1. Optez pour la tenue de combat
Sévissant principalement au lever et au coucher du soleil, il faut principalement se protéger pendant cette période-là. Le soir, portez donc des vêtements couvrants pour laisser le minimum de
parties du corps exposées. Sortez en pantalons et manches longues de préférence. Le tissu doit être suffisamment épais car les piqûres sont possibles à travers les fibres des textiles légers.
Vous pouvez également les imprégner d’insecticide avant de partir en voyage. Il existe des sprays répulsifs (perméthrine) disponibles en pharmacie que vous pouvez vaporiser au dessus de votre
valise juste avant de partir. Le port de vêtements clairs est également préconisé car ils emmagasinent moins la chaleur que le noir par exemple ; ce qui peut les attirer en plus de la
sueur.
2. Sécurisez l’endroit où vous allez dormir

Choisissez de préférence une chambre possédant des moustiquaires aux fenêtres ou bien équipée de la climatisation. Vérifier s’il n’y a pas de trous dans la
tulle à votre arrivée car c’est le problème courant dans les hôtels. Si ce n’est pas possible d’avoir des protections aux fenêtres, évitez d’allumer la lumière de la chambre avec la fenêtre
ouverte la nuit tombée, afin de ne pas attirer les insectes.
Vous pouvez également dans les zones à risques, transporter avec vous une moustiquaire. Pour que celle-ci soit la plus efficace possible, il faut qu’elle soit préalablement imprégnée d’un
insecticide (deltaméthrine ou perméthrine, disponibles en pharmacie). A faire soi-même ou disponible prêt-à-l’emploi. N’oubliez pas de bien border la moustiquaire sous le matelas si elle
n’arrive pas jusqu’au sol. La moustiquaire, disponible dans les magasins de voyage ou en pharmacie, est un des moyens de prévention les plus fiables et représentant le moins d’inconvénients
pour les jeunes enfants ou les femmes enceintes.
3. Choisissez votre arme : les répulsifs recommandés

Pour la peau, choisissez le bon répulsif, notamment un de ceux qui sont conseillés par les experts de l’AFSAAPS afin de garantir leur efficacité. Les
substances actives de ces produits étant toxiques (DEET, IR3535, l’icaridine ou KBR3023 …), respectez bien les précautions d’usage. L’AFSAAPS recommande notamment de ne pas dépasser 3
applications par jour et d’éviter le contact du produit avec les yeux, les muqueuses ou d’éventuelles lésions cutanées. Appliquez le produit sur toute les parties du corps découvertes sans
oublier le visage (en évitant les yeux bien entendu) et les pieds si vous avez des sandales. Renouvelez toutes les 2 à 5 heures en fonction de la chaleur, la transpiration, la pluie, ou les
baignades éventuellement … Pour les enfants de moins de 2 ans, l’innocuité des ces répulsifs n’est pas encore établie. Il n’est donc pas conseillé d’en utiliser sur les jeunes enfants et de
préférer l’utilisation d’une moustiquaire au dessus du berceau par exemple. En cas de doute, n’hésitez pas à demander conseil à votre médecin. Pour les enfants de moins de 12 ans, il est
préconisé d’opter pour des produits moins concentrés en substance active (se reporter au document de l’AFSAAPS en bas) de même que pour les femmes enceintes (la substance active préconisée
est l’IR3535). Tous ces produits sont commercialisés sous des marques connues comme Insect Ecran, Cinq sur Cinq, Repel Insect, Moustifluid, Mouskito, etc. en pharmacie.
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Répulsifs conseillés par l’AFSSAPS
4. Réflexe de survie : Gardez toujours un répulsif sur vous
Sortez toujours avec votre répulsif anti-moustiques à portée de main. Que ce soit dans la journée, et plus encore le soir, on est jamais à l’abri de mauvaises surprises. Il arrive
régulièrement d’être piqué lorsqu’on s’y attend le moins, il suffit par exemple de se promener dans une zone un peu sombre ou humide pour faire l’objet d’une attaque aussi rapide que
massive ! Sans parler du coucher de soleil en amoureux au bord de la plage qui peut vite virer au cauchemar pour votre cher épiderme !
5. Evitez les situations à risque
Ne tentez pas le diable. En zone à risques, évitez les diners prolongés en plein air ou bivouaquer à la belle étoile sans moustiquaire ! Autour de votre maison, il est également
fortement conseillé de débroussailler pour supprimer les zones de hautes herbes, ainsi que d’assécher les zones d’eau stagnantes où les larves de moustiques pourraient proliférer.
6. Ne comptez pas sur le hasard !
D’autres moyens de protection sont possibles mais ceux-ci ne sont pas particulièrement conseillés par les professionnels de santé soit parce qu’ils ne sont pas jugés suffisamment efficaces,
soit parce qu’ils présentent certains désavantages. Les ultrasons, la citronnelle (durée de protection trop courte), les bracelets constituent davantage des gadgets que des solutions pour
éviter de se faire piquer. A noter que les diffuseurs d’insecticides à utiliser dans une pièce fermée sont plutôt efficaces mais ont l’inconvénient d’être nuisible à la qualité de l’air.
7. Faîtes une frappe préventive si nécessaire
Le risque zéro n’existant pas, en particulier lorsqu’on parle de moustiques, il existe des traitements préventifs contre le paludisme disponibles uniquement sous ordonnance. Avant de partir
en voyage, il est donc indispensable de consulter votre médecin traitant suffisamment à l’avance. II vous dira si votre lieu de destination est une zone endémique, et vous prescrira
auquel cas, un traitement à prendre à l’avance et pendant la durée du séjour. Vous pouvez toutefois consulter sur le site de l’Institut Pasteur, les pays où il y a des risques de paludisme.
Sur cette page également vous trouverez toutes
les recommandations sanitaires ( vaccinations, risques, etc.) en fonction de votre destination.