Toy Story 3, c'est reparti !

Publié le par Planète-Eléa

 

 

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En 3D, le troisième épisode de la célèbre saga est un véritable petit chef-d'œuvre d'émotion et d'humour. Le meilleur de la série.

   
Depuis le premier opus, la technologie a énormément évolué, elle est devenue à la fois plus rapide et plus sophistiquée. (Walt Disney Studios)
Depuis le premier opus, la technologie a énormément évolué, elle est devenue à la fois plus rapide et plus sophistiquée. (Walt Disney Studios)

En 1995, John Lasseter révolutionnait le monde de l'animation avec Toy Story, premier long-métrage de l'histoire du cinéma en images de synthèse. Un véritable électrochoc, autant au niveau de la réalisation technique que du scénario. Les jouets avaient une âme et des angoisses existentielles. Woody le Cow-boy et Buzz l'Éclair ainsi que tous leurs copains allaient définitivement entrer dans nos mémoires et montrer la suprématie de Pixar. Quinze ans après le début de l'aventure, le studio sort de son coffre à jouets, Toy Story 3, de loin le meilleur épisode de la saga. Un petit chef-d'œuvre d'émotion, d'intelligence et d'humour.

Aux commandes, Lee Unkrich qui n'est pas un bleu, avait déjà travaillé au montage du premier et coréalisé le second, en 1999. «John Lasseter a insisté pour que, cette fois, je sois seul aux manettes. Il considérait que, jusqu'à présent, je n'avais pas reçu une reconnaissance suffisante », confie Lee Unkrich, le maître du jeu, même si chez Pixar on la joue toujours collectif. «Par nostalgie et superstition, nous nous sommes réunis comme au bon vieux temps, dans une cabane située en plein cœur de Marin County où étaient nées les prémices de Toy Story . À l'époque, nous avions 20 ans, nous étions des pionniers. Et nous ne savions pas encore que le film récolterait 360 millions de dollars dans le monde ! Quand Disney a racheté Pixar, cela a éliminé tous les problèmes qui nous empêchaient de réaliser un Toy Story 3.»

Après deux jours de discussions, John Lasseter, Andrew Stanton ( Le Monde de Nemo ), Pete Docter et Bob Peterson (coréalisateurs de Là-haut ) et Lee Unkrich, sortent de leur retraite avec «le squelette d'une idée ». Andy, le propriétaire des jouets, a grandi et Woody, Buzz ainsi que leurs amis vont échouer dans une crèche. Le personnage double de l'ours Lotso est déjà dessiné ainsi que la fin du film. Andrew Stanton, le réalisateur de Wall-E écrit le premier jet d'un scénario finalisé par Michael Arndt, scénariste oscarisé de Little Miss Sunshine. «Michael appartient aujourd'hui à la famille Pixar et à notre trust des cerveaux.» D'où une intrigue riche en rebondissements mais qui laisse amplement la place aux sentiments les plus variés.

Un concept formidable

Parmi les centaines de nouveaux personnages de Toy Story 3, il y a Ken, irrésistible, fou de fringues, de déco et adepte du dancefloor. Plutôt très gay, non? «Ah bon?» s'étonne le réalisateur qui, lorsqu'il était petit, avait peur des poupées. «Pour moi, Ken est un métrosexuel, très soucieux de son apparence. Il est resté scotché dans les années 1980 et se croit la star de son propre film. La compagnie de jouets Mattel a trouvé le concept formidable.»

Les références cinématographiques fusent. «Lorsque Barbie et Ken se voient pour la première fois, ajoute-t-il, j'ai pensé à la rencontre entre Tony et Maria dans West Side Story. Et quand les amis de Woody sont faits prisonniers dans la crèche, nous avons largement pioché dans la vaste gamme des films de prison et de grande évasion. Un des exemples majeurs a été Luke la main froide de Stuart Rosenberg, avec Paul Newman.»

Depuis le premier opus, la technologie a énormément évolué, elle est devenue à la fois plus rapide et plus sophistiquée. «Je voulais un look parfait tout en conservant l'aspect suranné du premier Toy Story, précise Lee Unkrich. En revanche, les personnages humains n'auraient pas été regardables si on avait gardé leurs caractéristiques d'origine. Il fallait qu'ils soient de chair et de sang, sans être photo-réalistes, et c'est ce qu'il y a de plus difficile à mettre au point.» La suite au prochain épisode ? «Qui sait !»

La bande-annonce :

 

 

LA CRITIQUE

Avec Toy Story 3, le studio Pixar est au sommet de son art. Réalisation virtuose, scénario impeccable alternant émotion, humour au second degré, aventure et grand frisson. Andy, qui va rentrer à l'université, doit faire le ménage. Ses jouets d'enfant - Woody le cow-boy, Buzz l'Éclair et leurs copains - tremblent à l'idée d'atterrir au grenier. Le pire arrive. Jetés par mégarde à la poubelle, ils se retrouvent dans une crèche de tous les dangers. Là, Loslo, le nounours rose, règne en vrai parrain. Il les retient prisonniers pour les donner en pâture à des bambins sadiques. Pour survivre, il faut s'échapper ! Leur scène d'évasion est un des grands moments où tous les personnages ont leur heure de gloire. Entre autres, Ken et Barbie, Buzz, qui après avoir changé de mode, se métamorphose en latin lover, roi du flamenco… À travers le destin de ces jouets, on retrouve toutes nos peurs avouées ou non, l'angoisse de l'abandon, de la séparation ou de la mort. Et la nécessité de grandir. Mais en s'amusant !

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