Huit personnes, âgées pour la plupart d'une vingtaine d'années, ont été placées en garde à vue mercredi à Issoire et Clermont-Ferrand dans le cadre de l'enquête sur la disparition du petit Antoine, six ans et demi, dans la soirée du 11 septembre dernier. La mère de l'enfant, Alexandrine B., son compagnon Sébastien R. ainsi que cinq de leurs amis ont été interpellés en début d'après-midi à Issoire et Saint-Hérent (Puy-de-Dôme) par les gendarmes de la section de recherches d'Auvergne. Une huitième personne a été arrêtée à son tour vers 17h15. «Tous les individus qui étaient visés par ce coup de filet ont été appréhendés, explique une source proche de l'enquête. Un travail de confrontation entre leurs différentes versions va désormais pouvoir commencer».
Des perquisitions se sont par ailleurs déroulées en plusieurs points de la ville d'Issoire, où les enquêteurs confient n'avoir plus guère d'espoir de retrouver l'enfant vivant.
Ces derniers jours, diverses investigations de police technique et scientifiques avaient été menées dans plusieurs habitations occupées par les proches de l'enfant, sans résultat probant. Jusqu'à présent, seules deux petites traces de sang dont l'ADN correspond à celle d'Antoine ont été détectées sur un mur de sa chambre, sans que cet élément puisse être interprété formellement. «Elles peuvent fort bien provenir d'un saignement de nez», confiait récemment le procureur de Clermont-Ferrand, Jean-Yves Coquillat.
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