La sophrologie ou l’art de s’écouter

Publié le par Planète-Eléa

Affrontez sereinement une épreuve physique, mentale ou émotionnelle. ©Phovoir

Affrontez sereinement une épreuve physique, mentale ou émotionnelle.

 

 

Une façon d’harmoniser le corps et l’esprit. Voici en quelques mots comment pourrait se définir la sophrologie. Une discipline vieille d’une cinquantaine d’années et qui n’a pas pris une ride ! (Re)Découverte.

La sophrologie prend racine dans les années 1960 en Espagne autour d’un psychiatre colombien,  en poste à Madrid : Alfonso Caycedo, particulièrement intéressé par la philosophie orientale et les techniques de relaxation.

Ses pérégrinations le mènent en Inde où il s’initie au Yoga. Puis auprès du Dalaï Lama. Riche de ces rencontres,  il se met en tête d’élaborer une nouvelle approche basée sur l’étude de la conscience humaine et qui mettrait de côté toute considération philosophique ou religieuse. La sophrologie était née. De sos (harmonieux), -phrenos (conscience) et –logos (étude), c’est en fait « l’étude de la conscience harmonieuse ».

Une relaxation… dynamique

Aujourd’hui, « nous sommes davantage dans le pragmatisme », nous explique Pascal Gautier, directeur de l’Institut de Sophrologie de Rennes. « Même si cela semble antinomique, notre discipline est une sorte de relaxation dynamique, contrairement à l’hypnose. »

Pour comprendre cette notion de « relaxation dynamique », remontons un peu dans le temps. En 1968, aux Jeux olympiques d’hiver de Grenoble, le Dr Raymond Abrezol, médecin et sophrologue, applique ses connaissances auprès de l’équipe suisse de ski alpin. Résultat, sur les 4 skieurs, 3 sont médaillés.

Eh bien c’est ça la sophrologie. Savoir gérer ses émotions, se préparer au changement, que ce soit dans le cadre d’une compétition sportive, d’un examen, de notre vie quotidienne… « Le gros problème de nos sociétés modernes, c’est que nous ne sommes jamais dans l’instant présent » commente Pascal Gautier. « Soit nous sommes stressés pour l’avenir, soit nous ruminons le passé. La sophro propose de se centrer sur l’expérience présente par des mouvements permettant de sentir son propre corps ou des exercices de concentration qui impliquent d’être dans l’instant. »

Mieux gérer les capacités et laisser de côté les faiblesses

Gérer son stress et se libérer, notre spécialiste appelle cela « l’action positive ». C’est ainsi qu’une femme enceinte appréhendera de façon plus sereine les changements corporels « qui peuvent être rapides et violents. Le but n’est pas de chercher à être zen à tout prix, mais de trouver une certaine autonomie, une certaine sérénité. »

Pas une secte !

A ceux qui verraient dans la sophrologie quelque dérive sectaire, Pascal Gautier répond «  nous sommes loin de l’image de farfelus vêtus de tuniques et  gesticulant sur de la musique new-age. » Et c’est vrai que la discipline est encore largement entourée de clichés. « Non, la sophrologie n’est ni une secte, ni une thérapie. » C’est simplement une méthode pour (re)connecter le corps et l’esprit.

Pour en savoir plus et trouver des cours près de chez vous, rendez-vous sur www.annuaire-sophrologues.fr.

Pascal Gautier est l’auteur du livre Découvrir la sophrologie, chez Interéditions.

Publié dans Infos santé

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