Isère : Nourrisson mort de dénutrition: la famille connue des services sociaux

Publié le par Planète-Eléa

 

 

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GRENOBLE -  Les parents toxicomanes d'un nourrisson mort de dénutrition et déshydratation en Isère, étaient "identifiés depuis plusieurs années" par les services sociaux en charge de son frère aîné, placé en famille d'accueil, a indiqué mercredi le conseil général.

 

Ce bébé de 10 mois, décédé le 19 avril au domicile de ses parents à Péage-de-Roussillon (Isère), avait fait l'objet d'un signalement auprès d'un juge des enfants par les services de protection maternelle et infantile à sa naissance en juin 2009, souligne le conseil général de l'Isère dans un communiqué.

 

Après une enquête sociale, le juge des enfants avait ordonné le 17 mars la mise en place d'une aide éducative en milieu ouvert qu'une association de protection de l'enfance avait été en charge d'appliquer, ajoute-t-il.

Le conseil général souligne toutefois que la famille ne s'était pas présentée au rendez-vous fixée par l'association, La sauvegarde, le 13 avril.

 

"Un nouveau courrier a été adressé à la famille pour fixer un deuxième rendez-vous le 19 avril", jour de la mort du nourrisson, mais "compte tenu des difficultés à joindre la famille", l'association avait programmé de lui rendre visite à domicile le 22 avril", explique le conseil général.

 

Absent du domicile au moment du drame, le père du bébé, également toxicomane, a violemment mis en cause sa compagne ainsi que les services sociaux, affirmant vouloir "porter plainte" contre eux.

Sa mère "est une meurtrière, qu'elle aille en prison. J'ai de la haine, c'est tout à fait normal. Elle a tué mon fils", a-t-il déclaré mercredi soir dans une interview sur RTL.

 

Il explique être parti du domicile à la suite d'une "dispute avec elle". "Je n'avais pas le sentiment d'abandonner mon fils, il y avait la mère pour s'en occuper, mais elle ne s'en est pas occupé... je ne la croyais pas comme ça", ajoute-t-il.

La jeune femme, hospitalisée, semble-t-il à la suite d'une overdose, n'a toujours pu être entendue par le juge.

"Ce qui est inadmissible, c'est que les services sociaux n'ont rien fait avant", affirme encore le père ajoutant : "Ils sont venus une fois, mais ne sont plus revenus. Ils auraient dû nous aider (...) ils n'ont pas fait leur travail (...) et bien, on va porter plainte contre eux".

 

De son côté, le procureur adjoint de Grenoble, Jacques Laleure, n'a pas souhaité s'exprimer sur ces accusations.

"La responsabilité sera à rechercher du côté des deux parents et éventuellement des organismes sociaux", s'est-il borné à dire.

 

"Il y aura une enquête pour démontrer exactement où se situe le dysfonctionnement, par rapport au secours qu'on aurait pu apporter à cet enfant", a assuré pour sa part sur Europe 1 la secrétaire d'Etat chargée de la famille, Nadine Morano.

 

Le 23 avril, le parquet avait ouvert une information pour "privation de soins ayant entraîné la mort par ascendant". L'autopsie avait ensuite conclu à un décès consécutif à une "état de déshydratation sévère et de dénutrition".

"Il va falloir que le juge d'instruction vérifie comment il a été possible de ne pas s'apercevoir de l'état de santé de ce petit", confiait mardi à l'AFP une source judiciaire, soulignant toutefois qu'un décès par dénutrition pouvait survenir en quelques jours.

 

Par ailleurs, l'aîné des enfants, un petit garçon de trois ans, avait été placé en famille d'accueil, ses parents disposant d'un droit de visite hebdomadaire à leur domicile, selon le conseil général.

Il souligne d'ailleurs que "le juge des enfants avait été alerté à plusieurs reprises de l'état perturbé de cet enfant à l'issue des visites parentales".

 

Par http://www.afp.com/afpcom/fr/

Publié dans Infos du Monde

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Christine 29/04/2010 12:10



Je ne suis pas sur ce blog pour jeter la pierre aux parents ou à d'autres personnes ou services sociaux.


Ma pensée se focalie sur ce Petit Ange qui avait besoin d'amour et d'attentions.


Que désormais puisse-t-il veiller sur son grand frère qui, selon la presse, semble perturbé lors des visites de ses parents naturels au domicle de ses parents adoptifs.


bva vers ce petit ange qui