Plus de 5 millions d’exemplaires de cahiers de vacances s’écoulent chaque été dans les librairies. Un succès qui ne se dément pas avec les années. Aujourd’hui, ce sont les éditions Hachette qui
réalisent 50% des ventes mais c’est Magnard qui est à l’origine de cette idée lucrative en 1933. Depuis, tous les éditeurs spécialisés dans la jeunesse se sont engouffrés dans la brèche et il
devient difficile pour les parents de s’y retrouver.
80% des enfants seraient poussés à travailler l’été par leurs parents. Parmi eux, 50% utiliseraient des cahiers de vacances. Le marché est donc immense… Les enfants des familles les plus modestes
sont les moins concernés par les devoirs de vacances tout comme les bons élèves.
Les parents sont largement à l’origine de l’achat d’un cahier de vacances même si les professeurs remarquent que les bons élèves n’hésitent pas à les prendre par la main dans les librairies par
crainte de manquer d’activités intellectuelles pendant les deux mois de vacances. Les cahiers de vacances sont une véritable manne pour les éditeurs qui n’hésitent pas à décliner au maximum le
concept : par matière et par classe bien sûr mais aussi par âge. Les petits peuvent être studieux pendant les vacances dès la maternelle tandis que vous, parents, pouvez replongez dans les «
Passeports » de votre jeunesse grâce aux éditions Hachette qui ont lancé un cahier de vacances pour adultes.
« L’idéal est de donner envie à l’enfant en allant l’acheter avec lui » explique Aurore Vanin, professeur de français dans un collège de Besançon. Selon elle, « ce ne doit pas être
une école bis mais une façon de revoir les notions acquises pendant l’année tout en s’amusant ». Cependant, le marketing et les couleurs vives utilisées sur la couverture peuvent avoir
raison de la qualité du contenu.
Privilégiez les grandes maisons d’édition spécialisées dans l’éducation et la jeunesse (Hachette, Hatier, Magnard, Nathan…).
Les cahiers généralistes qui rassemblent toutes les matières étudiées pendant l’année sont largement suffisants pour un élève régulier.En revanche, si votre enfant a de grosses lacunes dans une
matière spécifique, n’hésitez pas à lui prendre un cahier spécialisé. Ceci est particulièrement vrai pour les langues vivantes qui sont souvent reléguées au second plan dans les cahiers
généralistes.
Les éditeurs multiplient les concepts pour attirer les acheteurs. Votre enfant peut réviser grâce à une BD avec Cédric, son héros favori (Hachette) ou encore recommencer ses exercices à l’infini
dans des cahiers effaçables comme des ardoises (Hatier). Les prix varient entre 4 et 7 euros.
Pour Aurore Varin, « les cahiers de vacances ne doivent pas être une contrainte pour l’enfant ». Il faut donc parvenir à lui donner envie de travailler en l’impliquant directement dans
le choix du cahier et en limitant le temps de travail. Il ne faut pas dépasser les 30 minutes de travail par jour. Au-delà, l’enfant a du mal à rester concentré et à l’impression de subir une
punition. Soyez aussi présente à ses côtés : peu de cahiers de vacances pour les élèves de primaires permettent à l’enfant de travailler seul. Votre suivi sera une motivation supplémentaire.
L’avantage des devoirs de vacances est d’aider votre enfant à se remettre plus vite dans le bain à la rentrée et à consolider ses acquis. S’il rechigne à faire des exercices sur un cahier,
essayez de le faire des exercices plus insidieusement : posez lui des questions sur la plage, faites des petits quiz de connaissances au bord de la piscine… Il n’aura pas l’impression de réviser
! Dans tous les cas, un enfant qui ne travaille pas pendant les vacances n’aura pas forcément plus de difficultés à la rentrée mais c’est une façon d’assurer un lien entre deux étapes de sa vie
scolaire.
À l’occasion de la présidence française de l’Union européenne, le ministre de l’Education, Xavier Darcos, a présenté des cahiers de vacances pour les enfants de 7 à 15 ans. Ces cahiers « spécial
Europe » sont téléchargeables sur moncahierdeurope et à compléter sur son
ordinateur. Trois cahiers distincts sont disponibles suivant la classe d’âge (7-9 ans, 10-12 ans, 13-15 ans).
Les exercices s’appuient sur les programmes scolaires et permettent à votre enfant de réviser non seulement les matières classiques comme les maths et le Français mais aussi ses connaissances des
pays de l’Union européenne. Les grandes étapes de la construction européenne ainsi que des mémos sur les différentes langues parlées dans l’Union sont également à l’honneur.
par Claire Frayssinet - http://www.femmeactuelle.fr/
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