Tout d’abord donc, le traitement. « Pour un psoriasis limité à de petites surfaces, on utilise des traitements locaux à base de cortisone, de vitamine D ou de dérivés de la vitamine A » explique le Pr Carle Paul, responsable du service de dermatologie à l’Hôpital Purpan de Toulouse.
En revanche, pour les formes plus sévères, les médecins peuvent avoir recours aux biothérapies. « Ces traitements ont fait la preuve de leur efficacité dans des études cliniques chez les patients qui ne peuvent être contrôlés par des traitements systémiques comme le méthotrexate ou la puvathérapie.. Ils apportent aujourd’hui, une alternative thérapeutique sérieuse ».
Sérieuse mais surtout « salutaire », souligne Dalila Sid-Mohand, la directrice de l’Association pour la Lutte contre le Psoriasis (APLCP) : « Impossible pourtant, de proposer ces traitements sans rassurer les patients, les écouter. Voilà pourquoi nous avons mis en place des « Ecoles du psoriasis » ». Six sont actuellement expérimentées dans différentes structures hospitalières.
L’idée, c’est de permettre aux malades de former… les soignants. « Grâce à une formation spécifique » explique-t-elle, ils apprennent à explorer le passif du patient. A faire en sorte qu’il comprenne bien sa maladie ». Et ces écoles sont un vrai succès ! « La voix des patients est de mieux en mieux entendue par le milieu médical. En fait, notre travail a permis de modifier l’image associée au psoriasis depuis des années. Celle d’une maladie bénigne qui n’est même pas considérée comme une Allocation longue durée (ALD), alors qu’elle traumatise les malades leur vie durant ! Mais aujourd’hui les choses bougent, et c’est tant mieux. »
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