![[IMG] Famille palestinienne](http://www.unicef.fr/mediastore/1/4586-2.jpg)
Les secours peuvent-ils être distribués en ce moment ?
Depuis samedi et le début de l’offensive terrestre, la sécurité n’est pas assurée pour les secours. C’est pourquoi nous réclamons l’arrêt immédiat des violences. C’est la condition indispensable
de la distribution de l’aide. Des camions de secours d’urgence entrent dans la bande de Gaza, mais on ne peut rien planifier tant que l’accès n’est pas sécurisé. Depuis le début des frappes
aériennes, 355 kits de premiers secours avaient néanmoins pu être fournis aux hôpitaux ainsi que 20 kits de réanimation. Nous nous sommes efforcés de faire entrer du matériel supplémentaire. Par
ailleurs, d’autres kits de premiers secours sont prépositionnés à Gaza et sont prêts à être distribués, ainsi que des réservoirs et des kits familiaux pour l’eau, du matériel scolaire, trois
générateurs et six citernes d’essence.
Quelle est la situation sur le plan de la santé ?
Des stocks de médicaments ont pu entrer dans la bande de Gaza la semaine dernière. Mais les centres de santé sont surchargés de patients. Les hôpitaux dépendant du ministère de la santé sont
victimes de coupures de courant 12 heures par jour en moyenne (80% des ménages n’ont pas eu d’électricité ces dernières 24h). Les deux centres nutritionnels qui sont partenaires de l’Unicef, à
Gaza et Khan Younis, ne peuvent prendre en charge que 20 à 50 patients par jour. Du 29 décembre au 4 janvier, seulement 105 personnes ont pu quitter la Bande de Gaza à Rafah pour raisons
médicales.
Quelles sont les conséquences du conflit sur le système d’eau et d’assainissement ?
50% des puits et stations de pompages sont arrêtés, soit parce qu’ils sont endommagés, soit parce qu’ils manquent de carburant, même si avant l’offensive sur le terrain, 50 000 litres d’essence avaient pu être délivrés par l’UNRWA (l’Office de secours des Nations unies pour les Palestiniens). Samedi, les dégâts sur la station de traitement des eaux de Beit Hanoun étaient réparés. Mais depuis, la station de pompage de Beit Lahiya a été gravement touchée, les eaux usées s’écoulent dans les rues: 15 000 personnes pourraient être gravement affectées par les conséquences. Pour l’approvisionnement de la population en eau potable, les camions citernes circuleront dès que les conditions de sécurité le permettront, mais elles ne sont pas réunies pour le moment.
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