Pour bien dormir il faut respecter certaines conditions
Les conditions du sommeil
La
pénombre, la
température et le
silence favorisent l’endormissement et son maintien. Cependant, pour certains enfants, le noir ou le silence les renvoient à une angoisse de
séparation. Ils ont besoin d’un environnement qui les rassure. De petits moyens sont ainsi fort utiles comme une porte entrouverte, une veilleuse ou une lampe de chevet que l’enfant peut
facilement allumer sans danger, dotées d’une luminosité suffisamment légère pour marquer la séparation entre le jour et la nuit. Les mobiles musicaux, ou plus tard les lecteurs de musique,
apportent également un environnement sonore rassurant qui prolonge le rituel du coucher. Les besoins et les rythmes de sommeil sont très différents en fonction des âges et d’un individu à
l’autre, y compris au sein d’une même fratrie. Partager une chambre à plusieurs peut donc poser problème, en particulier quand les enfants grandissent et qu’il y a un adolescent.
Les rituels du coucher
Ce sont toutes les habitudes qui sont reproduites immuablement tous les soirs au moment du coucher, selon une séquence et un ordre très précis. Ils ont pour
fonction de sécuriser l’enfant
à ce moment particulier du passage de l’éveil au sommeil. La petite histoire ou le câlin, assortis d’objets rassurants (doudous, peluches), sont les étapes nécessaires pour préparer l’enfant au
sommeil. C’est aussi un passage angoissant qui doit par conséquent être rassurant et suffisamment long afin que l’enfant se détende, sans tomber dans l’excès inverse qui consisterait, pour
l’enfant, à rallonger ce moment agréable avec ses parents et refuser de les voir partir.
Ces
rituels évoluent avec l’âge. Plus l’enfant est âgé, moins son coucher nécessite la présence d’un parent. La petite histoire cède la place à la lecture, le mobile musical au lecteur
numérique. Chez les préadolescents ou les adolescents, l’irruption dans le lit de tous les appareils électroniques dont notre époque a le secret, peut provoquer un effet inverse à celui recherché
en augmentant au contraire les processus d’éveil.
Télé et ordinateur : les faux amis du sommeil
Différentes études ont montré que
la télévision avait des conséquences néfastes sur le sommeil. Ceci étant, elle n’est pas la seule à incriminer : l’ordinateur, les jeux sur console
ou sur ordinateur, l’utilisation d’Internet et du téléphone mobile sont associés à des éveils et à un sommeil de médiocre qualité.
Les enfants qui regardent la
télé deux heures par jour pendant les jours de semaine et le week-end ont un coucher plus tardif, une durée de sommeil diminuée et un lever plus tardif le
week-end. Plus l’utilisation est importante (nombre de jours, nombre d’heures passées, type de média utilisé : télévision seule ou associée à un ordinateur, une console, ou autre), plus le
retentissement est important.
Par ailleurs,
l’exposition à la lumière liée à l’écran, juste avant le sommeil affecte le rythme veille/sommeil en modifiant la sécrétion de mélatonine (c’est vrai pour les écrans
d’ordinateur, moins pour la télévision qui est habituellement regardée sur un écran assez éloigné). La lumière agit directement en augmentant le niveau d’activité et d’éveil et retarde
l’endormissement. Enfin, les programmes de télévision ou de certains jeux excessivement violents ou stimulants peuvent, en eux-mêmes, entraîner des tensions, augmenter l’anxiété qui génère à son
tour des difficultés d’endormissement.
Environnement scolaire
Le rythme de chacun influe sur le celui de la vie familiale et vice-versa. L’enfant est soumis à deux systèmes de contrainte interdépendants : le
rythme de travail et/ou de vie de ses
parents, et son rythme scolaire (ou de garde). Ainsi, si les obligations professionnelles des parents sont importantes, l’enfant a plus de risque de se voir malmener par des systèmes de garde
intermédiaire pour être conduit à l’école aux heures d’ouverture ou être déposé à l’accueil du matin dès 7h30. Idem pour le soir où les parents rentrent rarement avant 19h ou 19h30, les enfants
bénéficient alors de l’accueil de l’école ou d’un passage éventuel par une assistante maternelle jusqu’à l’arrivée des parents.
En campagne, les élèves qui utilisent les transports scolaires partent tôt du domicile familial (7h30-7h45) pour arriver vers 8h15 à l’école. Ils sont parfois présents dans l’établissement sur
une plage horaire de neuf heures consécutives. Ils reprennent les transports à 17h30 et rentrent chez eux entre 18h et 18h30.
Ces
journées lourdes et le lever tôt s’accompagnent toujours d’une privation de sommeil dont les effets néfastes vont se ressentir sur l’apprentissage et la mémorisation. Si cette
privation est importante, l’enfant aura tendance à dormir plus longtemps et plus tard les jours de repos et les week-ends. Ceci est particulièrement vrai pour les adolescents qui se décalent
parfois très tardivement en fin de semaine. Ce décalage de rythme et de durée de sommeil entre les jours d’école et les jours de repos est très néfaste pour l’organisme qui fonctionne par à-coups
pour maintenir une physiologie normale. Il en résulte une fatigue accrue, une baisse de concentration et des troubles du sommeil. Ceci explique qu’après une période courte de repos (moins d’une
semaine), l’enfant peut paradoxalement paraître plus épuisé à la reprise des cours.
L’
organisation des rythmes scolaires, objet de nombreuses discussions au sein du Ministère de l’Éducation nationale et des associations de parents d’élèves, est confrontée à cette réalité
physiologique. La semaine de 35 heures et les RTT font que les familles pourraient bénéficier de « longs week-ends » alors que les chronobiologistes défendent l’idée qu’il faut répartir
la charge de travail le plus régulièrement possible et donc éviter la semaine d’école de quatre jours.
Source le DVDSOMMEIL
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