Jeudi 24 septembre 2009
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La rubéole est une maladie virale épidémique généralement bénigne qui entraîne une éruption cutanée. Elle touche essentiellement les enfants non vaccinés. Lorsque les femmes non
immunisées (par le vaccin ou la maladie infantile) sont infectées pendant leur grossesse, le virus de la rubéole peut provoquer de graves malformations congénitales selon le stade de
l’organogenèse (formation des organes), donc le stade de la grossesse.
95 % des femmes enceintes en France sont immunisées contre la rubéole. Les 5 % restants sont diagnostiquées au début de la grossesse et étroitement surveillées pendant toute la
durée de cette grossesse. Entre 1997 et 2006, 324 infections maternelles ont été diagnostiquées en France. Elles ont conduit à la naissance de 33 enfants atteints de rubéoles congénitales
malformatives et à 86 interruptions médicales de grossesse (source InVS 2008).
Le virus de la rubéole se transmet par l’intermédiaire de gouttelettes de salive en suspension dans l’air (toux, éternuement), qui pénètrent ensuite dans les voies respiratoires.
Oui, il existe un vaccin, qui est également combiné aux vaccins rougeole et oreillons : c’est le vaccin triple ROR (rougeole, oreillons, rubéole). Cette triple vaccination est
pratiquée à 12 mois puis entre 13 et 24 mois. La vaccination systématique de ces dernières années a largement diminué les risques de contamination.
Les symptômes commencent par une fièvre légère, avec maux de tête ou de gorge, parfois de la toux. Au troisième jour apparaissent les ganglions, au cou et à la base du crâne. Ils précèdent
d’environ 36 heures l’éruption cutanée. S’étendant d’abord sur le visage, les petites taches rosées se développent rapidement sur le reste du corps, les jambes étant relativement
épargnées. L’éruption dure de deux à cinq jours.
Ils sont variables selon le stade de la grossesse, mais très élevés entre 8 et 11 semaines de gestation. La rubéole congénitale entraîne des malformations des yeux, de l’oreille interne,
du cœur, responsables de graves handicaps (cécité, surdité, cardiopathies congénitales). Il y a aussi des retards de croissance, des troubles neurologiques.
Une amniocentèse ou une ponction du sang du fœtus confirmera ou infirmera ce diagnostic lourd. Une interruption thérapeutique de grossesse peut alors être envisagée.
Pour faire baisser la fièvre maternelle, du paracétamol suffit.
Mais pour couper court à ses inquiétudes, le seul traitement est préventif : c’est la vaccination avant la grossesse.
Si la transmission de la rubéole au fœtus est avérée (dosages sanguins), on pratique une amniocentèse pour confirmer la présence du virus vers la 16e semaine de grossesse et, si la situation
l’exige, on propose un avortement médical. Après 17 semaines d’aménorrhée, le risque de malformation du fœtus est quasi nul : une échographie mensuelle s’assure de son bon
développement.
• Avec les autres maladies éruptives fébriles : rougeole et scarlatine notamment.
• La varicelle présentant des vésicules et non des taches rougeâtres, il n’y a pas de confusion possible.
Source/Auteur : Marie Bazet, en collaboration avec
le Professeur Pierre Bégué, membre de l’Académie Nationale de Médecine.