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Dimanche 31 août 2008

Cherche nounou ou baby-sitter sur Internet désespérément




Par Martine Laronche - http://www.lemonde.fr/


A chaque retour de vacances, de nombreux parents paniquent sur le thème "qui va garder les enfants à la sortie de l'école ?" A côté des méthodes traditionnelles (petites annonces chez les commerçants, dans les Crous, aux Centres d'information et de documentation jeunesse), les familles recourent de plus en plus à Internet. Il suffit de taper "recherche baby-sitter" sur un moteur de recherche pour voir apparaître une flopée de sites. Et il n'est pas toujours simple de se repérer.

Les offres des entreprises spécialisées fleurissent. Ces dernières années, la mise en place de la prestation d'accueil du jeune enfant (PAJE), du chèque emploi-service universel (CESU) et la possibilité de bénéficier de 50 % de déductions fiscales ont rendu leurs services plus attractifs. Elles proposent aux parents une sélection de personnes supposées sérieuses.

Parmi elles, Family Sphère (www.family-sphere.com) ou O2 (www.o2.fr) bénéficient d'une bonne réputation. La première affiche des tarifs comprenant un abonnement annuel (de 79 à 199 €) et des tarifs horaires entre 16,50 € et 21 €, avant déduction fiscale. Elle dispose, qui plus est, d'un agrément pour la garde à domicile d'enfants âgés de moins de 3 ans.

La seconde, qui a démarré sur le service à la personne (ménage, repassage, jardinage), s'appuie sur un réseau national de 93 agences. Elle ne prend pas de frais d'adhésion et ses tarifs horaires varient de 14,90 € à 21,90 € en fonction de la région et du volume horaire.

Après la classe (www.apreslaclasse.com) est également un acteur connu du secteur. L'entreprise, lancée en 1992, assure uniquement les sorties d'écoles maternelle (à l'exception des moins de 3 ans) et élémentaire. L'inscription annuelle est de 99 €, et l'heure de garde coûte 17 €, soit respectivement 45,50 € et 8,50 € après déduction fiscale. Ces tarifs sont plus chers pour les départements de l'Ile-de-France, à l'exception de Paris. En cas de non-renouvellement du contrat, le client doit notifier sa décision par lettre recommandée deux mois avant, faute de quoi celui-ci est renouvelé. Pour ces entreprises, le plus difficile est de recruter suffisamment de baby-sitters pour satisfaire la clientèle.

Depuis la rentrée dernière, O2 propose, en plus du profil traditionnel de la nounou étudiante, des mamies nounous. Par ailleurs, elle dispense à ses employés une formation à la sécurité au domicile et aux premiers secours (brevet de sauveteur secouriste du travail).

Ces trois entreprises fonctionnent sur le mode prestataire, c'est-à-dire que ce sont elles qui sont l'employeur de la baby-sitter, ce qui décharge les parents de toutes les formalités (contrat de travail, fiches de paye) tandis que d'autres fonctionnent également sur le mode mandataire. Dans ce cas, le particulier est l'employeur. "Cette formule se révèle, en règle générale, nettement plus avantageuse à partir d'un certain volume horaire de l'ordre d'une vingtaine d'heures", assure David Laveau, directeur de Prositting (www.prositting.com). Sa société, qui se présente comme le numéro un de la garde d'enfants en Ile-de-France, propose les deux formules et accompagne les particuliers employeurs dans leur démarche.

Il existe également des enseignes de service à la personne qui s'appuient sur un réseau national de structures locales. C'est le cas, notamment, de France Domicile (www.francedomicile.fr), qui a débuté dans l'aide au maintien à domicile des personnes âgées et a entrepris d'étoffer son offre sur l'enfance. Le prix horaire moyen est de 9 € après déduction fiscale, et l'enseigne propose la réalisation de devis gratuits.

A côté de ces services plus ou moins coûteux, des sites offrent simplement de mettre en relation parents et baby-sitters. Il suffit de déposer son annonce sur Internet en précisant le profil de la baby-sitter mais c'est à l'employeur de contacter les candidats, de vérifier leur CV et de faire les formalités d'embauche.

Il existe des sites généralistes gratuits comme Vivastreet (www.vivastreet.fr) ou encore Kijiji (www.Kijiji.fr). Bien conçus, ces deux sites offrent un volume important d'annonces sur l'ensemble du territoire.

On trouve également une kyrielle de sites payants spécialisés dans la garde d'enfants. Créé en septembre 2002, Bébé Nounou (www.bebe-nounou.com) est un des plus anciens et affiche un gros volume d'annonces (23 000 annonces en ligne de parents et nounous). "Par rapport aux sites généralistes gratuits, nos annonces sont plus détaillées et mieux classées, assure Line Pambaguian, cofondatrice du site. Par ailleurs, nous avons des fiches conseils sur les formalités et les aides pour tous les modes de garde." Les tarifs sont identiques pour les parents et les baby-sitters, soit 1,80 € pour quatre jours, 5 € pour trente jours ou 10 € pour quatre-vingt-dix jours.

Le site Bébé Annonce (www.bebe-annonce.com), fondé en 2001, se détache du lot et se prévaut d'un volume de 15 000 à 16 000 annonces (5 € par mois). En octobre, le site va proposer une nouvelle version avec une cartographie détaillée pour trouver au plus près de chez soi. Enfin, Baby Nounou (www.babynounou.fr) annonce 8 500 annonces de baby-sitters et de nourrices. Il en coûte aux parents 1,80 € pour une connexion et 8 € pour troismois.


Publié dans : Le coin Ass-Mat - Communauté : Assistante Maternelle
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Lundi 4 août 2008

Le salaire de l'assistante maternelle


 

 

La rémunération des assistantes maternelles est définie par la convention collective nationale des assistants maternels des particuliers employeurs.

Selon la convention collective, chaque heure de travail doit être rémunérée au minimum 2,45 €, sur la base de 1/8 du salaire brut journalier. À titre d'exemple, une journée de neuf heures de garde est payée 22,05 €. Le salaire mensuel brut pour une année à temps plein est fixé de la manière suivante : salaire horaire brut x nombre d'heures hebdomadaires x 52/12.

Ce mode de calcul permet de lisser la rémunération sur l'année. La durée conventionnelle de l'accueil est fixée à une moyenne de 45 heures par semaine. Au-delà, les heures sont payées et majorées d'un commun accord entre les parties.

Les indemnités d'entretien sont au minimum de 2,81 € par journée d'accueil. S'y ajoutent les éventuels frais de repas ou de goûter, si le parent employeur ne fournit pas son repas à l'enfant et les indemnités de déplacement lorsque la salariée transporte l'enfant dans son véhicule. L'ensemble de ces indemnités n'est pas soumis à cotisations.

Si l'enfant a un handicap ou s'il présente momentanément des difficultés de santé réclamant une attention accrue, une majoration horaire minimale de 0,14 Smic s'applique (décret n°2006-627 du 29 mai 2006).

Le paiement du salaire, effectué à date fixe, s'accompagne de la remise du bulletin de paie (un modèle de bulletin de paie est joint en annexe 6 de la convention) qui récapitule les heures réellement effectuées au cours du mois.

Les congés payés

Les assistantes maternelles bénéficient de cinq semaines au plus, fixées par l'employeur s'il est le seul à la faire travailler. Si l'assistante maternelle a plusieurs employeurs, c'est d'un commun accord qu'ils s'efforceront de déterminer la date des congés.

Cet accord doit être finalisé au plus tard le 1er mars de chaque année afin que chacun puisse organiser ses vacances. Si aucun accord n'est trouvé, c'est à la salariée de fixer quatre semaines de ses congés pendant la période du 1er mai au 31 octobre de l'année et une semaine en hiver. Lorsque l'accueil s'effectue sur une année complète, les congés payés sont rémunérés au moment où ils sont pris.

Régime de prévoyance

Les assistantes maternelles agréées, immatriculées à la Sécurité sociale depuis au moins douze mois, et ayant cotisé sur une période globale des 4 trimestres civils précédant l'interruption de travail sur un salaire au moins égal à 40% du montant minimum de vieillesse et d'invalidité, bénéficient d'une indemnisation complémentaire à la Sécurité sociale, sous certaines conditions :

en cas d'absence pour maladie ou accident constaté par un arrêt de travail dans les 48 heures ;

en cas d'invalidité reconnue par la Sécurité sociale d'un taux supérieur à 66 %.

Les indemnités ou rentes sont calculées sur la base du salaire brut mensuel. Ce nouveau régime de prévoyance (décrit en annexe 2 de la convention) est financé à parts égales - 1,15 % du salaire - par les employeurs et la salariée.

La rémunération des jours de formation

: les périodes de formation obligatoires ne doivent pas entraîner de diminution du salaire. Si elles ont lieu un jour habituellement travaillé, vous devez verser le salaire de base. Mais le conseil général est tenu d'organiser la garde des enfants pendant ce temps.

Source : http://www.dossierfamilial.com/
Publié dans : Le coin Ass-Mat - Communauté : Assistante Maternelle
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Dimanche 3 août 2008
Assistante Maternelle - Contrat de Travail





1) Le contrat doit-il être écrit ?

Un contrat de travail doit être conclu entre l’assistante maternelle et son employeur (en l’occurrence les parents de l’enfant). Il est obligatoirement écrit et établi pour chaque enfant (l’obligation de signer un contrat pour chaque enfant est prévu par la CCN mais pas par le statut législatif). Il est rédigé en deux exemplaires datés, paraphés et signés par l’employeur et le salarié qui en garde un exemplaire (CCN, art. 4).

2) Quelle est la valeur de l’engagement réciproque ?

Il s’agit d’un contrat qui engage les parties qui le signent. Le contenu du contrat de travail est libre sous réserve du respect des dispositions légales, règlementaires et conventionnelles régissant le statut des assistantes maternelles. Le contrat doit, en tout état de cause, comporter les mentions obligatoires prévues à l’article 4 de la CCN reprises, pour l’essentiel, par l’article D. 773-7 du Code du travail.

3) Peut-on prévoir des clauses particulières dans le contrat de travail concernant les soins de l’enfant ?

Le contrat de travail doit préciser les conditions d’emploi de l’assistante maternelle, mais aussi les conditions d’accueil de l’enfant. Ainsi, les parents peuvent énoncer une série de consignes concernant son régime alimentaire, ses modes de déplacement (par exemple : autorisation ou non pour l’assistante maternelle de le transporter en voiture), les sorties, les soins à lui prodiguer…

4) Peut-on faire un CDD avec une assistante maternelle ? Et si oui dans quel cas ?

En règle générale, il est conseillé de conclure un contrat de travail à durée indéterminée avec une assistante maternelle (CDI) même si ce mode de garde est utilisé pour une période limitée. En effet, le CDD est plus contraignant car les règles spécifiques prévues dans ce cas par le code du travail s’appliquent. La conclusion d’un CDD pourrait toutefois se justifier dans certaines circonstances particulières, par exemple en cas de remplacement de l’assistante maternelle absente pour maladie, maternité, accident…

5) La mensualisation est-elle obligatoire ?

Oui. Lorsque l’accueil est régulier, le salaire de base de l’assistante maternelle doit être mensualisé, et ce quel que soit le nombre d’heures d’accueil par semaine et le nombre de semaines d’accueil dans l’année (CCN, art. 7). Si l’accueil s’effectue sur une année complète (52 semaines y compris les congés payés du salarié), le salaire mensuel brut de base est égal au salaire horaire brut x nombre d’heures d’accueil par semaine x 52/12. Ce salaire est ainsi versé tous les mois, y compris pendant les périodes de congés payés, sous réserve des droits acquis au cours de la période de référence.

6) Existe-t-il une durée maximale de travail ?

L’assistante maternelle ne peut pas être employée plus de six jours consécutifs. Elle doit bénéficier d’un repos quotidien au moins égal à 11 heures consécutives (CCN, art. 6). Par exemple : si l’enfant a quitté son domicile à 20 heures, les parents ne peuvent pas lui confier avant 7 heures le lendemain matin. Il est toutefois possible de déroger à cette règle des 11 heures consécutives de repos afin d’assurer l’accueil d’un mineur sans interruption pendant deux ou plusieurs jours consécutifs, pour des motifs liés à l’indisponibilité du ou des parents du fait de leur travail ou de leur état de santé ; un décret (à paraître) ou un accord collectif étendu devra préciser le repos ou l’indemnité qui devra alors, obligatoirement, être accordée au salarié en contrepartie à cette réduction du repos quotidien (art. L. 773-10 et D. 773-10 du Code du travail).
Par ailleurs, l’employeur ne peut demander à une assistante maternelle de travailler plus de 48 heures par semaine, cette durée étant calculée comme une moyenne sur une période de 4 mois (ou, avec l’accord du salarié, sur une période de 12 mois, dans le respect d’un plafond annuel de 2 250 heures). Sous réserve d’obtenir son accord écrit, l’employeur peut demander à l’assistante maternelle de travailler plus de 48 heures ; l’éventuel refus de l’assistante maternelle ne peut toutefois lui causer aucun préjudice (art. L. 773-11 et D. 773-11 du Code du travail).

7) Une assistante maternelle peut-elle exiger le paiement d’heures supplémentaires ?

La durée conventionnelle d’accueil de l’enfant est de 45 heures par semaines, c’est-à-dire 9 heures par jour. Au-delà, l’assistante maternelle a droit à une majoration de son salaire. Celle-ci est négociée entre les parties (employeur et salarié). Pour éviter tout conflit, il est préférable de prévoir dans le contrat de travail le montant de la majoration appliqué à partir de la 46e heure de garde.

8) Les frais de repas sont-ils compris dans l’indemnité d’entretien ?

Non. L’indemnité d’entretien est destinée à couvrir les frais engagés par l’assistante maternelle pour accueillir l’enfant (eau, gaz, électricité, produits de toilette, jeux d’éveils, couches…). Elle est due pour chaque jour d’accueil. Son montant ne peut pas être inférieur à un minimum fixé par les partenaires sociaux à 2,65 € par journée d’accueil. Les frais de repas ne sont pas compris dans cette indemnité. Si l’assistante maternelle fournit les repas, employeur et salarié doivent se mettre d’accord sur la nature des repas, et le montant de l’indemnité versée à ce titre (CCN, art. 8).

9) Dans quels cas le versement d’une indemnité d’absence est-il obligatoire ?

Le contrat de travail doit prévoir les périodes d’accueil de l’enfant. Ainsi, les absences non prévues au contrat de travail donnent lieu à rémunération intégrale, sauf si l’enfant ne peut être accueilli du seul fait de l’assistante maternelle. En outre, l’assistante maternelle n’est pas rémunérée dans les cas suivants (CCN, art. 14) : • pendant les courtes absences de l’enfant pour maladie, dans la limite de 10 jours par an ; • dans le cas d’une maladie qui dure 14 jours consécutifs, ou en cas d’hospitalisation. Dans ces deux cas, l’employeur doit communiquer à l’assistante maternelle, dans les 48 heures, un certificat médical daté du premier jour d’absence. Après 14 jours calendaires consécutifs d’absence, l’employeur doit reprendre le paiement du salaire ou décider de rompre le contrat.

10) Qui fixe la date des vacances ?

La date des congés est fixée par l’employeur. En cas de pluralité d’employeurs (ce qui est fréquemment le cas), l’article 12 (d) de la convention collective invite les parties (l’assistante maternelle et ses différents employeurs) à s’efforcer de fixer des dates de vacances d’un commun accord, et ce à compter du 1er janvier et au plus tard le 1er mars de chaque année. Si un accord n’est pas trouvé à cette date, l’assistante maternelle peut fixer elle-même les dates de ses congés, à raison de 4 semaines de congés pendant la période allant du 1er mai au 31 octobre de l’année, et une semaine en hiver ; elle doit alors prévenir ses employeurs au plus tard le 1er mars de l’année considérée.

11) Lorsque la garde de l’enfant s’effectue sur une année complète, comment les congés payés sont-ils rémunérés ?

Les jours de congés payés acquis par l’assistante maternelle sont rémunérés lorsqu’ils sont pris. L’assistante maternelle perçoit alors son salaire mensuel brut de base (hors indemnité d’entretien et pour frais de repas) habituel (CCN, art. 12).

12) Les jours fériés sont-ils chômés et payés ?

  • 1er mai
    Seul le 1er mai est un jour férié chômé et payé, s’il tombe un jour habituel d’accueil de l’enfant. Le chômage du 1er mai ne peut occasionner aucune réduction de rémunération. Si l’enfant lui est confié ce jour-là, le salaire de l’assistante maternelle doit être majoré de 100 %.
  • Autres jours fériés
    Les autres jours fériés sont chômés uniquement sur décision de l’employeur. S’ils le sont, ils ne peuvent pas être la cause d’une diminution de la rémunération de l’assistante maternelle si les conditions suivantes sont remplies, avec le même employeur : l’assistante maternelle a au moins 3 mois d’ancienneté, elle a gardé l’enfant la veille du jour férié et le lendemain, lorsqu’elle travaille 40 heures ou plus par semaine, elle a accompli 200 heures minimum dans les 2 mois précédant le jour férié (si elle travaille moins de 40 heures par semaine, elle doit avoir accompli un nombre d’heures réduit proportionnellement par rapport à un horaire hebdomadaire de 40 heures) (CCN, art. 11).
    Les jours fériés travaillés doivent être prévus au contrat (à défaut, le salarié peut refuser l’accueil de l’enfant). Lorsque l’accueil est effectué un jour férié prévu au contrat, il est rémunéré sans majoration.

13) En cas d’arrêt de travail de l’assistante pour maladie ou accident du travail, l’employeur doit-il lui verser des indemnités (complémentaires à la Sécurité sociale) ?

Non, mais l’assistante maternelle peut, sous certaines conditions, bénéficier, pour ces absences, d’une indemnité d’incapacité complémentaire versée par l’IRCEM. Les conditions à remplir sont les suivantes :
- avoir un agrément permettant l’exercice de la profession, en cours de validité le premier jour d’arrêt de travail ;
- être immatriculé à la sécurité sociale depuis au moins 12 mois au premier jour du mois où est survenue l’interruption de travail ;
- avoir cotisé sur une période globale des 4 trimestres civils précédant l’interruption de travail sur un salaire cumulé dans la profession d’assistant maternel au moins égal à 40 % du montant minimum de vieillesse et d’invalidité, dans les conditions fixées par la sécurité sociale pour l’ouverture des droits aux prestations en espèces ;
- justifier, sauf impossibilité absolue, de son incapacité de travail dans les 48 heures, en adressant à l’employeur un avis d’arrêt de travail ;
- être soigné sur le territoire de l’Union européenne ;
- se soumettre à une contre-visite s’il y a lieu. (CCN, annexe II « Accord prévoyance de la convention collective). Une notice d’information est disponible sur le site de l’IRCEM
Bon à savoir !
Pendant le congé de maternité (ou d’adoption) de l’assistante maternelle, l’employeur n’est pas tenu de lui maintenir son salaire (CCN, art. 16). L’assistante maternelle a droit, si elle remplit les conditions, aux indemnités journalières de la Sécurité sociale.

14) En cas de démission, l’assistante maternelle doit-elle respecter un préavis ?

Après la période d’essai, le préavis à respecter est de 15 jours calendaires pour un salarié ayant moins de 1 an d’ancienneté. Il est de 1 mois calendaire au-delà de 1 an d’ancienneté avec le même employeur (CCN, art. 18). La démission doit être notifiée à l’employeur par lettre recommandée avec avis de réception. Le préavis commence à courir à compter de la date de la première présentation de la lettre à l’employeur.

15) L’employeur peut-il modifier le contrat de travail d’une assistante maternelle ?

Si l’assistante maternelle accepte le changement, il n’y a pas de problème. Il suffit de rédiger un avenant au contrat de travail initial (signé par les deux parties). Toutefois, une assistante maternelle peut refuser un changement s’il porte sur un élément essentiel de son contrat (par exemple : baisse de sa rémunération liée à un nombre d’heures de garde inférieur). Dans ce cas, l’employeur peut décider soit de renoncer à la modification du contrat soit rompre le contrat de travail.

16) Doit-on justifier la rupture du contrat de travail d’une assistante maternelle ?

La décision de l’employeur de ne plus confier d’enfant à l’assistante maternelle entraîne la rupture du contrat de travail. Selon la cour de cassation, l’employeur n’est pas tenu de mentionner le motif de la rupture dans la lettre de licenciement. Il doit simplement aviser l’assistante maternelle de son intention de rompre le contrat de travail par lettre recommandée avec avis de réception. La date de première présentation de la lettre recommandée fixe le point de départ du préavis (CCN, art. 18). La rupture du contrat ne doit toutefois pas reposer sur des motifs illicites (un motif discriminatoire lié, par exemple, à la religion) ou abusifs ; à défaut, l’employeur pourrait être sanctionné par les tribunaux (attribution de dommages-intérêts). En outre, la maternité de la salariée ne peut être le motif du retrait de l’enfant (CCN, art. 16).

17) Le versement d’une indemnité de rupture du contrat est-il prévu ?

En cas de rupture du contrat, par retrait de l’enfant, à l’initiative de l’employeur, celui-ci doit verser, sauf en cas de faute grave, une indemnité de rupture au salarié ayant au moins 1 an d’ancienneté avec lui. Cette indemnité est égale à 1/120 du total des salaires nets perçus pendant la durée du contrat (CCN, art. 18).
Si l’agrément obligatoire de l’assistante maternelle lui est retiré ou fait l’objet d’une suspension, l’employeur ne peut plus confier son enfant au salarié et doit lui signifier le retrait forcé de l’enfant entraînant la rupture du contrat de travail. Dans ce cas, l’employeur ne doit aucune indemnité au salarié, exception faite de l’éventuelle indemnité compensatrice de congés payés.

Source : http://www.travail-solidarite.gouv.fr/

 

Sachez-le : la « Convention Collective Nationale (CCN) des assistants maternels du particulier employeur » du 1er juillet 2004 (brochure n°3317) est consultable gratuitement sur le site : www.legifrance.gouv.fr

 


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