Outre le poumon, pas moins de 10 organes ou systèmes d’organes sont menacés de cancer par le tabagisme. Les principales cibles sont : le nez et le pharynx, les reins, la bouche et les lèvres, la vessie, le pancréas, le larynx, l’œsophage et les sinus ! Et chaque jour, de nouvelles études démontrent les méfaits du tabagisme. Saviez-vous par exemple que la cigarette des parents… fait ronfler Bébé ?
D’après une étude britannique, 10% des enfants de moins de 4 ans ronfleraient chaque nuit. Au-delà de l’aspect héréditaire du ronflement, c’est le tabagisme passif qui est avancé pour expliquer ce chiffre élevé.
Par-dessus le marché, figurez-vous que les fumeurs seraient plus paresseux que les non-fumeurs ! Déjà taxés de mal manger, ils seraient en effet particulièrement réfractaires à… l’exercice physique. C’est la conclusion d’un travail on ne peut plus sérieux, mené par une équipe japonaise.
Autre effet délétère sur la santé, le tabagisme perturbe le sommeil. Les fumeurs ont dans un premier temps plus de mal à s’endormir que les non-fumeurs, à cause de l’effet excitant de la nicotine inhalée en fin de journée.
Plus tard dans la nuit, c’est au contraire le manque de nicotine qui pose un problème aux fumeurs, en perturbant leurs phases de sommeil profond. Ces dernières sont en effet raccourcies par rapport à celles des non-fumeurs, à cause cette fois du syndrome de manque provoqué par le sevrage nocturne en nicotine. Et D’une manière générale d’ailleurs, les troubles de l’endormissement et du sommeil profond sont 4 fois plus fréquents chez les fumeurs…
Voilà donc autant d’arguments supplémentaires pour abandonner le tabac… et surtout pour ne jamais tomber dans le piège de la première cigarette.
Dans le cas où vous y seriez déjà tombé, pourquoi ne pas passer à autre chose ? Ce ne serait vraiment pas dommage. Parce qu’arrêter de fumer, ça change la vie !
Cette question taraude tout fumeur qui tente un jour de lâcher la clope. En fait, c’est la nicotine qui est responsable de la dépendance. Elle stimule les centres du plaisir et entraîne une dépendance à trois niveaux :
Les traitements de substitution existent essentiellement sous forme de gommes à mâcher et de timbres transdermiques. Vous les trouverez en pharmacie. Mais il y a aussi des médicaments, qui permettent de se passer du tabac.
Comme le bupropion commercialisé sous le nom de Zyban. Produit par le britannique GSK, c’est un amphétaminique qui offrirait 20% de sevrage à un an. En raison d’accidents parfois graves, l’usage de cet antidépresseur doit tout de même être rigoureusement encadré. Il est ainsi contre-indiqué chez la femme enceinte ou allaitante.
Est également disponible sur le marché, la varenicline. Elle est produite par le laboratoire américain Pfizer, et commercialisée sous des noms différents, Champix ou Chantix. En se liant à des récepteurs cérébraux spécifiques, elle annihile l’effet de la nicotine. Plus d’effet « shoot », donc plus d’envie d’y revenir.
Là encore, des effets indésirables ont été notifiés. A savoir des troubles dépressifs et idées suicidaires chez des patients en cours de sevrage. Renseignez-vous auprès de votre médecin.
Tous ces produits atténuent le manque et constituent des aides efficaces au sevrage. Pour le reste, la volonté d’arrêter doit être forte, c’est indispensable.
En dehors de ces moyens reconnus, le candidat au sevrage peut se reposer sur l’acupuncture et l’homéopathie, seules ou en association. L’hypnose a également ses adeptes et dans certains cas, les thérapies cognitives et comportementales donnent de bons résultats.
Cette approche mène à chercher le pourquoi et le comment de l’intoxication. Il s’agit de déterminer si l’envie de fumer trouve son origine dans le stress, le travail ou la solitude par exemple. Le but est d’apprendre au patient à gérer ces situations. Sur un bon terrain, le résultat peut être probant.
Attention toutefois au retour de bâton lorsque survient une pression imprévue ! Et surtout, ne vous tournez pas vers les cigarettes dites légères ou light. Elles ne sont pas légères du tout, au contraire, même si elles vous tentent et vous rassurent en indiquant sur leurs emballages des teneurs en goudron et en nicotine réduites.
Ces cigarettes vous font croire que vous allez fumer du tabac moins fort et donc moins nocif ! Tests à l’appui, il est depuis longtemps prouvé que ces indications sont trompeuses. A l’aide de machines reproduisant les habitudes des fumeurs, plusieurs études ont démontré que les normes officielles sur lesquelles s’appuient les cigarettiers sont sous-évaluées.
De plus, les fumeurs de légères « tirent » davantage sur leur cigarette. Résultat, ils avalent près de 40 % de fumée en plus ! En moyenne, les légères font absorber trois fois plus de goudron et de nicotine que ce qu’elles affichent sur le paquet. Si vous voulez limiter votre consommation, ne tombez donc pas dans le panneau !
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