Émission spéciale présentée par Jean-Luc Delarue
Mardi 16 juin 2009 à 20:35 France2
1. Quels sont les derniers chiffres concernant le Don d’organes ?
EN 2008…
ENTRE 2000 ET 2008…
2. Existe-t-il des chiffres sur la répartition des greffes ?
EN 2008 :
Entre 2000 et 2008, les greffes d’organes sont passes 3212 a 4620 soit une augmentation de plus de 1000 greffes en 8 ans.
Au 31 décembre 2007, 168 établissements sont autorises à pratiquer le prélèvement sur donneur décédé.
70 784 oppositions valides ont été enregistrées par l’Agence sur le registre national des refus de prélèvement.
En 2008, 4 620 greffes ont été réalisées, mais 13 687 malades ont eu besoin d’une greffe et 222 sont décédés faute de greffe.
3. N’existe-t-il qu’un seul type de donneur ?
Non, il y a différents types de donneurs :
Les donneurs vivants et les donneurs décédés après arrêt cardiaque ou de morts encéphaliques.
78% des donneurs d’organes sont les parents, frères ou sœurs, fils et fille des receveurs.
21% sont des époux (ses) et/ou concubins(es)
Le don des grands-parents, oncles ou tantes ou cousins germains autorisés depuis la loi de 2004 reste très exceptionnel.
En France, la plupart des organes sont prélevés sur des donneurs décédés après un accident vasculaire cérébral, un traumatisme crânien ou un arrêt cardiaque. Les prélèvements sur donneurs vivants
sont très minoritaires et concernent essentiellement le rein.
Les prélèvements à partir de donneurs décédés ne sont possibles que si le constat de décès a bien été établi.
Il n’y a pas de limite d’âge. Seul l’état de santé de la personne décédée et l’état fonctionnel de ses organes sont pris en compte. Si on prélève rarement un cœur après 60 ans, des organes comme
les reins, le foie ou les cornées peuvent l’être sur des personnes plus âgées (jusqu’au-delà de 80 ans).
Jusqu’à 18 ans, ce sont en effet les parents (ou les tuteurs légaux) qui prennent la décision d’autoriser un prélèvement.
Tout le monde peut donner ses organes. Que l’on soit jeune ou âgé, il n’y a pas de contre-indication au don. Les médecins évaluent au cas par cas les organes au moment du prélèvement pour
s’assurer de leur viabilité.
On peut à tout moment changer d’avis et c’est normal. La première chose à faire est de signaler sa nouvelle décision à ses proches. Et pour retirer son nom du registre national des refus, un
simple courrier à l’Agence de la biomédecine suffit.
4. Qu’est-ce que la carte de donneur ?
Le donneur est la personne sur laquelle le prélèvement d’organes et/ou de tissus a été
effectué.
La carte de donneur constitue une trace de votre accord. Elle peut aussi vous aider à consolider votre engagement ou à en discuter.
Mais la carte n‘a aucune valeur légale : carte ou non, l’équipe de coordination doit consulter les proches avant d‘envisager tout prélèvement.
Au mieux, la carte peut faciliter le dialogue avec les proches, mais il faut savoir qu’un parent, un enfant, un conjoint qui n ‘a pas été psychologiquement préparé à comprendre et accepter ce don
d‘organes peut mal le vivre.
La carte de donneur ne peut donc en aucun cas remplacer une conversation avec vos proches.
5. Depuis quand greffe-t-on ?
Chronologie :
1955 : 1ere transplantation du rein.
1967 : 1ere transplantation du cœur au Cap (Afrique du Sud) par le professeur Christian Barnard. Son patient, Louis Washkansky, ne survivra cependant que 18jours.
En France, la première greffe du cœur sera effectuée l’année suivante par le professeur Christian Cabrol.
1972 : 1ere transplantation du foie a Denver (Colorado) par le Dr Thomas Satrzl.
1976 : 1ere transplantation du pancréas.
1981 : 1ere transplantation bloc cœur-poumons.
1987 : 1ere transplantation du poumon seul.
6. Qu’est-ce que le rejet ?
Le rejet est un phénomène naturel.
C’est la destruction, après sa reconnaissance, de tout élément étranger pénétrant dans un organisme vivant ; réaction bénéfique quand il s’agit d’un microbe, par exemple ; réaction
regrettable quand il s’agit d’une greffe.
On peut agir sur le phénomène de rejet d’une greffe en atténuant l’intensité de la réponse immunitaire, grâce à des médicaments appropriés en particulier la Ciclosporine, qui depuis les années
80, a permis la multiplication des greffes. Le taux de survie des patients s’est accru de manière spectaculaire.
7. Le Don d’organes est-il régit par la loi ?
Le Don d’organes est régit par la loi de bioéthique du 6 août 2004.
Les dons d’organes ont posé un certain nombre de principes généraux relatifs au statut juridique du corps humain, parmi lesquels le principe du consentement préalable du donneur, de la gratuité,
d’interdiction de la publicité, et de respect de l’anonymat (qui ne s’applique pas au don d’organes entre personnes vivantes, réservées au cercle familial, ou de cellules souches hématopoïétiques
entre apparentés).
Les principales modifications introduites par la loi de bioéthique de 2004 sur le don, le prélèvement et la greffe sont les suivantes :
Le consentement présumé :
En France, la loi considère que tout le monde est donneur. C’est ce qu’on appelle le consentement présumé. Nous avons cependant toute liberté de consentir ou non au don d’organes après notre
décès, à des fins de greffes. L’important, c’est de faire savoir notre volonté.
L’anonymat donneur-receveur :
Les personnes greffées ne peuvent pas non plus connaître et contacter la famille du donneur.
C’est la règle de l’anonymat entre donneur et receveur, inscrite dans la loi. La famille du donneur peut cependant demander à l’équipe médicale qui l’a suivie quels ont été les résultats des
greffe.
La gratuité :
La loi interdit toute rémunération du don d’organes et les tissus. C’est un acte de générosité entièrement gratuit.
(Source : Dossier de presse de biomédecine : Campagne nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe).
1. Est-il réglementé ?
L’Etablissement Français du Sang doit prendre toutes les mesures pour que le don de sang soit aussi sûr que possible pour le malade, en particulier vis-à-vis du risque de transmission d’une
bactérie, d’un virus, d’un parasite ou de substances dangereuses. Il doit également veiller à la santé des donneurs. Pour ces deux raisons, il existe des cas pour lesquels il n’est pas possible
de donner son sang.
2. Pourquoi donner son sang ?
Le sang recueilli lors des dons n’est jamais utilisé immédiatement dans le cadre de transfusions. Les phases de préparation et de qualification sont nécessaires pour analyser le sang et séparer
les différents constituants, les conditionner et les distribuer dans les établissements de santé. Ils les utiliseront pour traiter certaines maladies et pathologies
3. Dans quels cas a-t-on besoin de sang ?
4. Qui sont les donneurs ?
Les donneurs de sang bénévoles ne sont pas obligés d’adhérer à une association. Toutefois, s’ils souhaitent prolonger leur geste, ils peuvent le faire en rejoignant l’association ou l’amicale de
leur choix.
Les donneurs de sang bénévoles, regroupés au sein d’associations, participent, en collaboration avec l’EFS, aux actions nationales ou régionales de promotion du don.
5. Qu’est-ce que le sang placentaire ?
Les cellules souches sont un véritable sujet d’avenir, un défi pour la recherche médicale en général et pour les greffes en particuliers. C’est pourquoi l’Etablissement Français du Sang a déjà
ouvert des banques de sang placentaire.
Ces échantillons de sang sont prélevés après la naissance de l’enfant – sans aucun risque ni pour lui, ni pour la mère – au niveau du cordon ombilical. Ils sont ensuite congelés et conservés dans
des "banques" autorisées. Ils sont enfin mis à disposition des équipes chargées d’effectuer des greffes de moelle osseuse.
Pour garantir le succès de telles opérations, la compatibilité tissulaire entre le receveur et le donneur est requise. Les cellules souches issues du sang placentaire peuvent augmenter les
chances de réussites de greffes puisqu’elles sont potentiellement moins agressives pour le receveur que celles issues, par exemple, de la moelle osseuse d’un adulte. Elles sont en effet
considérées comme "naïves" sur le plan immunologique.
6. Quels sont les chiffres récents sur le don de sang ?
Objectif initial (de l’EFS et de l’Agence de la Biomédecine) :
7. Pourquoi le don de sang est utile toute l’année ?
La demande en produits sanguins est en constante augmentation depuis 2002. De plus, la durée de vie des produits sanguins est limitée (42 jours pour les globules rouges). Les malades ont besoin
de transfusion tout au long de l’année. Il est nécessaire d’augmenter le nombre de dons en conséquence. L’EFS est donc en permanence en quête de dons supplémentaires. Pour répondre aux besoins
actuels, on estime qu’il faudrait environ 200 000 dons supplémentaires par an.
1. Qu’est-ce que le plasma ?
Le plasma est un composant du sang qui se présente sous la forme d’un liquide jaune dans lequel baignent les cellules (plaquettes et globules rouges) et qui contient en outre de nombreuses
protéines dont les anticorps et les facteurs de coagulation.
Sa mission est de transporter les éléments nécessaires à tout l’organisme pour assurer le bon fonctionnement des organes et des tissus (protéines, hormones, sels minéraux...)
2. Comment faire pour en donner ?
Au moment du don, on prélève directement le plasma du donneur à l’aide d’un séparateur cellulaire, c’est la technique de prélèvement d’un seul constituant du sang appelée
« aphérèse ».
Pour le donneur, le don de plasma se déroule de la même manière qu’un don de sang total en prélevant à partir d’un seul point de ponction dans la veine. Il est simplement un peu plus long qu’un
don de sang habituel. Ce n’est pas plus fatiguant qu’un don de sang car l’organisme reconstitue en moins de 24 heures le volume prélevé (600 ml). Il suffit de veiller à s’hydrater. Le don se fait
en toute sécurité car les kits de prélèvements utilisés sont à usage unique et spécialement conçus pour la séparation du sang en plasma et globules.
3. Qui en a besoin ?
Ce produit est irremplaçable et indispensable pour soigner et guérir de nombreux malades. Il peut être utilisé sous deux formes :
4. Qui peut en donner ?
Du point de vue de la transfusion de plasma, ce sont les donneurs de groupe AB qui sont les plus recherchés car ils sont compatibles avec tous les malades.
5. Quels sont les besoins ?
Oui chaque jour 150 dons de plasma en aphérèse sont nécessaires pour répondre aux besoins des malades. En outre, les besoins du LFB augmentent de 25% en 2009 soit 6 000 dons de plasma
supplémentaires nécessaires en Bretagne. Alors c’est l’occasion où ne jamais de se mobiliser pour venir découvrir ce type de don d’autant plus que le don de plasma est désormais possible dans 250
communes de la région.
1. A quoi servent les plaquettes ?
Lorsque la maladie (leucémie, aplasie médullaire) ou les traitements lourds (chimiothérapie, radiothérapie) empêchent la fabrication de cellules sanguines par la moelle osseuse, le malade est dit
en aplasie.
La transfusion régulière de plaquettes est alors indispensable pour éviter les
risques d’hémorragie mettant en jeu la vie des malades.
2. Quels sont les besoins ?
Chaque jour 800 dons de plaquettes sont nécessaires. Les besoins augmentent avec le développement des techniques médicales. La courte durée de vie des plaquettes (5 jours) rend indispensable la
régularité des dons pour faire face aux besoins.
3. Qui peut donner ses plaquettes ?Tous les donneurs peuvent effectuer un don de plaquettes. Il nécessite disponibilité et réactivité du fait de la courte durée de vie des plaquettes
(5 jours). Ce type de don est généralement proposé à des donneurs réguliers.
Le don dure 90 minutes, de votre arrivée à votre départ, il faut prévoir environ 2h15. Il faut respecter un délai de 4 semaines entre chaque don de plaquettes.
1. A quoi sert la moelle osseuse ?
La moelle osseuse est située dans les os longs et les os plats. Il ne faut pas la confondre avec la moelle épinière, située dans la colonne vertébrale. Très précieuse, la moelle osseuse renferme
les cellules, (appelées cellules souches hématopoïétiques) qui donneront naissance aux cellules du sang.
2. Quels sont les besoins ?
Face à certaines maladies du sang, la greffe de moelle osseuse donne des espoirs de guérison importants.
80% des greffes de moelle osseuse sont réalisées pour traiter les maladies
Cancéreuses, en particulier les leucémies.
3. Comment se passe le prélèvement ?
Il existe aujourd’hui deux façons de prélever les cellules souches hématopoïétiques issues de la moelle osseuse :
Le prélèvement direct de moelle osseuse : il se fait à l’hôpital, sous anesthésie générale, par ponction dans les os iliaques (au niveau du bassin). Le donneur sort le lendemain de
l’hôpital.
Le prélèvement de cellules souches périphériques :
Il n’y a pas d’hospitalisation. Le donneur reçoit, les 5 jours précédant le prélèvement, un médicament favorisant la migration des cellules souches hématopoïétiques présentes dans la moelle
osseuse vers le sang. Ces cellules sont recueillies en 3 ou 4 heures via un prélèvement sanguin par aphérèse, dans un centre de l’EFS.
4. Qui peut devenir donneur ?

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