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Mercredi 28 mai 2008 3 28 /05 /Mai /2008 12:28
Planète - Eléa solidaire  des P'tites culottes pour la paix en Birmanie

Par
http://www.ffq.qc.ca/


Jeunes femmes en petites culottes


Campagne « P'tites culottes pour la paix »

Appuyez les femmes de Birmanie
Faites chuter le régime militaire
Contribuez à l'aide humanitaire
Envoyez vos p'tites culottes pour la paix

Créée par la dictature militaire, une crise humanitaire d’une extrême gravité sévit dans une grande partie de la Birmanie depuis plus de 20 ans. Aux milliers de personnes déplacées à l’intérieur du pays et à ses frontières, viennent aujourd’hui s’ajouter plus de centaines de milliers de morts et de personnes disparues, victimes du cyclone qui s’est abattu début mai 2008 dans le delta de l’Irrawady.  La junte militaire qui a entravé les secours, entre autres, en refusant ou encore en ne laissant entrer qu’au compte-gouttes les experts et l’aide internationale dans le pays, doit être tenue responsable de l’ampleur prise par cette catastrophe. En effet, celle-ci s’inscrit dans la continuité des violations massives des droits humains perpétrées par les autorités militaires et desquelles les femmes de Birmanie sont les premières victimes.

La campagne P’tites culottes pour la paix

La campagne P’tites culottes pour la paix, a été lancée le 16 octobre 2007, à l’initiative des femmes de Birmanie de l’organisation Lanna Action for Burma (LAB), à la suite des répressions en Birmanie impliquant des moines bouddhistes en septembre 2007 (Révolution safran). Quelques semaines plus tard, une manifestation s’est même tenue à l’intérieur de la Birmanie. Depuis, la campagne a été lancée à travers le monde : en Australie, aux Philippines, en Allemagne, en Espagne, en Suède, en Suisse, en Pologne, aux États-Unis et au Brésil…

Pourquoi les petites culottes?

En Birmanie, il existe un tabou voulant que les hommes perdent leur pouvoir s’ils sont en contact avec les vêtements que les femmes portent en dessous de la taille et en particulier leurs petites culottes. Les généraux birmans sont très superstitieux et y croient dur comme fer.  La campagne est un appel des femmes de Birmanie à toutes les femmes du monde entier à envoyer leurs petites culottes aux représentants de la junte militaire de leur pays  (c.-à-d. aux ambassades du Myanmar). Le but est de faire chuter le régime en rendant les militaires impuissants.  Cela tout simplement, en renversant la croyance en ce tabou qui opprime les femmes.

La campagne « P’tites culottes pour la paix » au Québec et au Canada

Le 27 mai prochain, cette campagne de soutien aux femmes de Birmanie sera lancée au Québec et au Canada, par une Coalition d’appui en solidarité avec Lanna Action for Burma*, qui est coordonnée par la Fédération des femmes du Québec (FFQ) et  le Réseau étudiant Droits et Démocratie. L’objectif est de sensibiliser la population québécoise et canadienne à l’horrible  situation des droits humains en Birmanie et de solliciter son soutien pour lutter contre la crise humanitaire qui sévit sur une grande partie du pays depuis plus de 20 ans.

Pourquoi maintenant ?

La campagne « P’tites culottes pour la paix » avait été programmée à Montréal avant que le cyclone ne s’abatte sur le pays. Le maintien de cette campagne, au vu des événements tragiques, a été discuté. Lanna Action for Burma (LAB) a décidé qu’elle devait être maintenue pour faire entendre un message haut et fort, alors même que tous les regards sont tournés vers la Birmanie : les victimes du cyclone ne sont pas seulement les victimes d’une catastrophe naturelle, mais ceux de la junte militaire au pouvoir, au même titre que les milliers de personnes déplacées qui vivent aujourd’hui dans des conditions inhumaines.

Le régime militaire birman : une dictature de la terreur

Sous le joug d’un régime militaire depuis 1962, la population de Birmanie est sous la tutelle d’un des pires violateurs des droits humains au monde.  En 1988, pendant les grandes manifestations pacifistes qui ont été organisées à l’échelle du pays pour exiger la démocratie, les militaires ont répondu en attaquant brutalement les manifestants. Des élections parlementaires ont finalement eu lieu en mai 1990, mais la participation des citoyennes et des citoyens au processus décisionnel du pays n’a pas duré très longtemps. En effet, la junte militaire a interdit à l’assemblée législative nouvellement élue de se réunir. La Ligue nationale pour la démocratie, fondée par Aung San Suu Kyi, a obtenu une majorité écrasante des votes et remporté 82 % des sièges au Parlement.  

La dictature militaire a créé un état de terreur en Birmanie; elle demeure toujours au pouvoir par la force comme le démontrent les violations massives des droits humains ainsi que la récente répression sanglante de la Révolution safran.  La Birmanie compte plus de 1,800 prisonniers politiques dont la lauréate du prix Nobel de la Paix, Aung San Suu Kyi et les deux lauréats du prix John-Humphrey Min Ko Naing (1999) et Su Su Nway (2006).

Les femmes, premières victimes du régime : le viol comme arme de guerre

En Birmanie, le viol contre des femmes de tous âges est utilisé par le pouvoir militaire comme une arme de guerre, visant à les déshumaniser, les punir et persécuter le groupe ethnique auquel elles appartiennent. De nombreux rapports d’organisations de défense des droits humains mettent en évidence le caractère systématique et planifié de ces crimes, pratiqués massivement : la junte militaire permet en effet à ses troupes de commettre ces viols en toute impunité. Ces femmes, le plus souvent réduites au silence, vivent ces traumatismes et ces douleurs sans soutien et sans accès possible à la justice.
 
Ces dernières années, le régime militaire a augmenté le nombre de bataillons dans les zones habitées par des minorités ethniques. Ces unités obligent les villageois à travailler pour elles sans rémunération. Les femmes sont ainsi forcées de faire la cuisine, de travailler sur des projets agricoles militaires ou à la construction d’infrastructures. Elles sont devenues ainsi très exposées aux agressions sexuelles et aux viols collectifs commis par les militaires sur les chantiers ou encore sont recrutées dans le but d’être exploitées sexuellement.

Aidez les femmes de Birmanie, aidez la population de Birmanie, faites chuter le régime !

www.ptitesculottespourlapaix.ca 

Agissons dès maintenant !

Voici comment faire :

1) Faites le ménage de vos tiroirs, choisissez quelques-unes de vos petites culottes, écrivez un message dessus (par exemple « Solidarité Birmanie »,
« Militaires dehors »  « À bas Than Shwe » …) et/ou imprimez et collez la rosette des militaires.
(disponible sur le site www.ptitesculottespourlapaix.ca)

2) Postez le tout aux représentants de la junte militaire :
Ambassade du Myanmar
85 Range Rd, 903
Ottawa (Ontario)  K1N 8J6

3) Enregistrez votre petite culotte sur le site web :
www.ptitesculottespourlapaix.ca pour que l’on puisse relever le nombre de paires envoyées.

4) Faites aussi  un don pour les victimes de la crise humanitaire en ligne (www.ptitesculottespourlapaix.ca) ou envoyez un chèque à l’ordre de Droits et Démocratie,
à l’adresse suivante en indiquant « Campagne Birmanie » :
A/s Droits et Démocratie
1001 boul. de Maisonneuve Est, bureau 1100
Montréal (Québec) H2L 4P9

Les fonds seront envoyés directement aux groupes qui viennent en aide aux victimes de la crise humanitaire qui sévit en Birmanie.

Les résultats de la campagne seront dévoilés le 8 août 2008, 20e anniversaire du soulèvement populaire en Birmanie le 8/8/88.

Publié dans : Infos du Monde - Communauté : La communauté pédagogique - Par willy et sandrine
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