La prise en charge intégrée des maladies de l'enfant (PCIME) est une stratégie que l'OMS a élaborée pour s'attaquer aux cinq principales causes de décès d'enfants: infections respiratoires
aigues, diarrhée, rougeole, paludisme et malnutrition. Elle regroupe une série d'interventions préventives et curatives visant à améliorer les pratiques aussi bien dans les établissements de
santé qu'à la maison.
La PCIME s'est avérée être l'une des stratégies sanitaires les plus efficaces lors de crises humanitaires telles que celle du Darfour.
A Babiker Nihar, la seule clinique au sud d'El Fasher, le Dr Enaam Mohammed Ali examine un enfant. Cette clinique dessert environ 4 000 personnes vivant en ville et dans les camps
proches.
Les problèmes de santé les plus courants que la clinique enregistre chez les enfants de moins de cinq ans sont la diarrhée, la paludisme, les infections respiratoires aigües et la
malnutrition. L'âge de ces enfants varie en général entre cinq mois et quatre ans.
Des enfants partagent un repas sur l'aire d'attente extérieure de la clinique. Pour compléter la nourriture que leur donnent leurs familles, le Ministère soudanais de la santé assure deux fois par semaine un repas aux enfants de moins de deux ans. Ce repas - composé de soja, de riz, de blé, de lait, de sucre, de sel et d'huile - assure un apport nutritionnel essentiel.
Il n'y a que deux services de pédiatrie à l'hôpital universitaire d'El Fasher, même s'il en faudrait six. Ces mères font ce qu'elles peuvent pour allaiter leurs enfants et en prendre soin
dans ces conditions de surpeuplement.
Depuis 2004, l'OMS soutient cet hôpital, l'approvisionnant en médicaments et autres fournitures médicales à distribuer gratuitement aux patients, ainsi qu'en assurant formation et
financement.
Ce jeune garçon est traité à l'aide de sels de réhydratation orale et de zinc après un grave accès de diarrhée. Avant qu'il ne rentre chez lui, ses parents recevront des conseils quant aux moyens de prévenir un nouvel épisode. Les maladies diarrhéiques constituent une cause importante de décès d'enfants au nord Darfour, comme c'est le cas partout dans le monde.
En face de l'hôpital, au Centre d'alimentation thérapeutique d'El Fasher, cette enfant de 15 mois atteinte de malnutrition aigüe sévère subit un traitement. Elle restera au Centre avec sa mère jusqu'à ce qu'elle regagne un poids normal. Lors du pic saisonnier, près de 50 enfants reçoivent à tout moment un traitement contre la malnutrition aigüe sévère à base de lait en poudre et d'aliments thérapeutiques prêts à l'emploi. La plupart ont moins de deux ans.
Aux portes d'El Fasher, le camp d'Al Salaam accueille 49 000 personnes déplacées dans leur propre pays. Près de 10 000 d'entre elles sont des enfants de moins de cinq ans. Ce nombre augmente quotidiennement en raison de l'arrivée incessante de nouveaux réfugiés et de la naissance d'une moyenne de deux bébés par jour au dispensaire du camp. Lorsque de nouveaux enfants arrivent, ils sont pesés, vaccinés et si des maladies sont diagnostiquées, ils sont soignés par le personnel sanitaire du camp.
L'OMS teste chaque semaine la qualité de l'eau au camp d'Al Salaam. La propreté de l'eau est essentielle pour prévenir la propagation de maladies telles que la diarrhée. Un "comité de l'eau" constitué de femmes du camp volontaires reçoit les conseils de l'OMS quant aux meilleures manières de puiser et de distribuer l'eau.
Ces mères attendant que leurs enfants soient examinés par un agent de santé au dispensaire du camp d'Al Salaam. Chaque jour, entre 140 et 160 patients sont traités dans ce dispensaire. Les maladies les plus communes parmi les enfants sont les infections respiratoires aigües, le paludisme et la diarrhée. Les taux varient en fonction de la période de l'année. Le pic du paludisme est atteint pendant la saison des pluies, de juin à août.
Renforcer la mise en œuvre de la PCIME constitue une priorité essentielle pour le Ministère soudanais de la santé et pour l'OMS, depuis son adoption dans le pays en 1996. Sa mise en
œuvre dans 26 établissements de santé du nord Darfour a grandement contribué à améliorer les soins de santé dispensés aux enfants de moins de cinq ans.
Source : http://www.who.int/fr/







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