Selon les médecins du Réseau Sentinelles, la varicelle connaît actuellement une « activité forte » en France. Au 13 avril, l’incidence nationale
hebdomadaire était de 40 cas pour 100 000 habitants, « au-dessus du seuil épidémique fixé à 31 cas pour 100 000 ».
L’activité la plus intense a été relevée en Nord-Pas-de-Calais avec 117 cas pour 100 000 habitants (voir la carte ci-contre). Suivent les régions Haute-Normandie (101), Limousin (76), Bretagne (67) et Languedoc-Roussillon (47), Pays de la Loire (38) et Champagne-Ardenne (34).
Face à un tel tableau, « on emploie l’expression de ‘bouffées épidémiques’ plutôt que d’épidémie » nous précise le Dr Thierry Blanchon, responsable adjoint du Réseau Sentinelles. « Ces régions connaissent donc des bouffées épidémiques, qui sont en quelque sorte des poches localisées où la varicelle se propage auprès d’enfants qui ne l’ont jamais eue. Le mode de propagation est différent de celui des virus de la gastro-entérite ou de la grippe ».
Souvent sans complication chez l’enfant, la varicelle n’est pas pour autant une maladie anodine. Chaque année en France, elle est à l’origine d’un millier d’hospitalisations et surtout d’une vingtaine de décès. Un vaccin est pourtant disponible. Le Conseil supérieur d’Hygiène publique de France ne recommande toutefois pas « la vaccination généralisée des enfants à partir de l’âge de 12 mois ». En revanche et comme le taux de complications augmente avec l’âge, la vaccination est recommandée à certains adultes. C’est le cas notamment des professionnels de santé et de la petite enfance qui n’ont pas d’antécédents de varicelle.
Sachez enfin reconnaître les premiers symptômes. Votre enfant a de la fièvre ? Il se plaint de maux de tête ? De fatigue ? Consultez votre médecin sans attendre. S’il diagnostique effectivement une varicelle, n’oubliez pas que l’enfant reste contagieux pendant 15 jours. En fait, jusqu’à ce que les vésicules se transforment en croûtes.
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