Dimanche 18 janvier 2009
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Le bombardement d’entrepôts des Nations unies porte un sérieux coup à l’assistance. Mais l’Unicef ne relâche pas ses efforts sur la santé, l’eau, la nutrition, l’école.
© Unicef oPt Iyad El Baba
Citerne d'essence partant en fumée, à Rafah, au sud de la Bande de Gaza.
Le bombardement d’entrepôts des Nations unies porte un sérieux coup à l’assistance. Mais l’Unicef ne relâche pas ses efforts sur la santé, l’eau, la nutrition, l’école.
L’opération humanitaire à Gaza a subi un sérieux coup avec le bombardement qui a touché des entrepôts appartenant aux Nations unies et détruit des secours d’urgences.
Comme le rappelle Abdel-Rahman Ghandour, porte-parole de l’Unicef pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord,
« Depuis le début des bombardements, des écoles et des hôpitaux ont aussi
été touchés. Gaza est une enclave d’où la population ne peut pas fuir et il semble qu’aucun endroit ne soit sécurisé. Nous rappelons la nécessité pour les belligérants de distinguer combattants
et civils et de respecter les hôpitaux, les écoles et les endroits neutres, comme les bâtiments des Nations unies ».
Six avions porteurs de kits médicaux et de secours en eau et assainissement se sont posés dans la région : leurs chargements doivent maintenant être conduits à Gaza. Des fournitures de
santé, des kits de chirurgie obstétrique avec des médicaments, ainsi que des biscuits hautement nutritifs et de la nourriture thérapeutique pour les enfants sont dans le circuit et seront
délivrés dès que les conditions le permettront.
« Nous sommes très préoccupés par le sort des femmes enceintes, poursuit Abdel-Rahman Ghandour.
Il y a en moyenne 170 naissances par jour à Gaza. De nombreuses femmes ne
peuvent plus être accueillies dans les hôpitaux qui sont surchargés par les urgences et doivent accoucher chez elles dans des conditions déplorables, ce qui met en péril leur vie et celle de
leur enfant. On observe aussi que beaucoup de femmes n’arrivent plus à produire de lait, à cause du stress, ce qui menace là encore la santé des nouveau-nés ».
L’Unicef s’inquiète également du risque d’épidémies que peut entraîner le manque d’eau potable et d’assainissement. Les enfants, en particulier ceux qui ont moins de 5 ans, sont
particulièrement vulnérables aux maladies liées à l’eau, comme la diarrhée ou le choléra. Ces derniers jours, l’Unicef et ses partenaires ont distribué plus de 66 000 bouteilles d’eau et
du matériel pour l’eau et l’assainissement capable de secourir 30 000 personnes. 500 000 habitants de Gaza n’ont pas d’eau courante potable en raison des dommages subis par le réseau
d’eau et d’assainissement. 500 000 personnes n’ont qu’un accès irrégulier à l’eau potable. Les eaux usées s’écoulent dans les rues et, en raison du conflit, la collecte des ordures n’est
pas assurée.
L’Unicef fournit au ministère de la santé et aux cliniques de l’ONU des produits de supplémentation nutritionnelle destinés à 45 000 enfants de moins de 5 ans (vitamine A et D, acide folique)
et soutient deux centres de nutrition thérapeutique pour les enfants à Gaza.
La rentrée scolaire a été reportée au mois de février. L’Unicef va fournir aux écoles du matériel de remplacement suite aux dégâts subis par les infrastructures et les équipements scolaires
Témoignage d'Abdel-Rahman Ghandour, porte-parole de l’Unicef pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord
Par http://www.unicef.fr/
Publié dans : Infos du Monde
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Par willy et sandrine
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