Zone Interdite : Bandes de filles : la nouvelle violence au féminin - 16/05/10 vidéo

Publié le par Planète-Eléa

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Aujourd’hui, la violence des filles se radicalise. Plus de 7000 agressions par an en France, soit 20 par jour en moyenne, sont le fait de mineures. Coups, insultes, racket, braquages, mais aussi humiliations, tortures et tentatives de meurtre : désormais, ces déchaînements de filles se rapprochent de la violence des garçons. En bande, elles font la loi dans leur quartier. Certaines sont même devenues des caïds au féminin.


Qui sont ces jeunes délinquantes, souvent multirécidivistes ? Pourquoi ces comportements extrêmes ?

Habituées à la violence gratuite, déscolarisées, issues de familles en difficulté, elles ont été soumises très tôt à la loi de la rue. Comment les remettre dans le droit chemin ? Tribunal, prison, centre éducatif ouvert ou fermé, quelles sont les solutions ?


Nous avons rencontré Marie, 16 ans, délinquante multirécidiviste condamnée pour vols et violences. Elle en est à sa seconde peine de prison. Placée pour 6 mois dans un centre éducatif fermé, à Ham dans le Nord, elle croise Sarah, 16 ans, qui en est à son deuxième séjour. Particulièrement violente, elle est suivie par la justice depuis l’âge de 13 ans.
Au tribunal de Melun, nous avons suivi Julie, 16 ans. C’est sa première condamnation pour violences graves sur une camarade de collège. En liberté sous contrôle judiciaire, elle a accepté de témoigner, chez elle, avec son père.


Se faire respecter, c’est la loi des quartiers. Un code très spécial, où le moindre geste peut tout faire déraper… Partout dans les grandes villes de France, les bandes de filles font parler d’elles. Provocations, vols, vandalisme, agressions gratuites : elles sont de plus en plus nombreuses à franchir la ligne rouge. Prises sur le fait, elles mentent, pour braver l’autorité. Certaines sont même fières de leur passage par la case prison. Elles n’ont aucune conscience de la gravité de leurs actes. Comment réagissent leurs familles ? Peut-on les aider à sortir cette spirale infernale ?


A Montréal, au Canada, nous avons suivi le travail d’une unité pour jeunes adolescentes violentes. Elles sont 12, entre 14 et 17 ans, et ont été placées là à la demande de leurs parents, démissionnaires ou épuisés. Dans ce centre pilote, ces jeunes filles souvent fugueuses et violentes contre elles-mêmes ou les autres, apprennent à gérer leur colère et leurs émotions. Psychologues et éducateurs viennent également en aide à leurs parents.

Reportages Dorothée Marro, Tac Presse / Florence d’Arthuys, Upside TV / Sophie Hamdad, M6.

 

 

 

 

 

 

Informations complémentaires

Bandes de filles : la nouvelle violence au féminin


Selon l’Observatoire National de la Délinquance et le Ministère de l’intérieur :
- plus de 7000 agressions par an sont aujourd’hui commises en France par des adolescentes ;
- depuis 2002, le nombre de jeunes filles mineures mises en cause pour des violences non crapuleuses a augmenté de près de 140% ;
- environ 700 mineurs sont incarcérés chaque année en France, dont une trentaine de filles.


Justice des mineurs et centres éducatifs fermés
L’ordonnance de 1945 constitue le « Code pénal » des mineurs. Ce texte de loi pose le principe d’une justice des mineurs différente de celle des majeurs, où l’éducation doit toujours primer sur la répression. C’est dans cet esprit qu’ont notamment été créés, sur l’initiative de la Loi Perben de 2002, les centres éducatifs fermés. S’adressant principalement aux mineurs multirécidivistes, ils constituent donc une véritable alternative à la prison et ont pour but d’aider ces jeunes délinquants à se réinsérer dans la société. On en compte aujourd’hui 41.


Garde à vue des mineurs, mode d’emploi
- Entre 16 et 18 ans : un mineur peut être gardé à vue 24 heures, renouvelables une fois, et deux fois en cas d’infraction en bande organisée.
- De 13 à 16 ans : 24 heures, renouvelables une fois pour les délits ou crimes passibles de plus de 5 ans de prison.
- De 10 à 13 ans : 12 heures, renouvelables une fois pour les délits ou crimes passibles de plus de 5 ans de prison.


ORGANISMES ET ASSOCIATIONS


PROTECTION JUDICIAIRE DE LA JEUNESSE
La Protection judiciaire de la jeunesse est un service public qui a pour mission de prendre en charge et d'éduquer les mineurs délinquants ou en danger que lui confient les juges des enfants et le tribunal pour enfants.
Ministère de la Justice
DPJJ
13, pl. Vendôme
75042 Paris Cedex 01
Tél. : 01 44 77 60 60


ASSOCIATION MONTJOIE
Cette association offre à plus de 500 jeunes, âgés de 6 à 21 ans, un hébergement de qualité dans de petites unités et une prise en charge professionnelle pluridisciplinaire. Dans certaines situations, l’association peut également proposer une scolarité adaptée.
75 Boulevard Lamartine
72000 Le Mans
Tél. : 02 43 47 00 30
Email : contact@montjoie.asso.fr


ASSOCIATION SEUIL
Réinsérer les jeunes par la marche à pied : telle est le but de cette association qui vise, par cette méthode, à permettre une véritable rupture et un début de reconstruction personnelle à de jeunes délinquants en grande difficulté.
http://www.assoseuil.org/
31, rue Planchat
75020 Paris
Tél. : 01 44 27 09 88
Email : assoseuil@wanadoo.fr


ASSOCIATION FRANÇAISE DES MAGISTRATS DE LA JEUNESSE ET DE LA FAMILLE
Cette association regroupe les magistrats spécialisés en matière de mineurs. Militante d’une conception humaniste de la justice des mineurs, elle est un interlocuteur privilégié des pouvoirs publics, des associations et des organismes de formation et de recherche. Elle invite les professionnels de l’éducation et du droit à partager ses travaux et enrichir sa réflexion.
AFMJF
Tribunal pour Enfants
Palais de Justice
75055 PARIS-LOUVRE RP.SP
Email : afmjf@club-internet.fr

LIEU DE TOURNAGE

Pour notre sujet sur « l’école des parents » au Canada, notre équipe s’est rendue au Centre jeunesse de Montréal.
http://www.centrejeunessedemontreal.qc.ca/
Adresse : Centre jeunesse de Montréal – Institut universitaire
4675 Rue Belanger
Montreal QC H1T 1C2
CANADA
Email : courrier@cjm-iu.qc.ca


INVITES EN PLATEAU

- Laurent Mucchielli a écrit avec la sociologue Véronique Le Goaziou un ouvrage sur le thème de la délinquance des mineurs : « La violence des jeunes en question » (Ed. Champ social, 2009). A partir de données historiques, statistiques et d’études de dossiers judiciaires, ce livre cherche à casser les idées reçues pour offrir à son lecteur les moyens de se faire une opinion davantage éclairée.
Spécialiste de la délinquance, Laurent Mucchielli publie régulièrement des articles sur son site internet : http://www.laurent-mucchielli.org/.

- Lynda fait partie de l’association Crescendo qui a pour but d’apporter bénévolement soutien et accompagnement aux parents et enfants. L’association propose notamment une aide aux devoirs pour les enfants.
Crescendo recherche actuellement des bénévoles pour organiser des évènements artistiques et culturels.
Email : assocrescendo@hotmail.fr
Tél. : 06 85 51 67 41


BIBLIOGRAPHIE

-« Dictionnaire de l’adolescence » de David Le Breton, PUF, 2009 (voir notamment l’étude de Stéphanie Rubi : La délinquance juvénile féminine et les « crapuleuses » )
-« La violence des jeunes en question », de Véronique Le Goaziou et Laurent Mucchielli, Champ social, 2009
- « La criminalité en France », Observatoire national de la délinquance, rapport 2009
- « La sociologie de la délinquance juvénile », de Gérard Mauger, Editions La Découverte, 2009.

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ema2100 17/05/2010 18:23



Bonjour,


Excellent article ,des phénomènes de



plus en plus inquiétant.


 


Résultat partiel du sondage politique et sociétal


sur webuz2tv d'ema2100 :



Merci beaucoup à tous les votants .
Sondage en cours ,vous pouvez encore voter .



Bon blog et bonne soirée.
ema2100 :Link .