www.plurielles.fr

avec Overblog

Lundi 21 mai 2007 1 21 /05 /Mai /2007 18:45
  lundi 21 mai 2007,


Inquiétude de parents d'élèves au sujet d'une enquête sur la santé des enfants
Photo

 

PARIS (AFP) - Une étude de la Fondation de la Mgen (Mutuelle générale de l'Education nationale) sur la santé mentale et physique des enfants suscite l'inquiétude de parents d'élèves parisiens de la FCPE, la principale fédération de parents d'élèves, qui pourrait en demander sa suspension.

Dans cette enquête qui devrait être menée auprès de 2.800 enfants âgés de 5 ans et scolarisés dans 200 écoles publiques de Paris intra-muros, la Fondation de la Mgen se propose de réunir des données sur la santé mentale et physique des enfants. La Fondation veut aussi, dans cinq ans, établir un deuxième bilan auprès des enfants ayant participé à la première phase de l'enquête. Selon la FCPE-Paris, cette étude suscite "quelques inquiétudes" auprès d'"un certain nombre de parents", qui craignent que leur anonymat ne soit respecté et que des enfants à risque soient ainsi identifiés. Certains parents d'élèves parisiens se sont aussi émus de l'"indiscrétion" des questions et craignent que l'anonymat de l'enquête ne soit pas garanti. L'enquête, un questionnaire à remplir, comporte 44 questions et des sous-questions qui ont pour but de repérer notamment l'hyperactivité ou des troubles du comportement chez l'enfant aussi bien que de réunir des données sur la relation parents-enfants ou les antécédents familiaux (alcoolisme, dépression). Lundi soir, la FCPE-Paris, qui a déjà eu une première réunion avec les chercheurs de la Mgen, devait se réunir pour donner son avis sur la suite à donner à l'enquête. Jean-Pierre Fleury, délégué national de la Mgen chargé de la santé publique, a reconnu auprès de l'AFP que "peut-être, on n'a pas été assez réactifs face à l'inquiétude des parents". "Sans doute, a-t-il ajouté, devrions-nous être plus explicatifs". Pour l'instant, la Ville de Paris, chargée de la santé scolaire, a suspendu l'opération.

 

Publié dans : Infos du Monde - Communauté : Infos Santé - Par willy et sandrine
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Retour à l'accueil

Commentaires

Des parents s'offusquent d'une étude de la MGEN sur la santé mentale des écoliers.
Une enquête trop indiscrète dans les cartables parisiens
Par Véronique SOULE - http://www.liberation.fr/
lundi 21 mai 2007

«L 'embrassez-vous ?» interroge brutalement la question 15, qui complète plus loin : «Fouillez-vous ses affaires personnelles ?» La 24 demande si l'un des membres de la famille «a déjà eu l'habitude de vérifier, compter ou nettoyer de façon répétitive». «Au cours de l'année écoulée, lit-on à la question 30, combien de fois avez-vous eu besoin d'un premier verre pour pouvoir démarrer après avoir beaucoup bu la veille ?»

«Mal comprise». En découvrant le questionnaire de la MGEN (Mutuelle générale de l'Education nationale) dans le cartable de sa fille, 6 ans, Sandrine n'en est pas revenue. Des dizaines de questions sondent la vie privée de sa famille, un alcoolisme par ci, une dépression par là, ou des problèmes psychologiques. Et on peut même lire : un membre de la famille «a-t-il déjà tenté de mettre fin à ses jours ? Si oui, est-il décédé ?». 
Choquée, Sandrine a refusé de répondre. Dans d'autres écoles parisiennes aussi, des parents ont protesté contre l'indiscrétion des questions et la peur de ne pas rester anonymes. La FCPE-Paris, la première fédération de parents d'élèves, a alors contacté les chercheurs de la fondation MGEN pour en savoir plus. Ils sont venus expliquer leurs objectifs lors d'une réunion. Sans parvenir à convaincre tous les parents. Devant les remous, le 30 avril, la Ville de Paris, chargée de la santé scolaire, a suspendu l'opération. Un conseil de la FCPE prévu aujourd'hui pourrait être décisif : si les parents d'élèves maintiennent leur opposition, la ville pourrait abandonner. «On ne peut pas continuer une étude si elle est mal comprise», résume-t-on au cabinet de l'adjoint à la santé.
«Un numéro». C'est l'histoire tout à la fois d'un vaste malentendu et d'un manque de respect vis-à-vis de parents sollicités pour une étude peu banale. Les chercheurs, convaincus de l'importance de leur recherche, se sont contentés d'une lettre d'explications, assurant notamment que toutes les garanties d'anonymat avaient été prises et approuvées par la Cnil (Commission nationale de l'informatique et des libertés).
Le rectorat et la mairie de Paris n'avaient pas plus prévu l'ampleur des réactions. Les médecins et inspecteurs scolaires ont été informés. Mais rien de plus. Or toutes les parties reconnaissent aujourd'hui que le thème de la santé mentale est extrêmement délicat en France, encore plus lorsqu'il s'agit d'enfants, quasiment un tabou...
«Le fait que j'ai été déprimée ou que j'ai bu ne regarde pas l'Education nationale, tranche Sandrine. En plus on nous parle d'anonymat, mais le dossier de ma fille porte un numéro. C'est une marque de mépris de l'Education nationale. Le questionnaire demande au moins deux heures de boulot et remue des tas de choses à l'intérieur.» 
«Nous sommes tout à fait à l'aise pour répondre, explique Edouard Rosselet, inspecteur d'académie du premier degré. J'ai en effet donné l'autorisation de diffuser l'enquête dans les écoles, car il y avait toutes les garanties requises : la Fondation MGEN a pignon sur rue, et la Cnil avait donné son feu vert. En plus, cela se fait sur la base du volontariat.» L'inspecteur reconnaît toutefois qu'il y aurait pu avoir «une information plus complète adressée aux parents». Fataliste, il rappelle qu'un récent questionnaire sur les poux a aussi provoqué des remous.
Catastrophe. A la veille de la réunion de la FCPE, les chercheurs refusent de s'exprimer ouvertement. Pour eux, un abandon serait une catastrophe. La santé mentale des enfants est peu étudiée, ils rêvaient de travailler sur des thèmes comme l'anxiété de la séparation ou la surprotection. Ils venaient d'obtenir de Bruxelles le feu vert pour mener des études similaires dans plusieurs pays européens. «Je comprends que certains ne veuillent pas répondre, mais pas qu'ils empêchent les autres», confie l'un d'eux.
Commentaire n°1 posté par willy le 22/05/2007 à 05h54

Liens

Planete-elea-radio

<

 

Clic au centre du player

pour ecouter la radio !

On vous recommande


Nous contacter


Publiez vos textes, témoignages,

articles, photos, vidéos ...
sur Planète - Eléa.
 
Contact :

facebook28.jpg

Association Grégory Lemarchal

gregory-2blemarchal-logo-web-jpg

Rechercher


 

Syndication

  • Flux RSS des articles
 
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés