
Selon le journal, cette quasi-sexagénaire est suivie par les services du Pr Dominique Cabrol à la maternité de Port-Royal à Paris. Le Pr Cabrol n'était pas joignable jeudi matin et son service, interrogé par l'AFP, s'est refusé à tout commentaire.
Selon Le Parisien, l'accouchement est prévu "dans les jours à venir". Il précise que la femme "mariée à un homme d'une quarantaine d'années a été placée sous observation".
Le journal rapporte par ailleurs un autre cas de grossesse multiple tardive, celui d'une femme de 46 ans, "dans le coma depuis juin" après avoir accouché de triplés au centre hospitalier universitaire d'Angers.
Le don d'ovocytes est encadré en France par la loi de bioéthique de 1994 revue en 2004, qui impose un don volontaire, anonyme et gratuit. La receveuse doit souffrir d'une infertilité pathologique ou il doit exister un risque de transmission d'une maladie grave à l'enfant. Le couple doit être en âge de procréer, et la majorité des centres français autorisés fixent la limite d'âge de la receveuse à 42 ans, voire 40 ans, du fait du trop faible nombre de donneuses.
La donneuse doit avoir déjà eu au moins un enfant et être âgée en principe de moins de 37 ans.
A ce jour, environ un millier d'enfants sont nés en France de don d'ovocytes. Les attentes pour les couples sont souvent longues, variant selon l'Agence de biomédecine de 6 à 60 mois.
Une femme de 62 ans avait déjà donné naissance à un enfant en 2001, à Fréjus (Var), suite à une fécondation artificielle. Plusieurs cas sont intervenus aussi à l'étranger.
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