Yang Ya-ching est une jeune Taïwanaise qui étudie la musique à Paris. Depuis cet été, elle a décidé de se faire photographier en train d'embrasser 100 étrangers dans la Ville lumière. Un projet qu'elle a baptisé " Kiss 100 men in Paris project" et qui a déjà attiré plus de 2 millions de visiteurs sur son blog.
Son premier baiser date du 13 juillet 2009. Depuis, 54 heureux élus ont pris la pose dans les rues de Paris le temps d'un langoureux baiser avec la jeune femme. A chaque nouvelle expérience, elle poste la photo et raconte les détails sur son blog, devenu un véritable tableau de chasse.
Jacques Liang est étudiant en relations internationales à Taipei, Taïwan. Il réside temporairement à Paris.
C'était un jour de fermeture du musée, il n'y avait quasiment personne sur la place. Cela me convenait très bien pour mon premier baiser.
J'avais remarqué un jeune ouvrier en train de désinstaller des affiches d'expositions. Je ne voulais pas le déranger, du coup je suis allé faire un tour pour voir s'il y avait d'autres 'objets' que je pourrais solliciter.
Mais non. Je suis revenu, il était toujours là. En me répétant la raison que j'allais lui donner pour avoir ce baiser, je lui ai jeté un coup d'œil furtif : c'est un beau garçon avec des lunettes de soleil. Il a l'air bien malgré la chaleur torride.
Lorsque le bon moment est venu, je l'ai abordé, en prétendant que cette demande n'était qu'un service comme un autre.
Il a rigolé parce qu'il ne comprenait pas.
Lui : C'est pour un baiser ?
Moi : Oui, c'est un baiser.
Lui : Ouh la, quel... quel genre de baiser ?
Moi : Juste s'effleurer légèrement.
Lui: Et bien... OK.
J'ai été un peu surprise de sa réponse. Je pensais que les Occidentaux étaient très ouverts. Pour un simple baiser, il aurait dû dire oui tout de suite. Heureusement que je ne lui ai pas demandé un 'french kiss'. C'est sûr, il aurait refusé.
On a marché ensemble sur les escaliers. Le photographe lui a demandé d'enlever ses lunettes, on s'est mis face à face, et c'était parti pour mon premier baiser du projet.
C'était juste un moment éphémère, je n'ai pas ressenti grand-chose, mais je trouve qu'il y a quand même une touche de romantisme là-dedans. Il m'a sourit et m'a souhaité une bonne journée. Puis il a remis ses lunettes et repris son travail.
En fait, embrasser un étranger, c'était comme une feuille morte qui tombe par hasard dans la poche.
Notes : même parmi les ouvriers il y a des garçons si beaux. Paris est une ville vraiment incroyable !"
A la pyramide du Louvre.
A l'Assemblée nationale.
Au jardin du Luxembourg.
Au forum des Halles.
Au centre Georges Pompidou.
Au Champ de Mars.
A Notre-Dame.
A Paris-Plage.
Sous un pont.
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