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mercredi 4 avril 2007
Enfants épileptiques : l'échec scolaire n'est pas une fatalité
Par Véronique MARTINACHE
PARIS (AFP) - L'échec scolaire chez les enfants épileptiques "n'est pas une fatalité", ont souligné des spécialistes à l'occasion de la présentation à la presse d'un guide à destination des parents et enseignants.
Réalisée par la Fondation française pour la recherche sur l'épilepsie (FFRE), la brochure "Neuropsychologie et épilepsies" explique, avec des exemples concrets, comment les éventuels dysfonctionnements cérébraux en lien direct avec l'épilepsie peuvent avoir des répercussions sur les apprentissages scolaires et le comportement de l'enfant épileptique. Plus de 450.000 personnes souffrent d'épilepsie en France, dont plus de la moitié sont des enfants de moins de 10 ans. Les spécialistes préfèrent parler d'épilepsies, au pluriel, tant la maladie peut être diverse par ses causes, ses manifestations et son évolution. Maladie neurologique chronique, l'épilepsie se caractérise par la répétition de crises consécutives à l'activation anormale des neurones, "un bug" dans les circuits électriques du cerveau, comme pour un ordinateur. Les enfants sont les premiers touchés car leur cerveau est en pleine maturation. Dans plus de la moitié des cas, les épilepsies bénignes de l'enfant disparaissent à l'adolescence. Mais si l'enfance est la période où le cerveau se construit, c'est aussi une période clef pour les acquisitions et les apprentissages, déterminants pour l'avenir. Or si tous les enfants épileptiques ne rencontrent pas de difficultés scolaires, les manifestations de la maladie peuvent avoir "un retentissement direct" sur le développement cognitif, psychoaffectif et les apprentissages, explique la neuropédiatre Delphine Coste-Zeitoun. Selon la FFRE, seuls 43% des enfants souffrant d'épilepsie achèvent leur premier cycle scolaire, contre 73% dans la population générale. Les troubles de l'apprentissage chez l'enfant épileptique "sont 2 à 3 fois plus fréquents que dans la population générale", indique Isabelle Jambaqué, neuropsychologue, alors même que "le niveau d'efficience intellectuelle générale" des enfants épileptiques est normal dans la majorité des cas. Lenteur, maladresse, manque d'attention, difficultés de mémorisation et de concentration, sont autant de troubles que la maladie peut provoquer chez l'enfant, et autant de handicaps dans sa scolarité, souligne le Pr Jambaqué. L'épilepsie peut aussi "avoir un impact sur sa vie émotionnelle". L'approche neuropsychologique "ne fait qu'émerger", indique le Pr Jambaqué, soulignant que le lien entre cerveau et comportements se heurte encore à des "réticences" dans le monde pédiatrique, mais aussi auprès de certains parents. Elle permet de cerner l'impact de la maladie sur le développement de l'enfant, explique la FFRE, et de proposer des solutions adaptées aux difficultés mises en évidence : rééducation, aménagements pédagogiques, soutien psychologique... Le guide "Neuropsychologie et épilepsies" est disponible auprès de la FFRE et téléchargeable sur internet (www.fondation-epilepsie.fr). Un petit livre qui "raconte" l'épilepsie en mots et en images est également disponible auprès de la fondation. A travers le quotidien de quatre enfants atteints de différentes formes d'épilepsie, l'ouvrage entreprend de lutter contre les fausses idées et les tabous. ("Les épilepsies, parlons-en", Gulf stream éditeur, 9,50 euros).
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Publié dans : Infos santé
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Par willy et sandrine
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