Cancer du sein : travailler pour vivre normalement

Publié le par Planète-Eléa

 

 Seulement un tiers des femmes atteintes d’un cancer du sein souhaitant continuer à travailler pendant le traitement y parviennent sans s’interrompre. C’est le principal enseignement de l’Observatoire Calista. Par ailleurs, près de la moitié (44%) déclarent que leur maladie aura un impact important sur leur carrière.


A l’initiative du Cercle de Réflexion de l’Oncologie Libérale (CROL) et avec le soutien institutionnel de Roche, Calista est le premier observatoire portant sur les relations entre cancer et travail. Enfin… Dans le cas d’espèces, l’étude s’est intéressée à la fois aux médecins et aux patientes désireuses de poursuivre leur activité professionnelle pendant leur traitement. Premier enseignement, il existe en la matière, une profonde différence de perception entre médecins et patientes. Pour les praticiens (56%), la principale raison du souhait de travailler est d’ordre financier. Alors que… 9% des patientes évoquent cet aspect. Les femmes mettent surtout en avant le souhait de continuer à vivre normalement (42%).

 

Plus de 26 000 concernées en 2012

En réalité, les oncologues manifestent davantage d’inquiétudes que leurs patientes par rapport aux difficultés qu’elles pourraient rencontrer dans leur travail (92% contre 66%). Les médecins estiment que 22% des femmes actives et traitées pour un cancer du sein souhaitent continuer à travailler. Parmi ces dernières, 55% y parviennent et seulement 31%, sans subir d’interruption. Plus de 48 800 nouveaux cas de cancers du sein ont été diagnostiqués en 2012 en France. Pour plus de la moitié (26 200), il s’agissait de femmes âgées de moins de 65 ans et donc susceptibles d’exercer une activité professionnelle.

 

 

Ecrit par : Emmanuel Ducreuzet – Edité par : David Picot - http://destinationsante.com

Source : Calista, 1er Observatoire sur les trajectoires professionnelles et cancer du sein en oncologie libérale, 12 septembre 2013. Enquête réalisée par Kantar Health auprès de 97 oncologues libéraux et 1 216 patientes atteints d’un cancer du sein désireuses de continuer à travailler pendant leur traitement.

Publié dans Infos santé

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