Se souvient-on si bien de sa vie sexuelle?

Publié le par Planète-Eléa

 

 

 

 

Les études scientifiques sur la vie sexuelle des gens se basent généralement sur les témoignages des volontaires, invités à raconter leurs parties de jambes en l'air en toute franchise. Mais se souvient-on vraiment avec précision de ce qu'il se passe sous la couette?

D'après les recherches du Duke Clinical Research Institute de Durham aux Etats-Unis, publiées à la fin du mois dernier, non, pas exactement. Comme le rapporte le site Nerve, avec le temps, on a tendance à exagérer certaines choses et à en minimiser d'autres.

Pour étudier ce phénomène, l'équipe du docteur Kevin Weinfurt a interrogé plus de 200 participants sur leurs relations sexuelles au jour le jour et leur a demandé de s'en rappeler un mois plus tard. Ces questions concernaient la satisfaction sexuelle, les actes, l'intérêt pour le sexe, les orgasmes, la fréquence, ou encore les problèmes rencontrés.

Les résultats démontrent que les hommes et les femmes se souviennent assez justement des actes sexuels particuliers (tenter une position inédite par exemple), de l'utilisation d'un lubrifiant ou de médicaments comme le Viagra, ou encore des moments gênants et embarrassants.

A l'inverse, notre mémoire défaille quand il s'agit de parler de la satisfaction sexuelle, des gestes romantiques ou des orgasmes. Les hommes, comme c'est étonnant, sont aussi du genre à exagérer la fréquence de leur intérêt sexuel ainsi que la fréquence à laquelle ils se masturbent.

Interrogé par Nerve, le responsable de l'étude précise: "Les hommes et les femmes ont tous deux tendance à s'imaginer plus intéressés par le sexe que ce qu'ils n'étaient réellement. Mais les hommes sont surtout concernés." La faute aux clichés sexistes?

Weinfurt poursuit: "L'image qu'un homme américain se fait de lui-même est influencée par les normes culturelles de ce qu'un homme est censé être, et cela comprend être très intéressé par le sexe et se masturber plus souvent qu'une femme."

On note enfin que les souvenirs que l'on garde de notre vie sexuelle après un mois dépendent aussi de notre humeur du moment. Ainsi si on est déprimé, on va diminuer le nombre de nos rapports sexuels et se rappeler davantage des problèmes ou des points négatifs, et vice versa.

 

Par http://www.7sur7.be

Publié dans Divers

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