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Piscines privées : 55 décès par noyade en 2006

 

piscine L’été 2006 a vu se produire en France, plus de 1 200 noyades dont 410 mortelles. Ce qui correspond à une augmentation de 11,5% par rapport à la dernière enquête de 2004. Très maigre consolation, le nombre de décès parmi les enfants de moins de 6 ans s’est établi à 38, contre 41 cette année-là.

Au total, l’enquête 2006 de l’Institut de veille sanitaire, publiée ce matin dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), relève donc 1 207 noyades accidentelles, mortelles ou non. C’est 44 de plus qu’en 2004.

Plus préoccupant, le nombre de noyades en piscines privées s’inscrit à la hausse, avec 166 cas contre… 142 dans l’enquête précédente ! Logiquement le nombre de décès aussi augmente, 55 en 2006 au lieu de 42 en 2004. Les moins de 6 ans ne sont pas épargnés. Ils ont été 21 à perdre la vie dans une piscine privée en 2006, contre 17 en 2004. Ces chiffres doivent cependant être mis en perspective : le nombre de piscines privées s’est en effet considérablement accru, passant de 928 000 en 2004 à 1 154 000 en 2006.

Pour autant, ces constats illustrent la nécessité de marteler les messages de prévention. « Lors de toute baignade, et notamment en piscine privée, une surveillance permanente et rapprochée par un adulte est indispensable », insistent les rédacteurs du BEH. C’est surtout l’occasion de rappeler que la Loi n°2003-9 relative à la sécurité des piscines impose l’utilisation d’un dispositif de sécurité pour toute piscine privée enterrée. Or sur les 117 dans lesquelles un accident de noyade a eu lieu, moins de la moitié possédait un dispositif de sécurité déclaré.

« Ces conclusions doivent être considérées avec prudence. Elles reposent sur des données peu nombreuses et souvent incomplètes », précisent les rédacteurs. « Dans plusieurs cas, on ne dispose pas d’informations sur l’existence ou l’activation des dispositifs de sécurité et on ne peut rien dire de l’éventuelle protection qu’ils apportent ».

Bref de nombreuses zones d’ombre subsistent et « les biais de déclaration peuvent avoir une grande influence sur les résultats. » Une certitude toutefois, toutes les noyades d’enfants prises en compte dans l’enquête sont dues à un défaut de surveillance. Aucun dispositif de sécurité ne remplacera la vigilance des adultes.

Source : BEH, N°20, 13 mai 2008
Mardi 13 mai 2008
par willy et sandrine publié dans : Infos santé
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Birmanie : les dessous d’une catastrophe


Par  Ecolo-Info - http://www.naturavox.fr


Vous n’êtes sûrement pas sans savoir qu’un typhon s’est abattu sur la Birmanie, provoquant la mort de plus de 15000 personnes et 30000 disparus. Comme le précise cet article du Monde, “après avoir accumulé de l’énergie pendant plusieurs jours au-dessus des eaux chaudes de la baie du Bengale, (le typhon) s’est abattu sur la basse Birmanie, dévastant cinq régions et Etats, où a été décrété un état d’urgence : l’ancienne capitale Rangoun, plus grande ville du pays, Irrawaddy, Pegu, Karen et Mon“.

Le régime militaire de la dictature birmane a attendu un peu avant d’accepter l’aide internationale proposée par l’ONU alors que maisons, arbres et pylônes électriques s’entassent sur tout le pourtour de la mer, que les routes sont impraticables et que la capitale, Rangoun, est sinistrée…

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AFP/KHIN MAUNG WIN, Un bateau dans le port de Rangoun, après le passage du cyclone Nargis.

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Or, concours de circonstances alors que ce pays n’était (malheureusement) plus sous les projecteurs depuis octobre dernier, nous avions prévu de vous parler cette semaine d’un festival organisé demain et après demain (les 7 et 8 mai) à Paris, aux Voûtes, par l’association “les yeux dans le monde” et intitulé “Birmanie, rêves sous surveillance”..

Ce projet est né en 2003 au sein de l’association avec le désir de mieux comprendre et faire connaître la situation politique et sociale en Birmanie par le biais d’évènements culturels et d’un travail photographique.

Comme le précise le site du projet, “deux des membres de l’association, Manon Ott & Grégory Cohen, se sont rendus en Birmanie à de nombreuses reprises entre 2003 et 2007 et ont travaillé sur la frontière birmano-thaïlandaise où se situent les camps de réfugiés birmans. Sur place, ils ont rencontré intellectuels, commerçants, moines, ou travailleurs migrants qui leur ont livré leur histoire. Des histoires ordinaires, des histoires de résistance. Plus tard, ils ont été rejoints par le dessinateur Mathieu Flammarion, venu prolonger le travail photographique au travers de collages et d’illustrations”..

Crédit image : Mathieu Flammarion

Le fruit de leur travail est aujourd’hui publié dans un livre aux éditions Autrement. Les photographies et témoignages recueillis sont également présentés lors de divers évènements (expos, conférences, festivals…). Vous pouvez aussi trouver certaines galeries photos en cliquant ici.

Et comme ils le disent si bien, “forts d’un regroupement d’ONG partenaires autour de ce projet, nous espérons ainsi mieux faire entendre les voix de ceux qui résistent, celles des intellectuels – artistes, écrivains ou journalistes de Rangoon qui font face à la censure -, celles de gens ordinaires, celles de ceux qui ont dû s’exiler ou rejoindre les camps de réfugiés en Thaïlande“..”

Naturellement, ce festival sera l’occasion, pour ceux qui s’y rendent, d’en apprendre plus sur la situation dans ce pays soumis à plus de 40 ans de dictature et maintenant confronté à une catastrophe climatique dont les conséquences auraient pu être minimisées avec un autre gouvernement au pouvoir…

Pour ceux qui ne sont pas sur Paris, je vous recommande vivement d’aller vous balader sur le site internet du collectif et du projet sur la Birmanie. On y apprend plein de choses, et pour ma part je n’ai qu’un regret : le jour où j’ai rencontré Manon Ott dans un couloir en attendant le début d’une réunion, je ne savais encore pas que j’étais face à une véritable Artiste au sens complet du terme… J’aurais alors pu la remercier de vive voix pour son travail. Je n’ai pu la revoir depuis et ne pourrai malheureusement pas aller au festival, alors si vous la voyez, dites le lui pour moi ! Je suis sûre qu’il en va de même pour son acolyte, Grégory Cohen, donc un grand bravo à eux et à tous ceux qui entourent ce beau projet et ses prometteuses ramifications !

Plus d’infos

Pour se renseigner et/ou faire un don aux ONG présentes en Birmanie :

lien image : http://www.nytimes.com/2008/05/12/world/asia/11cnd-myanmar.html ?_r=1&oref=slogin


La Green Team d'Ecolo-Info
Mardi 13 mai 2008
par willy et sandrine publié dans : Infos du Monde
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Vie privée sur net : la CNIL veut informer les jeunes



Par Sébastien Delahaye - http://www.ecrans.fr/

La CNIL sonne l’alerte quant aux problèmes de divulgation de données personnelles sur le net.

Extrait du document diffusé par la CNIL. DR

Facebook, Myspace, Skyrock Blogs... les internautes sont de plus en plus nombreux à divulguer leur vie privée sur le web. Parfois consciemment. Et parfois sans se rendre compte des implications possibles. Pour sensibiliser les 12-17 ans, ceux qui sont nés avec l’essor du net, ou ceux qui ont grandi avec, à ces questions de sécurité des données personnelles, la Commission Nationale Informatique et Libertés (CNIL) profite de la Fête de l’Internet, qui débute aujourd’hui, pour mettre en ligne un document de prévention.

Le document en PDF (pourquoi pas plutôt un site ? Le PDF n’est de loin pas le format le plus pratique sur le web) pose ainsi quelques questions directes, du genre « Cela ne vous dérange pas d’être une cible publicitaire ? » ou « Ça vous dirait que dans 10 ans votre futur employeur sache comment s’est passée votre dernière petit fête entre amis ? ». Le document insiste sur le fait que les entreprises qui dirigent les réseaux sociaux, et accumulent ainsi des monceaux de données personnelles, sont rarement aussi gentilles et amicales qu’elles le prétentent. La CNIL pointe également du doigt le fait que chacun a un « droit à l’oubli ». Tandis que le web, lui, n’oublie pas.

Le document évoque également les questions d’anonymat (rappelant qu’un pseudonyme ne garantit pas l’anonymat lors de la visite d’un site) et de responsabilité : l’auteur d’un blog est responsable de ce qu’il y publie. Et pour les mineurs, c’est la responsabilité des parents qui est engagée.

Côté web, l’opération de prévention de la CNIL est un peu légère (le document tient en quatre pages, aucun site dédié). La Fête de l’Internet sera en revanche l’occasion de diffuser plus largement le document. Via un partenariat avec le site Internet sans crainte, l’opération sera relayée dans 250 communes. Le ministère de l’Education Nationale compte également diffuser le message de prévention dans ses établissements.

Mardi 13 mai 2008
par willy et sandrine publié dans : Multimédia
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Irena Sendler, le dernier souffle d’une Juste polonaise



Par MAJA ZOLTOWSKA - http://www.liberation.fr


Elle en parle comme de sa «troisième mère». «La première, ma mère biologique, était juive ; la seconde, celle qui m’a adoptée, aimée et élevée, polonaise ; mais celle qui m’a sauvé, c’est elle, Irena Sendler», raconte Elzbieta Ficowska, un des 2 500 enfants juifs sauvés du ghetto de Varsovie grâce à cette Polonaise qui est morte hier à l’âge de 98 ans. A six mois, Elzbieta Ficowska a été sortie de l’enfer dans un petit coffre en bois, cachée sur une charrette transportant des briques. Cet été 1942, les Allemands s’apprêtent à liquider le ghetto où, sur 4 km2, près de 500 000 Juifs de Varsovie et de ses environs avaient été entassés. De l’autre côté du mur, Irena Sendler et ses assistantes, engagées dans le mouvement de résistance Zegota (Conseil d’aide aux Juifs), organisent l’assistance aux familles juives. «A côté de ceux qui les sauvaient, il y avait ceux qui les dénonçaient. Les Polonais n’étaient ni meilleurs ni pires que d’autres nations», souligne Ficowska.

Héroïque. Connaissant les chances de survie minimes des adultes, Irena Sendler tente de sauver au moins les enfants. Son père médecin lui avait enseigné le devoir «d’aider ceux qui se noient» et appris à «distinguer les hommes seulement entre bons et mauvais, jamais selon leur religion ou leur nationalité». «Quand je proposais aux familles de sauver leur enfant, les réactions étaient tragiques, a-t-elle écrit. Les mères n’imaginaient point de se séparer de leur enfant, préférant mourir ensemble. Celles qui ont pris cette décision ont fait preuve du plus grand héroïsme.» «Ma mère biologique a justement décidé de me donner cette chance. C’était une décision héroïque et tout à fait consciente», dit Elzbieta Ficowska. Elle n’a aucune photo de sa mère. Juste une petite cuillère en argent, gravée de son diminutif et de sa date de naissance, que sa mère avait mise dans le coffre. «C’est la cuillère du bonheur et elle m’a en effet porté bonheur toute ma vie», dit-elle.

Après avoir reçu des calmants, les enfants en bas âges étaient cachés dans des valises ou des coffres. Les plus grands passaient avec un guide par les égouts ou les caves de maisons voisinant le ghetto… Seuls les jeunes de plus de 16 ans rejoignaient le maquis. «Avant de placer un enfant dans une famille ou un couvent, il fallait bien nous préparer à nous comporter comme des Polonais catholiques. Il fallait apprendre nos nouveaux nom et prénom mais aussi le Pater Noster en polonais ou le signe de croix», explique Elzbieta Ficowska.

Irena Sendler archivait minutieusement tous les noms des enfants et des familles sur des papiers qu’elle enterrait. Arrêtée par la gestapo en octobre 1943 et torturée, elle ne parle pas. Après la guerre, elle remet les noms des enfants à Adolf Berman, le président du Comité central des Juifs en Pologne. Les enfants vivent de nouveaux drames. Peu retrouvent leurs parents, certains sont récupérés par des membres de famille éloignés. Ils doivent quitter les familles adoptives qui les ont aimés et qu’ils ont commencé à aimer. Beaucoup émigrent en Palestine. «Il y a sûrement encore quelque part en Pologne des enfants qui n’ont jamais su leur vraie histoire», dit Ficowska, qui préside l’association des Enfants de l’Holocauste.

Peu connue. Longtemps Irena Sendler, qui a reçu en 1965 le titre de Juste parmi les Nations décerné par le Mémorial israélien de l’Holocauste à Yad Vashem, est restée peu connue en Pologne. Ceux qui avaient sauvé des Juifs n’étaient pas bien vus à l’époque communiste, surtout au moment des purges antisémites de 1968. Ces dernières années, la Pologne a donc voulu rattraper ce retard et le Sénat lui a rendu un hommage solennel. Le pays veut montrer au monde qu’il ne se réduit pas au pogrom de Jedwabne, où des Juifs furent brûlés par leurs voisins polonais. Au Mémorial de Yad Vashem, 6 005 Polonais ont leur arbres, sur un total de 21 758, faisant de la Pologne le pays le plus représenté.

Mardi 13 mai 2008
par willy et sandrine publié dans : Infos du Monde
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