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Le Soudan doit arrêter les suspects de crimes de guerre au plus vite
(La Haye, 27 avril 2008) – Un an près que la Cour pénale internationale (CPI) ait émis des mandats d’arrêt contre deux suspects de crimes de guerre au Darfour, des organisations de droits
de l’homme du monde entier se joignent pour lancer une campagne intitulée “Justice pour le Darfour”, appelant à l’arrestation des deux suspects.
Communiqué de presse
Lancement de la Campagne "Justice pour le Darfour"
Le Soudan doit arrêter les suspects de crimes de guerre au plus vite
(La Haye, 27 avril 2008) – Un an près que la Cour pénale internationale (CPI) ait émis des mandats
d’arrêt contre deux suspects de crimes de guerre au Darfour, des organisations de droits de l’homme
du monde entier se joignent pour lancer une campagne intitulée “Justice pour le Darfour”, appelant à
l’arrestation des deux suspects.
Les organisations qui soutiennent cette campagne, dont Amnesty International, Cairo Institute for Human
Rights Studies, Coalition pour la Cour pénale internationale, Human Rights First, Human Rights Watch
et Sudan Organization Against Torture et le Collectif Urgence Darfour, ont joint leurs efforts pour appeler le Conseil de sécurité desNations unies, les organisations régionales et les
gouvernements à faire pression sur le Soudan pour qu’il coopère avec la CPI.
La CPI mène des enquêtes sur les crimes commis dans la région suite à une décision, trois ans plus
tôt, du Conseil de sécurité de l’ONU de déférer la situation au Darfour à la CPI.
Cela fait un an aujourd’hui – depuis le 27 avril 2007 – que la CPI a émis deux mandats d’arrêt contre l’ancien ministre d’Etat de l’Intérieur Ahmad Harun et le chef Janjaweed Ali Kushayb
pour 51 chefs de crimes de guerreet crimes contre l’humanité.
Actuellement, ces deux personnes – qui sont accusées de persécution,viol, et meurtre de civils dans quatre villages de l’Ouest Darfour – circulent en toute liberté.
“Les milliers de personnes qui ont subi meurtres, viols et persécutions au Darfour méritent
que justice soit faite,” a déclaré Dismas Nkunda, co – président de Darfur Consortium, un groupe
d’ONG d’Afrique et du Moyen Orient. “Mais tout ce qu’ils ont eu c’est du mépris de la part de leur
propre gouvernement, et des paroles vides de la communauté internationale. Il est temps que
cela change.”
Le gouvernement soudanais a refusé publiquement et à plusieurs reprises de remettre Ali Kushayb ou
Ahmad Harun à la Cour. Au contraire, Ahmad Harun a été promu ministre d’Etat aux Affaires
humanitaires, responsable de l’assistance des victimes des crimes qui lui sont reprochés !
En plus de l’important pouvoir dont il dispose sur les opérations humanitaires, il est responsable de la
liaison entre le gouvernement soudanais et la force internationale de maintien de la paix (UNAMID)
chargée de protéger les civils de tels crimes. L’autre suspect, Ali Kushayb, était en détention au
Soudan pour des crimes autres que ceux figurant sur les mandats d’arrêt de la CPI. Toutefois, en
octobre, le gouvernement a annoncé l’avoir remis en liberté, semble-t-il, par “manque de preuve.”
“Le gouvernement soudanais a fait preuve d’une indifférence totale envers l’autorité du
Conseil de sécurité et pour les victimes de sa brutalité," a déclaré Richard Dicker, directeur du
programme de justice internationale à Human Rights Watch. “Jusqu’ici, le Soudan n’a subi aucune
conséquence de son indifférence effrontée envers la Cour et le Conseil de sécurité”.
Les membres de “Justice pour le Darfour” exhortent le Conseil de sécurité de l’ONU à adopter une
résolution appelant le Soudan à coopérer pleinement avec la CPI et à arrêter immédiatement Ahmad
Harun et Ali Kushayb et les remettre à la Cour.
“Il est maintenant temps pour le Conseil de sécurité d’agir afin d’assurer que ces suspects
soient arrêtées et remises à la CPI sans plus attendre. C’est une première étape essentielle
pour mettre fin à l’impunité des crimes atroces commis à grande échelle au Darfour” a déclaré
Christopher Hall, haut conseiller juridique pour le projet de justice internationale à Amnesty
International.
Le groupe a également appelé l’Union européenne, un grand partisan de la Cour qui a joué un rôle clé
dans le renvoi de la situation au Darfour au Procureur de la CPI, à faire pression sur le Soudan pour
qu’il coopère avec la CPI et exécute les mandats d’arrêt. Le groupe appelle également les autres
Etats et organisations régionales à faire de même.
« Avec la campagne “Justice pour le Darfour”, les organisations travailleront ensemble pour
faire le plus de pression possible sur la communauté internationale pour qu’elle honore son
engagement à la justice pour les victimes de ces crimes”, a expliqué Moataz El Fegiery, directeur
exécutif du Cairo Institute for Human Rights Studies.
Les organisations suivantes ont rejoint la campagne “Justice pour le Darfour”:
Action des chrétiens pour l'abolition de la torture - France
Aegis Trust
Amnesty International
Arab Center for the Independence of the Judiciary and the Legal Profession
Bahrain Centre for Human Rights
Bahrain Human Rights Society
Cairo Institute for Human Rights Studies
Center for Peace, Legal Advice and Psychosocial Assistance – Vukovar
Civil Resource Development and Documentation Centre – Nigeria
Coalition for the International Criminal Court
Collectif Urgence Darfour
Darfur Consortium
Darfur Union UK
Fédération Internationale des ligues des Droits de l'Homme
Human Rights First
Human Rights Watch
International Criminal Court Student Network UK
Kalangala District NGO Forum
Land Center for Human Rights
League of Human Rights
Prepared society Kenya
Recherches et Documentation Juridiques Africaines
Save Darfur Canada
Society for Threatened Peoples International
Socio-Economic Rights & Accountability Project
Students Taking Action Now: Darfur - Canada
Sudan organization against Torture
UN Watch
Waging Peace
Pour plus d’informations sur la campagne « Justice pour le Darfour » voir:
www.justice4darfur.org <http://www.justice4darfur.org>
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