Mardi 15 juillet 2008
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Leur combat pour les mères porteuses
En 1998, Sylvie et Dominique Mennesson décident de devenir parents grâce à une mère porteuse. Après avoir découvert l’infertilité de Sylvie, ils se tournent vers
cette solution pour «vivre la procréation». Trois ans plus tard, Mary, leur gestatrice, donne naissance à des jumelles, en Californie, où la pratique est autorisée. Car, en France, la gestation
pour autrui (GPA) est interdite. Les problèmes du couple commencent naturellement à leur retour dans l’hexagone, où ils sont accusés «d’enlèvements d’enfants» et «d’adoption frauduleuse». Après
sept ans de bataille judiciaire, le statut de «parents» leur a été reconnu par la cour d’appel de Paris, en octobre dernier. Ils attendent désormais la décision de la cour de cassation. C’est
toute cette aventure que Sylvie et Dominique Mennesson racontent dans le livre «Interdits d’enfants» (Michalon). Les questions de la gestation pour autrui et de la filiation seront au coeur
de la révision de la loi sur la bioéthique. Une réflexion nécessaire car, si la pratique est interdite en France, elle concernerait près de 400 couples chaque année. Les mentalités évoluent, mais
nombre de personnalités et de politiques affichent encore leurs réticences. Certains craignent des dérives de ces «ventres à louer», ou une «forme d’exploitation du corps de la femme». D’autres
évoquent les «problèmes psychologiques» éventuels des enfants. Après avoir entendu l’histoire du couple Mennesson, le groupe de travail sur la maternité pour autrui au Sénat a ouvert la
voie, en juin dernier, à une légalisation de cette pratique, sous strict encadrement.
Publié dans : Infos du Monde
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Par willy et sandrine
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