tout à fait «apte à s’occuper de ses deux enfants au domicile», et que le placement est «disproportionné». «Quand on a vu Basile, on a essayé de lui expliquer ce qui se passait, raconte Aude. On lui a surtout dit qu’on ne l’abandonnerait jamais.»
(1) Les prénoms ont été modifiés.
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La frégate Tourville
crédits : Jean-Louis VENNE |







Le ministre de l’Education Xavier Darcos a multiplié les réformes, essentiellement dans le primaire désormais présenté comme un maillon faible du système. A la rentrée, l’école ne sera donc plus tout à fait la même. Revue des nouveautés, alors que depuis ce matin les élèves du primaire sont en vacances, jusqu’au 2 septembre.
Le samedi, c’est fini
Il n’y aura plus cours le samedi matin. Une mesure plébiscitée par les parents, se félicite Xavier Darcos. La plupart du temps, il est vrai, les enfants ne venaient pas. Les familles aisées partaient en week-end, et les parents séparés en profitaient pour se passer le relais. Les enseignants, qui se retrouvaient devant des classes vides, n’ont pas protesté. En revanche l’idée a été critiquée par les chronobiologistes.
Des horaires allégés
De vingt-six heures, la semaine passe à vingt-quatre heures pour les élèves de maternelle et de primaire. Les académies peuvent les répartir sur huit demi-journées (à raison de six heures de cours quotidiennes) ou sur neuf (avec le mercredi matin et des journées moins lourdes). A Paris, ce sera la semaine de quatre jours.«Nous avons voulu éviter d’entrer en conflit avec les dispositifs périscolaires très riches de la Ville de Paris, souligne l’inspecteur chargé du premier degré Edouard Rosselet, et puis le mercredi il faut demander l’accord de l’évêché.» Les enseignants, eux, continueront de travailler 26 heures : les deux heures en plus iront à de l’aide personnalisée aux élèves en difficulté.
Du soutien en petits groupes
Là aussi, le ministère a laissé le choix aux écoles pour caser ces deux heures de soutien, pour 3 à 6 élèves maximum. A Paris cela se fera durant «la pause méridienne» (la coupure du déjeuner de deux heures dans la capitale, une heure et demie souvent en province). Certaines écoles ont opté pour la fin de matinée - entre 11 h 40 et 12 h 10 par exemple -, d’autres juste avant la reprise à 13 h 30. En province, certaines académies ont préféré des soutiens d’une heure en fin d’après-midi deux fois par semaine, ou le matin avant les cours, de trente minutes quatre fois par semaine.
La mesure est contestée par des enseignants et par des parents. Elle risque de stigmatiser les «mauvais» élèves, estiment les opposants. De plus le midi, les enfants ont faim et ont besoin de se détendre. Enfin, elle risque de fragiliser encore plus le sort des Rased, ces réseaux de maîtres spécialisés dans le soutien des élèves en difficulté.
L’école après 16 heures
L’accompagnement éducatif, introduit à la rentrée 2007 dans les collèges de l’éducation prioritaire, sera étendu aux écoles classées de même. Il s’agit de proposer deux heures par jour, quatre fois par semaine, de l’aide aux leçons, ainsi que des activités sportives et culturelles. Une mesure de justice sociale pour le ministre, afin de compenser les petits cours que peuvent se payer les gosses de riches. L’élève comme l’enseignant devra être volontaire.
Là encore il y a contestation. La mesure risque de rater sa cible, disent les opposants : l’élève le plus en difficultés n’aura aucune envie de rester après l’école. De plus la journée sera longue pour des enfants dont la concentration est limitée. Enfin cette année dans les collèges, l’accompagnement s’est souvent limité à de l’aide aux devoirs, sans l’ouverture culturelle promise. Enfin dans les grandes villes comme Paris, ce dispositif vient se superposer avec d’autres qui fonctionnent déjà bien - les ateliers ou les études financés par la mairie, les interventions d’associations. «On ne va rien supprimer», assure-t-on. Mais cela ressemble à un puzzle.
Des stages de remise à niveau
En CM1 et en CM2, les élèves les plus faibles se verront proposer des stages gratuits d’une semaine, en petits groupes à raison de trois heures par jour, pendant les vacances. Ils seront animés par des profs volontaires payés en heures sups. Une première expérience a déjà eu lieu à Pâques. Elle a été très réussie, clame le ministère qui met en avant aussi le souci de justice sociale : 85 000 enfants y ont participé dans toute la France, et cela aurait permis de redonner confiance à des élèves en perdition. On risque encore de stigmatiser, dénoncent les opposants pour qui la «remédiation» doit se faire dans le cadre de la classe, de préférence par le maître. Mais pour cela il faudrait plus de moyens, des effectifs moins lourds.
Du par cœur
et des arts
Les anciens programmes de 2002 finissaient à peine de se mettre en place que de nouveaux arrivent. Plus courts, plus clairs, plus à l’ancienne aussi. L’enseignement est recentré sur les «fondamentaux», le français et les maths. La récitation et la rédaction sont remises au goût du jour. En histoire il faudra apprendre toute une série de dates. Mais le ministre est revenu sur certaines exigences : l’élève n’aura plus à savoir distinguer le cristal de Baccarat de celui de Bohême…
Pour les opposants, c’est un retour en arrière, une victoire des conservateurs «déclinologues» sur les «pédagogues». Ils redoutent une baisse de qualité avec la diminution des horaires et la semaine de quatre jours, un rythme qui ne respecte pas celui des enfants. Les matières «annexes» vont en faire les frais - l’histoire-géo, l’anglais. Enfin les vingt heures annuelles d’histoire des arts chère à Nicolas Sarkozy risquent d’empiéter sur les pratiques artistiques déjà réduites.
Des élèves plus évalués
Le ministre s’est fixé un objectif chiffré : réduire de moitié d’ici trois ans l’échec à la fin du CM2 - 15 % des élèves ne maîtrisent pas la lecture et le calcul et 25 % ont des acquis fragiles. Pour cela il faut des données chiffrées. Les élèves seront donc évalués de façon plus méthodique - en CE1 et en début de CM2. Si on repère de graves lacunes, ils seront orientés vers un dispositif de soutien. Sans être supprimé, le redoublement sera découragé. Enfin les enseignants eux-mêmes seront désormais évalués en fonction des «progrès» de leurs élèves. Une mesure qui semble à beaucoup parfaitement irréaliste. On ignore d’ailleurs la procédure retenue.
Le service minimum
Il devrait bientôt être inscrit dans la loi. Le Sénat l’a déjà adopté en première lecture, l’Assemblée nationale devrait voter à la mi-juillet. A partir de 20 % d’enseignants grévistes dans le primaire, la commune sera tenue d’organiser un service d’accueil. Les syndicats dénoncent l’atteinte au droit de grève. Les maires protestent, estimant que l’Etat se décharge sur eux d’une de ses responsabilité et qu’ils n’ont pas toutes les garanties juridiques nécessaires, notamment en cas d’accident.


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