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Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /Nov /2009 06:07





Réputée peu sûre pour les femmes, la capitale indienne sera la première ville du pays visée par cette iniative globale lancée par cette organisme onusien, un projet déjà mis en place en Afrique et en Amérique latine.

 

Mégalopole de près de 15 millions d'habitants, New Delhi connaît un taux de criminalité élevé et les femmes en sont souvent les premières victimes. Pour remédier à ce problème, le Fonds pour le Développement des Femmes des nations Unis (UNIFEM) a lancé hier une initiative qui vise à améliorer la sécurité des femmes dans la capitale indienne.

Déjà appliqué dans plusieurs villes d'Afrique et d'Amérique Latine, ce projet, réalisé en partenariat avec le gouvernement de Delhi et plusieurs organisations locales, vise à rendre la ville moins hostiles aux femmes. Améliorer l'éclairage des rues, la sécurité dans les transports publics et dans les parcs font partie des mesures pragmatiques mais concrètes de cette initiative. Après New Delhi, elles devraient être appliquée dans d'autres villes indiennes.

La capitale indienne n'est cependant pas un choix fait au hasard pour démarrer le lancement du projet en Inde. "La violence et surtout la peur de la violence empêche les femmes de sortir à Delhi. Ce n'est pas une ville aussi violente que Rio ou Durban mais Delhi est assez mal classée en ce qui concerne la violence envers les femmes", explique Kalpana Viswanath, coordinatrice de Jagori, association qui milite pour les droits des femmes et principal partenaire de l'Unifem sur le terrain.

 

La National Commission for Women (NCW), un organisme gouvernemental pour la défense des femmes en Inde faisait état de 2000 plaintes pour harcèlement sexuel dont plus de 500 viols l'année dernière. "Delhi a la réputation d'être moins sûre pour les femmes, comparée à des villes comme Bombay ou Calcutta. Les femmes qui sont harcelées sont moins bien protégées et souvent les gens n'interviennent pas lorsqu'une femme se fait agresser", affirme Kalpana Viswanath.

 

Elle assure que Jagori a d'ores et déjà lancé une campagne de prévention à New Delhi, afin d'enrayer la violence contre les femmes: "Nous avons déjà sensibilisé 3500 conducteurs et contrôleurs de bus, afin qu'ils soitent préparés à réagir lorsqu'une femme se fait agresser. Nous comptons aussi évoquer le problème de la violence faite aux femmes avec la police et les Resident Welfare Associations (Associations de quartiers qui défendent les intérêts des habitants, ndlr)".

 

Selon un rapport datant de 2006, réalisé par le Bureau National des statitiques criminelles, un organisme gouvernemental, New Delhi detient le plus haut taux de violences contre les femmes. Sur les 1693 viols répertoriés cette année là en Inde, 562, soit plus de 33% se sont passés à Delhi. La capitale indienne était également le théâtre de 37% des enlèvements de femmes dans le pays.

 

Le meutre en 1999 de Jessica Lal, jeune mannequin tuée après que le fils d'un politicien lui a tiré dessus à bout portant dans un bar de Delhi, et celui, l'année dernière de  Soumya Vishwanathan, une journaliste de 26 ans abattue alors qu'elle rentrait du travail en voiture, tôt dans la matinée avait choqué l'Inde. Activement relayées par les médias, les deux affaires avaient relancé le débat sur l'insécurité dont sont victimes les femmes dans la capitale.  

 

Par http://www.aujourdhuilinde.com/

 

 

Publié dans : Infos du Monde - Communauté : Le champ du monde - Par Planète-Eléa
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