Briser le silence. Voilà l'objectif de la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes,
célébrée ce mardi 25 novembre. L'occasion pour les associations d'aide aux victimes de se mobiliser partout en France. Exemple à Lille, où sont distribués des faire-parts mortuaires pour
que ce fléau ne soit plus un tabou. Autre initiative choc à Paris : la Fédération nationale solidarité femmes (FNSF) a prévu de déposer 166 roses devant l'Assemblée nationale, en hommage aux 166
femmes mortes sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint en 2007.
Mais si les Nations Unies ont souhaité une journée internationale, c'est que la violence contre les femmes n'a
pas de frontière.
"La violence contre les femmes est encore aujourd'hui un grave problème partout dans le
monde", a déploré Navi Pillay, Haut commissaire de l'ONU pour les droits de l'Homme.
"Dans beaucoup de
situations de conflit cette violence est endémique, et encore totalement dédaignée par tous les protagonistes", a-t-elle dénoncé dans un communiqué. Et d'ajouter : "c'est dans l'est de la
République démocratique du Congo, plus que partout au monde, que la situation est la plus criante : des centaines de milliers de femmes y ont été violées, battues, réduites en esclavage ou tuées
au cours des dix dernières années sans que presque personne n'ait été châtié".
"Quel message un Etat fait-il
passer aux jeunes générations lorsqu'il détourne le regard quand un parent maltraite un membre de sa famille?", a conclu Navi Pillay
Qu'est ce que la violence conjugale ?
La violence conjugale se définit comme un processus au cours duquel une
personne exerce à l'encontre de son (sa) partenaire, dans le cadre d'une relation privée et privilégiée, des comportements agressifs et destructeurs. Cette violence s'exerce sous diverses formes
(verbale, psychologique, sexuelle, économique...) au cours d'incidents répétés et, souvent, de plus en plus sévères, qui entraînent de blessures, des symptômes et des séquelles affectives et
psychologiques graves."
La loi n° 92-684 du 22 juillet 1992 portant réforme des dispositions du Code Pénal mentionne que la qualité de conjoint ou de concubin de la victime constitue une circonstance aggravante des
"atteintes volontaires à l'intégrité de la pesonne
Si vous êtes victime de violences conjugales
Contactez de toute urgence un service social ou une
association spécialisée, qui vous apportera aide, écoute, information sur vos droits, ainsi qu'une solution d'hébergement d'urgence, pour vous et vos enfants.
Les numéros utiles :
- En cas d'urgence, il est préférable de contacter la police (17) ou, si nécessaire, le Samu
(15)
- La ligne de permanence téléphonique : le 3919 est une numéro de téléphone destiné aux
personnes victimes de violences conjugales, et aux témoins de ces violences. Accessible du lundi au samedi de 8H à 22H00, et les jours fériés de 10H à 20H00, il permettra aux victimes d'être
écoutées, informées et oritentées. L'anonymat est garanti. (coût d'un appel local)
- Mais aussi : le numéro national d'aide aux victimes, le 0810 09 86 09 (de 10 heures à 22 heures, sauf dimanche et jours fériés)
- Enfin un nouveau site internet a été mis en place : informations, numéros d'urgence départementaux et adresses des différentes associations, témoignages...
> Le site de Stop violences femmes
Portez plainte :
Vous pouvez porter plainte en vous adressant :
- à l'un des points d'accueil de la Police Urbaine de Proximité
- au Procureur de la République, par lettre simple, datée et signée
- Si vous ne souhaitez pas porter plainte immédiatement, faites enregistrer une main courante dans un service de police
En
savoir plus
> Le site de la Fédération nationale solidarité
femmes
<
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