Ces deux disciplines fournissent ainsi des informations qui permettent de reconsidérer les aménagements du temps. Elles permettent de rendre plus efficaces les apprentissages, mais aussi de faciliter les relations entre les personnes et de permettre des comportements plus adaptés à la situation des jeunes en âge scolaire. Les variations des rythmes biologiques et psychologiques sont surtout notées à l'échelle de la journée, mais aussi à l'échelle de l'année. Certaines périodes sont ainsi plus difficiles à vivre, physiquement et psychologiquement comme celle de la Toussaint ou celle de la fin février-début mars.
La plupart des travaux de ces deux disciplines concluent qu'en France la journée scolaire, notamment pour les enfants de maternelle et du début du cycle élémentaire, est trop longue et qu'elle ne respecte pas suffisamment le rythme veille/sommeil. Ces travaux permettent d'assurer que la répartition des activités au sein de cette journée est loin d'être judicieuse. Les enfants de 6 ans à 7 ans ont plus besoin de dormir que ceux de 10 ans à 11 ans. En dépit de ce dernier constat, les responsables de certaines écoles fixent la rentrée à l'école de tous les enfants dès 8 heures, quel que soit leur âge. En agissant ainsi, le réveil matinal est provoqué et le temps de sommeil de nuit régulièrement raccourci. De ce fait, les enfants accumulent une perte de sommeil et ils présentent, en classe, des comportements peu adaptés pour apprendre. Une amélioration considérable serait de pouvoir organiser des rentrées plus tardives pour les plus jeunes : commencer à 9 heures, voire à 9 h 15, aménager la période de midi et proposer une sortie plus tôt dans l'après-midi. Il reste toutefois à évaluer les conséquences et les difficultés pratiques que pourraient avoir de telles modifications pour les parents.
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