Partager l'article ! Semaine Européenne de la Réduction des Déchets 2009: Du 21 au 29 novembre 2009 La Réduc ...
La gestion des déchets est un enjeu majeur tant sur le plan économique (augmentation des coûts de gestion des déchets) que sur le plan environnemental (gaspillage des matières premières, risque d’insuffisance d’exutoires de traitement à moyen terme). Le Grenelle Environnement en a fait une priorité et a fixé des objectifs très clairs : diminuer la production d’ordures ménagères et assimilées de 7 % par habitant pendant 5 ans, soit une diminution de plus de 5 kg par an et par habitant. "La prévention des déchets, c’est l’un des chantiers clefs du Grenelle, à côté de la rénovation thermique, de l’efficacité énergétique avec au fond, toujours cette même idée sous-jacente : comment faire aussi bien en terme de qualité et de confort avec moins de matières premières ?", a rappelé hier Jean-Louis BORLOO.
L’évolution des modes de vie, des habitudes alimentaires et de consommation, ainsi que la croissance démographique, ont une forte
incidence sur la quantité de déchets produits chaque jour. En 40 ans, la production d’ordures ménagères a ainsi doublé.
Aujourd’hui, chacun d’entre nous produit 590 kg de déchets par an et par habitant dont : 390 kg dans nos poubelles et les conteneurs de tri et 200 kg en déchèterie.
Tous les produits de consommation ont des impacts sur l’environnement.
Ils ont besoin de matières premières et
d’énergie pour être fabriqués.
Ils sont emballés et transportés.
Même s’il est plusieurs fois recyclé, tout
produit ou emballage deviendra un jour un déchet.
Dans ce processus, le consommateur est un maillon essentiel : être "écoconsommateur", cela commence dans un magasin au moment de l’achat, se poursuit à la maison ou sur le lieu de travail, et continue devant une poubelle et les conteneurs de tri.
L’étude « Chariot » conduite par l’ADEME le confirme :
Chaque Français pousse en moyenne 530 kg/an
dans son chariot d’hypermarché, ce qui représente en bout de chaîne 73 kg de déchets par an !
Le consommateur éco-responsable -qui pousse
un chariot mini déchets- produit en moyenne 26 kg de déchets en moins, et en plus fait des économies. Le gain annuel est de l’ordre de 400 à 500 €.
La connaissance du gisement des ordures ménagères et de leur composition est un élément clef de la politique de gestion des déchets.
A cet égard, les résultats de la campagne nationale de caractérisation des ordures ménagères (MODECOM) conduite par l’ADEME en 2007 dans le cadre du Plan national de prévention de la production
de déchets fournissent des points de repère qui incitent à poursuivre les actions en faveur de la prévention de la production de déchets :
39 % du gisement global d’ordures
ménagères et assimilées pourraient faire l’objet d’opérations de prévention à travers le compostage domestique, le stop pub, des campagnes antigaspillage, la limitation des impressions
bureautiques (ou bien le développement de la collecte sélective des déchets dangereux des ménages).
les produits alimentaires non consommés
sous emballage représentent 7 kg / habitant /an.
les textiles sanitaires (couches,
mouchoirs…), gisement ayant connu une forte croissance depuis 1973, représentent aujourd’hui 20 kg/habitant/an.
les déchets d’emballages (y compris en
provenance des activités économiques) représentent un tiers du gisement global d’ordures ménagères et assimilées (environ 125 kg / habitant / an). Seuls 50 % de ce gisement est capté par
la collecte sélective pour recyclage.
De bonnes nouvelles quand même : cette étude montre aussi que les comportements peuvent changer. Les ordures ménagères résiduelles (poubelle grise) ont vu leur composition modifiée ces 15
dernières années. Par exemple :
en 2007, les Français jettent moitié moins
de papiers, de carton et de verre dans la poubelle grise qu’en 1993 car depuis, la collecte sélective s’est développée.
La part des emballages est passée de
39 % à 32% notamment grâce à l’éco-conception.
La toxicité globale des ordures ménagères
résiduelles a baissé sur la base des polluants analysés en 1993.
Certes, les Français sont de plus en plus sensibilisés aux problèmes d’environnement et de développement durable. Ils sont aussi de plus en plus conscients des enjeux que représente la gestion des déchets. Mais des efforts de pédagogie restent à faire.
C’est ce que rappelle la dernière enquête qu’IPSOS a menée pour l’ADEME du 5 au 16 juin 2009 sur les attitudes et comportements des Français face à l’environnement, auprès de 1923 personnes, constituant un échantillon national représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
Au total …
La moitié des personnes interrogées (51%)
considèrent que la consommation durable c’est éviter le gaspillage et ne plus consommer des produits ni de services superflus.
Pour 24 %, c’est consommer des
produits plus robustes et plus économiques à l’usage sur la durée
Pour 21 %, c’est réduire sa
consommation en général
et pour 6 %, c’est louer et échanger
des produits et services plutôt que de les acheter
45 % des personnes interrogées
considèrent que « informer les habitants sur les bons gestes quotidiens » est la première des mesures de développement durable qu’ils souhaitent voir mise en place, juste derrière
« Encourager et aider financièrement la construction ou la rénovation d’habitations respectant l’environnement et limitant les consommations d’énergie » (47 %).
30 % seulement jugent l’information
claire et suffisante sur les produits considérés comme plus respectueux de l’environnement
en outre, 60 % des personnes
interrogées repèrent difficilement ces produits considérés comme plus respectueux de l’environnement lorsqu’ils font leurs courses.
Consultez les programmes détaillés des actions, région par région, pour la Semaine Européenne de la Réduction des Déchets : Alsace | Aquitaine | Auvergne | Basse-Normandie | Bourgogne | Bretagne | Champagne-Ardenne | Corse | Franche-Comté | Haute-Normandie | Ile-de-France | Languedoc-Roussillon | Limousin | Loraine | Midi-Pyrénées | Nord-Pas-de-Calais | Pays de la Loire | Picardie | Poitou-Charentes | Provence-Alpes-Côte-d’Azur | Région Centre | Régions d’Outre-Mer | Rhône-Alpes
« Quand on voit les déchets qu’on produit… on a envie d’agir autrement ! » C’est sur cette rhétorique non culpabilisante mais clairement incitative que se décline la campagne de mobilisation nationale sur 3 ans lancée par le ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer et l’ADEME. Elle n’incite pas à consommer moins mais à consommer autrement. L’expérience prouve en effet qu’un déchet n’est identifié comme tel qu’une fois devant la poubelle. La stratégie adoptée consiste donc à révéler les déchets potentiels dès l’acte d’achat. Elle met en scène notre empreinte déchets de consommateur -un « double » très encombrant- mais qui diminue de taille à chaque geste à chaque geste écoresponsable que l’on peut faire.
A travers 12 gestes simples, la campagne propose donc des solutions concrètes facilement applicables au quotidien.
Je limite les
emballages : Y a t’il plus de fromage blanc dans 8 pots de 125 grammes, ou dans un seul pot d’un kilo ? C’est la même chose...Alors, si la quantité proposée est adaptée à
votre consommation, il est préférable de choisir les produits à grands formats qui ont moins d’emballage. Autre avantage, un produit qui comporte moins d’emballage est souvent plus économique.
En choisissant des produits avec moins d’emballage, on peut réduire ses déchets de 26 kg par personne et par an.
J’achète des
éco-recharges : Quand il n’y a plus de détergent dans le bidon, vous avez besoin de détergent ou d’un nouveau bidon ? Utiliser les éco-recharges permet de diminuer la
quantité d’emballages de 50 à 70% par rapport aux produits classiques et d’économiser ainsi les matières premières nécessaires à la fabrication des emballages. En achetant des éco-recharges on
peut réduire ses déchets de 1 kilo par personne et par an.
Je fais du
compost : Vos déchets de cuisine vous les préférez dans une poubelle ou comme engrais pour vos plantes ? Le compostage domestique s’effectue très facilement à même le sol ou
en bac. Composter ses déchets de cuisine et de jardin, c’est produire un amendement de qualité pour les sols tout en réduisant le transport de déchets, le recours à la mise en décharge et à
l’incinération. En faisant du compost pour ses plantes, on peut réduire ses déchets de 40 kg par personne et par an.
Je limite mes
impressions : Les documents qui traînent des semaines à l’imprimante, était-il si important de les imprimer ? L’utilisation du papier a non seulement un coût financier mais
pèse aussi sur l’environnement. Imprimer recto-verso, utiliser le verso comme brouillon, n’imprimer que ce qui est nécessaire et privilégier l’envoi par mél. , quelques bons réflexes à prendre.
En limitant ses impressions papier, on peut réduire ses déchets de 6 kg par personne et par an.
Mettre un stop pub sur
sa boîte aux lettres : Vous ne lisez jamais les prospectus, et si vous choisissiez de ne plus en recevoir ? Mettre un Stop Pub sur sa boîte aux lettres est un geste simple.
Il permet non seulement de ne plus recevoir de prospectus indésirables mais surtout de réduire ses déchets de 15 kg par personne et par an.
Je donne des
vêtements : Si les objets que vous n’utilisez plus pouvaient servir à quelqu’un d’autre ? Des associations collectent des vêtements, des livres, des jouets ou encore du
mobilier afin de leur donner une nouvelle vie et de les redistribuer à ceux qui en ont besoin. Les vide-greniers, les brocantes, ou les dépôts-ventes sont également un moyen de transmettre à
d’autres ce dont on n’a plus l’usage. En donnant par exemple des vêtements qu’on ne porte plus, on peut réduire ses déchets de 2 kg par personne et par an.
Je donne des
livres : En donnant par exemple en donnant des livres qu’on ne lit plus, on peut réduire ses déchets.
J’utilise des piles
rechargeables : Pourquoi utiliser des piles jetables quand il existe des piles rechargeables ? Ces dernières permettent de diminuer le rejet de produits polluants, d’éviter
de consommer des ressources naturelles rares et de faire des économies. Lorsque c’est possible, il est préférable de brancher ses appareils directement sur le secteur. Déposer les piles usagées
et les accumulateurs en panne dans les points de collecte disposés chez les commerçants ou en déchèterie permet de récupérer les métaux lourds qu’ils contiennent. En utilisant des piles
rechargeables, on évite de rejeter des déchets polluants.
Je loue des
outils : Cet outil que vous utiliserez quatre fois dans votre vie, avez-vous vraiment besoin de l’acheter ? C’est une question récurrente que beaucoup de gens se posent.
Alors, pourquoi ne pas envisager les solutions de location ou de partage ? Des sites dédiés à la location de biens en tout genre, de matériel de bricolage (scie électrique, décolleuse de
papier peint...). sont en pleine expansion, ils pourront certainement répondre à vos besoins. En louant des outils que l’on utilise rarement, on peut réduire ses déchets.
J’utilise un
cabas : Pourquoi utiliser 110 sacs par an pour ses courses, alors qu’un cabas fait aussi bien l’affaire ? La durée de vie des sacs jetables est en moyenne de 20
minutes : ils sont très peu réutilisés. Pour en limiter l’emploi, il suffit de les refuser à la caisse lorsque l’on achète 1 ou 2 produits facilement transportables ou de se servir à la
place d’un cabas ou de sacs réutilisables. En utilisant un cabas pour ses courses, on peut réduire ses déchets de 2 kg par personne et par an.
Je fais réparer mes
appareils : Pourquoi jeter un appareil en panne quand il n’y a qu’une seule pièce à changer ? Une simple réparation permet souvent de remettre un appareil ménager en état de
marche. Cela évite un nouvel achat et permet une économie de matière première. Joints, courroies ou fusibles par exemple peuvent &eciric;tre fournis par les magasins de pièces détachées. On
peut aussi faire appel aux artisans réparateurs. Nous jetons en moyenne 16 à 20 kg d’équipements électriques ou électroniques par an. En faisant réparer ses appareils, on allonge leur durée de
vie et on peut réduire ses déchets.
A la coupe/ou en
vrac : Quand vous achetez du fromage préemballé, c’est pour manger le fromage ou l’emballage ? Fromages et charcuteries à la coupe, fruits et légumes au détail, légumes secs,
céréales, vis et clous en vrac. Il y a de nombreuses manières d’éviter les emballages superflus. En plus de produire moins de déchets, les produits à la coupe ou en vrac sont le plus souvent
moins coûteux pour le porte-monnaie. En achetant des produits à la coupe ou en vrac on peut réduire ces déchets de 2 kg par personne et par an.
A l’occasion de la semaine européenne de la réduction des déchets qui débute ce samedi, les Amis de la Terre lancent une nouvelle campagne sur l’allongement de la durée de
vie des produits. Cette campagne s’articulera autour du site internet www.produitspourlavie.org et d’actions auprès des
collectivités et des distributeurs.
Nos déchets s’accumulent jour après jour, symboles de nos sociétés du jetable et de l’éphémère. Un français jette en moyenne 1 kg de déchets par jour et le traitement des déchets représente 3 % des émissions de gaz à effet de serre de la France. Les pollutions liées à leur élimination génèrent des nuisances sanitaires et environnementales qui pourraient être réduites avec l’adoption de modes de consommation et de production responsables. En amont, la surexploitation des ressources naturelles engendrées par une production d’objets dont la durée de vie est de plus en plus courte n’est pas viable.
Afin que ce cycle infernal cesse, les Amis de la terre agissent pour réduire la production de déchets à la source et lancent dans ce cadre une campagne pour promouvoir l’allongement de la durée de vie des produits. Pour Claude Bascompte, président des Amis de la Terre, « ce site s’adresse aux consommateurs-citoyens. Il a vocation à les guider vers une démarche responsable et engagée en proposant des conseils pratiques et en incitant à réfléchir sur les actes d’achat du quotidien. Il nous propose de retrouver un lien affectif avec les objets et à les garder ‘’pour la vie’’ ».
Le site www.produitspourlavie.org présente ainsi les enjeux liés à l’allongement de la durée de vie des produits avec des conseils pratiques dans trois domaines :
les alternatives aux produits
jetables ;
comment choisir des produits durables
(réparables, de qualité, solides, etc.) ;
le réemploi et la réutilisation pour
retarder la transformation du produit en déchet.
Claude Bascompte rajoute « parce qu’on peut vivre sans changer de téléphone portable ou de baladeur tous les 18 mois, parce que des solutions existent pour faire réparer ses appareils électroménagers, notre campagne vise à faire connaître ces alternatives, à revoir notre rapport aux objets et à remettre en question les modes de consommation non soutenables ».
« Produits pour la vie » présentera également des articles de réflexion, des actualités, des récits d’expériences pour aider les internautes à repenser leur mode de vie au quotidien. Le site proposera aussi des actions éco-citoyennes pour inciter les collectivités à valoriser les activités de réparation-remploi sur leur territoire ou pour pousser les distributeurs à mettre en avant la réparation ou la location plutôt qu’uniquement l’achat.
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