www.plurielles.fr

avec Overblog

 

Lundi 30 mars 2009 1 30 /03 /Mars /2009 14:22
DR 
« Le sujet reste tabou. »







Tours. Un an après le décès in utero de son fils Lilian, Isabelle Legois propose un lieu d'écoute et de dialogue aux parents confrontés à ce drame.





Il y a un an, Isabelle Legois a accouché dans sa voiture d'un enfant mort. La maman savait depuis plusieurs jours que son fils, Lilian, était décédé au bout de sept mois et demi de grossesse. Elle venait de prendre les produits prescrits pour provoquer une naissance qui n'en serait pas vraiment une.

Membre de l'association Choisir, naître et grandir, Isabelle Legois proposera, à partir du mois d'avril, aux couples confrontés à un deuil périnatal, un lieu d'écoute et de rencontre. « Pour beaucoup de gens, un décès in utero, c'est un non-événement. L'enfant qu'on vient de perdre n'aurait pas d'existence. Pas connu, il devrait être vite oublié ». La réalité est autre : « Faire son deuil de l'avenir, c'est plus difficile que faire son deuil du passé ».

Accueillie, juste après son accouchement, avec beaucoup d'humanité par l'ensemble du personnel de l'hôpital Bretonneau, à Tours, Isabelle Legois a eu des difficultés à convaincre ce même personnel que sa décision de donner son lait à un lactarium ne relevait pas d'un « déni » mais d'une volonté d'accomplir malgré tout sa maternité. « J'ai donné mon lait pendant six semaines ; jusqu'à la date présumée du terme de ma grossesse, j'ai eu ainsi le sentiment que la boucle était bouclée. »

Agée aujourd'hui de 35 ans, la jeune femme suit actuellement une formation auprès du Dr Maryse Dumoulin, médecin en pathologie maternelle et fœtale et présidente de l'association Nos tout-petits.
Intitulé « Bébés papillons », le lieu de rencontre qu'elle se propose d'animer apportera aux personnes confrontées ou ayant été confrontées à cette épreuve, un soutien sur le plan psychologique ainsi qu'une aide dans les domaines juridiques et administratifs.

« On éprouve un sentiment d'injustice, de culpabilité ; d'isolement aussi. Les gens se détournent de vous, nous avons perdu des amis. Le deuil périnatal reste un sujet tabou, il y a un vrai déni de la part de la société ». Pour faire évoluer les choses, l'association va s'employer à informer et sensibiliser les soignants. Elle lance par ailleurs un appel aux psychologues et psychiatres spécialisés qui accepteraient d'intervenir dans le cadre de ce lieu d'écoute et d'échange.


Par Philippe Samzun  - http://www.lanouvellerepublique.fr/
Publié dans : Le Deuil Périnatal - Communauté : Deuil Perinatal - Par Planète-Eléa
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Retour à l'accueil

Commentaires

je vis moi aussi en plein drame en ce moment meme jeune maman de 26 ans d'une petite crystal qui va avoir 6 ans j'ai mis au monde ce 5 avril ma deuxieme fille ma petite heidi qui est mort-née...
une grossesse ou tout semblait parfait arriver presque a terme et d'un coup sans savoir pourquoi mon ange a cesser de vivre en moi.
Au jour d'aujourd'hui le rapport du legiste indique que tout allait bien alors pourquoi je n'aurai malheureusement jamais de reponses...
Commentaire n°1 posté par alexandra le 18/04/2009 à 02h44

Liens

Planete-elea-radio

<

 

Clic au centre du player

pour ecouter la radio !

On vous recommande


Nous contacter


Publiez vos textes, témoignages,

articles, photos, vidéos ...
sur Planète - Eléa.
 
Contact :

facebook28.jpg

Association Grégory Lemarchal

gregory-2blemarchal-logo-web-jpg

Rechercher


 

Syndication

  • Flux RSS des articles
 
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés