Dès le début de sa vie, certains facteurs, tels que le poids à la naissance, le tabagisme maternel ou encore le poids du père, peuvent prédisposer le jeune enfant à l’obésité, suggèrent deux études européennes...
Dans la première étude, menée sur 2374 enfants grecs âgés de 1 à 5 ans, toute une série de questions sur la santé et le mode de vie des parents ont été posées, et les données sur l’alimentation et le poids corporel du nourrisson ont été également recueillies. Les chercheurs de l’université Harokopio, à Athènes, ont constaté que les nourrissons avec un poids à la naissance anormalement élevé (par rapport à l’âge gestationnel) étaient 4,5 fois plus susceptibles de présenter un excès de poids à l’âge de 6 mois que les nourrissons dont le poids à la naissance était dans la plage normale.
Le risque de développer un excès de poids a également été augmenté lorsque les enfants étaient nourris avec des laits infantiles plutôt que nourris au sein, également lorsque les mères avaient fumé ou été inactives pendant la grossesse. Les bébés dont les pères étaient en excès de poids présentaient également plus de risques de devenir obèses. Les chercheurs ont donc demandé qu’en matière de prévention de l’obésité infantile, soient ciblés ces facteurs prédicteurs de base importants, tels que l’absence d’allaitement maternel, le surpoids ou l’obésité parentale, ainsi que le tabagisme maternel.
Il semblerait que le tabagisme maternel et le surpoids aient un effet durable sur le risque d’obésité des enfants, selon la deuxième étude portant sur une cohorte de 6535 hommes suédois. Les chercheurs de l’Institut Karolinska de Stockholm ont tenté de mettre en corrélation les facteurs tels que le tabagisme maternel, l’éducation et l’indice de masse corporelle (IMC) au moment de la grossesse avec le risque d’obésité de l’enfant à l’âge de 18 ans. L’IMC et le tabagisme maternels étaient les prédicteurs les plus solides du risque d’obésité pour l’enfant. Lorsque les mères étaient non-fumeuses, le poids à la naissance se révélait un moteur important du risque d’obésité future chez les enfants.
Le rôle important du tabagisme de la mère dans ces deux études est soutenu également par une récente méta-analyse qui a examiné les résultats de 14 études d’observation (taille de l’échantillon total = 84563 personnes). Les enfants dont la mère a fumé pendant la grossesse ont été environ 1,5 fois plus susceptibles de devenir obèses plus tard dans la vie par rapport aux enfants dont les mères n’ont pas fumé pendant la grossesse. Les mécanismes qui sous-tendent la relation entre le tabagisme maternel et l’obésité chez les enfants ne sont toutefois pas encore très clairs.
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