Un tiers des étudiants de l'OCDE finissent sans diplôme

Publié le par Planète-Eléa

 

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En France, sur 100 étudiants qui entament des études universitaires, 21 seulement n'obtiendront pas de diplôme de fin d'études.

Des doctorants lors de la remise de leur diplôme à la Sorbonne, en mars dernier.
Des doctorants lors de la remise de leur diplôme à la Sorbonne, en mars dernier. Crédits photo : AFP

Le chiffre est plutôt inquiétant : 31 % des étudiants ne parviennent pas à décrocher de diplôme à l'issue de leurs premières années d'études dans les pays de l'OCDE, selon le dernier rapport «Regards sur l'éducation» de l'organisation. La France n'est pas la plus mal placée. Car le taux d'échec massif à l'issue de la première année universitaire, qui oscille entre 40 et 50 %, cache le fait que beaucoup d'étudiants se réorientent et finissent par décrocher un diplôme. Spécificité française, selon l'OCDE, il existe une proportion considérable d'étudiants qui, abandonnant leurs études longues, sont réorientés avec succès vers un enseignement plus court, de type STS ou IUT.

 

En d'autres termes, en France, sur 100 étudiants qui entament des études universitaires, 64 les termineront avec succès, 15 seront réorientés vers des études courtes et 21 seulement n'obtiendront pas de diplôme de fin d'études. Ce phénomène s'observe également, quoique dans une moindre mesure, au Danemark et en Nouvelle-Zélande : 3 % des étudiants qui abandonnent leurs études universitaires sont réorientés avec succès vers l'enseignement court.

Cette particularité explique que la France obtienne un rang honorable parmi ses voisins. Les étudiants qui ne décrochent pas de premier diplôme sont en effet plus de 40 % aux États-Unis, au Mexique, en Nouvelle-Zélande et en Suède, mais moins de 25 % en Belgique, en Corée, au Danemark, en Espagne, en France et au Japon .

 

L'OCDE précise cependant que les connaissances et compétences acquises avant l'abandon des études ne sont pas nécessairement perdues et «peuvent être valorisées sur le marché du travail ». Dans certains pays, une année d'études peut offrir aux étudiants de belles perspectives d'emploi sur le marché du travail. Ce phénomène explique en partie pourquoi certains étudiants décident d'arrêter leurs études prématurément.

 

Il n'empêche. Si l'abandon des études n'est pas nécessairement vécu comme un échec, «des taux d'abandon élevés peuvent être le signe que le système éducatif ne répond pas de façon adéquate aux besoins de ses bénéficiaires », indique l'OCDE. Accroître la proportion de diplômés peut contribuer à améliorer les systèmes d'éducation, en particulier dans les pays où les diplômés de l'enseignement secondaire sont peu nombreux à entamer des études supérieures en raison d'un processus d'admission très sélectif.

Par Marie-Estelle Pech - http://www.lefigaro.fr/

Publié dans Infos du Monde

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