Inquiétude de parents d'élèves au sujet d'une enquête sur la santé des enfants
PARIS (AFP) - Une étude de la Fondation de la Mgen (Mutuelle générale de l'Education nationale) sur la santé mentale et physique des enfants suscite
l'inquiétude de parents d'élèves parisiens de la FCPE, la principale fédération de parents d'élèves, qui pourrait en demander sa suspension.
Dans cette enquête qui devrait être menée auprès de 2.800 enfants âgés de 5 ans et scolarisés dans 200 écoles publiques de Paris intra-muros, la Fondation
de la Mgen se propose de réunir des données sur la santé mentale et physique des enfants. La Fondation veut aussi, dans cinq ans, établir un deuxième bilan auprès des enfants ayant
participé à la première phase de l'enquête. Selon la FCPE-Paris, cette étude suscite "quelques inquiétudes" auprès d'"un certain nombre de parents",
qui craignent que leur anonymat ne soit respecté et que des enfants à risque soient ainsi identifiés. Certains parents d'élèves parisiens se sont aussi
émus de l'"indiscrétion" des questions et craignent que l'anonymat de l'enquête ne soit pas garanti. L'enquête, un questionnaire à remplir, comporte 44
questions et des sous-questions qui ont pour but de repérer notamment l'hyperactivité ou des troubles du comportement chez l'enfant aussi bien que de réunir des données sur la relation
parents-enfants ou les antécédents familiaux (alcoolisme, dépression). Lundi soir, la FCPE-Paris, qui a déjà eu une première réunion avec les
chercheurs de la Mgen, devait se réunir pour donner son avis sur la suite à donner à l'enquête. Jean-Pierre Fleury, délégué national de la Mgen chargé
de la santé publique, a reconnu auprès de l'AFP que "peut-être, on n'a pas été assez réactifs face à l'inquiétude des parents". "Sans doute, a-t-il ajouté, devrions-nous être plus
explicatifs". Pour l'instant, la Ville de Paris, chargée de la santé scolaire, a suspendu l'opération.
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