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Planète - Eléa à Paris et l'Elyséee
 pour la Force d'Ingrid Bétancourt





Planète - Eléa sera toujours avec toi Ingrid.
Ta force, ton combat pour un monde meilleur,
nous serons chaque jours à tes côtés...

pour enfin changer les choses...







Samedi 5 juillet 2008
par willy et sandrine publié dans : Infos du Monde
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Vacances : le calendrier des bouchons



Par http://www.lefigaro.fr/


.

Crédits photo : AFP

Week-end par week-end, retrouvez toutes les prévisions de trafic de Bison-Futé pour ces deux mois de grandes vacances. Ce week-end, le drapeau rouge est de sortie.

» Consulter les prévisons de juillet à septembre de Bison-Futé

Légende :

Vert : circulation habituelle

Orange : circulation difficile

Rouge : circulation très difficile

Noir : circulation extrêmement difficile

Week-end du 4 au 6 juillet : un long week-end de départs

Dans le sens des départs :

Le vendredi 4 juillet est classé ORANGE au niveau national, et ROUGE en Ile-de-France et en Vallée du Rhône (accès aux Alpes)
Le samedi 5 juillet est classé ROUGE au niveau national
Le dimanche 6 juillet est classé VERT au niveau national.

Dans le sens des retours :

- L'ensemble du week-end est classé VERT au niveau national

» Recommandations de Bison-Futé pour ce premier week-end de vacances

Week-end du 11 au 14 juillet : premiers bouchons sur la route des retours

Dans le sens des départs :

Le vendredi 11 juillet est ROUGE en Île de France et en Vallée du Rhône (accès aux Alpes) et ORANGE dans le reste du pays.
Le samedi 12 juillet est classé NOIR en Vallée du Rhône (accès aux Alpes) et ROUGE dans le reste du pays.
Le dimanche 13 juillet est classé ORANGE en Vallée du Rhône (accès aux Alpes) et VERT au niveau national.
Le lundi 14 juillet est classé VERT sur tout le territoire

Dans le sens des retours :

Le Vendredi, samedi et dimanche 11, 12 et 13 juillet sont classés VERTS sur le territoire national
Lundi 14 juillet est classé ROUGE en Île de France et dans les régions du Grand-Ouest et du Nord. Sur le reste du territoire, la journée est classée ORANGE.

Week-end du 18 au dimanche 20 juillet : la route des départs encore très chargée

Dans le sens des départs :

Le vendredi 18 juillet est classé ROUGE en Île de France et ORANGE dans le reste du pays.
Le samedi 19 juillet est classé ROUGE sur tout le territoire
Le dimanche 20 juillet est classé VERT dans tout le pays

Dans le sens des retours :

Le vendredi 18 juillet est classé VERT dans tout le pays.
Le samedi 19 juillet est classé ORANGE dans les régions Bourgogne, Est, Rhône-Alpes et Sud-Est et VERT dans le reste du pays.
Le dimanche 20 juillet est classé VERT dans tout le pays

Week-end du 25 au 27 juillet : chassé-croisé de la fin du mois de juillet

Dans le sens des départs :

Le vendredi 25 juillet est classé ROUGE en Île de France et ORANGE dans le reste du pays.
Le samedi 26 juillet est classé ROUGE au niveau national
Le dimanche 27 juillet est classé VERT au niveau national.

Dans le sens des retours :

Le vendredi 25 juillet est classé ORANGE dans les régions Bourgogne, Est, Rhône-Alpes et Sud-Est et VERT dans le reste du pays.
Le samedi 26 juillet est classé ORANGE dans les régions Sud-Ouest, Rhône-Alpes et Sud-Est et VERT dans le reste du pays.
Le dimanche 27 juillet est classé ORANGE dans tout le pays

Week-end du 1er au 3 août : le week-end le plus chargé de l'été

D ans le sens des départs :

Le vendredi 1er août est classé ROUGE au niveau national
Le samedi 2 août est classé NOIR au niveau national
Le dimanche 3 août est classé ORANGE au niveau national

Dans le sens des retours :

Le vendredi 1er août est classé VERT au niveau national
Le samedi 2 août est classé ROUGE au niveau national
Le dimanche 3 août est classé ORANGE au niveau national

Week-end du 8 au 10 août : les difficultés se concentrent le samedi

Dans le sens des départs :

Le vendredi 8 août est classé ORANGE au niveau national
Le samedi 9 août est classé ROUGE au niveau national
Le dimanche 10 août est classé VERT au niveau national

Dans le sens des retours :

Le vendredi 8 août est classé ORANGE au niveau national
Le samedi 9 août est classé ROUGE les régions Sud-Ouest, Rhône-Alpes et Sud-Est et ORANGE sur le reste du territoire
Le dimanche 10 août est classé ORANGE dans le Sud-Ouest et VERT dans le reste du pays.

Week-end du 14 au 17 août : la route des retours voit «rouge»

Dans le sens des départs :

Le jeudi 14 août est classé ORANGE en Île-de-France, dans le Grand-Ouest et le Nord. La journée est classée VERTE sur le reste du territoire
Le vendredi 15 août est classé VERT sur tout le territoire
Le samedi 16 août est classé ROUGE dans les régions Rhône-Alpes et Sud-Est. La journée est classée ORANGE sur le reste du territoire
Le dimanche 10 août est classé VERT au niveau national

Dans le sens des retours :

Le jeudi 14 août est classé VERT sur tout le pays
Le vendredi 15 août est classé VERT sur tout le pays
Le samedi 16 août est classé ROUGE dans tout le pays
Le dimanche 17 août est classé ROUGE en Île-de-France, dans le Grand-Ouest et le Nord et ORANGE dans le reste du pays

Week-end du 22 au 24 août : décrue des bouchons

Dans le sens des départs :

Le vendredi 22 août est classé VERT sur tout le territoire
Le samedi 23 août est classé ORANGE dans les régions Rhône-Alpes et Sud-Est. La journée est classée VERTE sur le reste du territoire
Le dimanche 24 août est classé VERT au niveau national

Dans le sens des retours :

Le vendredi 22 août est classé ORANGE sur tout le pays
Le samedi 23 août est classé ROUGE les régions Sud-Ouest, Rhône-Alpes et Sud-Est et ORANGE sur le reste du territoire
Le dimanche 24 août est classé ROUGE en Île-de-France et ORANGE dans le reste du pays

Week-end du 29 au 31 août : la décrue se confirme sauf en Île-de-France

Dans le sens des départs :

Le vendredi 29 août est classé VERT sur tout le territoire
Le samedi 30 août est classé ORANGE en Vallée du Rhône (accès aux Alpes). La journée est classée VERTE sur le reste du territoire
Le dimanche 31 août est classé VERT au niveau national

Dans le sens des retours :

Le vendredi 29 août est classé ORANGE sur tout le pays
Le samedi 30 août est classé ORANGE sur tout le pays
Le dimanche 31 août est classé ROUGE en Île-de-France et VERT dans le reste du pays

Samedi 5 juillet 2008
par willy et sandrine publié dans : Infos du Monde
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Aude, Jamel et leurs bébés placés : le carnet rose vire au cauchemar


Par ONDINE MILLOT - http://www.liberation.fr/


Justice. Des parents privés de façon contestée de leur fils de 15 mois et de leur nourrisson.

Elle garde les mains jointes, le regard triste et baissé. Il lève la tête, ravale sa douleur pour expliquer. Aude et Jamel, 35 et 36 ans, sont parents de deux très jeunes enfants (1). Basile, l’aîné, a 15 mois, et Laïla, sa petite sœur, vient de naître, le 16 juin. Leurs journées devraient être rythmées par le tourbillon épuisant et joyeux des biberons, couches et jeux. Au lieu de ça, les voilà seuls.

Evanouissement. Leurs bébés sont «quelque part dans le département». C’est la seule information qu’ils ont. L’aide sociale à l’enfance (ASE) des Hauts-de-Seine les a placés le 26 juin. Une décision «brutale et injustifiée», dit Karine Shebabo, leur avocate. Dans ce dossier, de nombreux acteurs administratifs contactés par Libération admettent que la séparation «n’aurait jamais dû avoir lieu». Et évoquent «un regrettable enchaînement ». «Si je ne m’étais pas évanouie, si mon mari n’était pas sorti faire les courses, les enfants seraient là», se culpabilise Aude. A regarder les photos de Basile, petit visage pointu au regard plein de vie, à lire son carnet de santé, qui retrace les premiers mois d’un enfant en forme et régulièrement suivi, on se demande ce que les parents peuvent avoir à se reprocher.

Mais eux devancent la question, habitués maintenant à se justifier. Aude est dépressive, elle a besoin de prendre un traitement. Lorsqu’elle apprend qu’elle est enceinte de Laïla, elle arrête les médicaments. «J’avais peur que cela fasse du mal au bébé.» Encore plus déprimée, elle ne fait pas suivre sa grossesse . Et se présente à la maternité de Neuilly, dans la nuit du 16 juin, sur le point d’accoucher, sans aucun dossier. «Ils étaient mécontents qu’on n’ait pas les papiers», dit Jamel, ce que confirme la maternité.

Entre le père et le personnel médical, les choses se passent mal. Jamel se braque aux questions qu’on lui pose sur leur vie. Il les trouve indiscrètes. Le lendemain de l’accouchement, Aude est dans un état de «grande faiblesse» psychologique et physique. Mais la psychiatre qui la soigne trouve qu’elle réagit «bien» au traitement donné, qu’elle se retape vite. D’autres membres du personnel médical sont plus inquiets. Lorsqu’elle quitte la maternité, le 25 juin, ils alertent l’ASE.

Le lendemain, jeudi 26 juin, une éducatrice de l’ASE et une puéricultrice de la Protection maternelle infantile (PMI) se rendent au domicile. Jamel est sorti faire les courses, Aude et les enfants dorment. Sonnée par les médicaments, elle a du mal à répondre aux questions. Les visiteurs trouvent que l’appartement est «sale», et s’inquiètent de l’état de la mère. Ils reviennent une heure plus tard avec des policiers. Choquée, Aude s’évanouit. Les pompiers l’emmènent aux urgences d’un hôpital voisin, d’où on la laisse repartir peu de temps après. Mais trop tard. Jamel est injoignable. Le parquet des mineurs de Nanterre décide d’un placement provisoire des bébés.

«Doudous». La mesure aurait pu ne durer que quelques heures. Mais la juge des enfants est en vacances, l’audience pour décider du sort de Basile et Laïla est repoussée au 10 juillet. Certes, il y a bien une deuxième juge pour traiter des «urgences». Elle considère visiblement que ce n’en est pas une. A la demande de l’avocate, elle accorde toutefois un droit de visite de deux heures tous les jours aux parents. Il ne sera pas respecté par l’ASE. Depuis neuf jours de séparation, les parents n’ont pu voir leurs enfants que deux fois une heure. «On a apporté leurs doudous, leurs biberons, leurs vêtements, et une écharpe avec le parfum d’Aude, explique Jamel au bord des larmes. Les gens de l’ASE nous ont dit que c’était bien.» Jointe par téléphone, l’ASE des Hauts-de-Seine explique qu’elle n’a «pas les moyens» de respecter le droit de visite de deux heures par jour. Et justifie le placement en expliquant avoir détecté un «danger imminent» pour les enfants.

La psychiatre qui a suivi Aude à la maternité ne semble pas de cet avis. Certes, elle pense que la famille a besoin d’aide, une assistance éducative pour les enfants et un suivi médical pour leur mère. Mais elle atteste dans un certificat que Aude est tout à fait «apte à s’occuper de ses deux enfants au domicile», et que le placement est «disproportionné». «Quand on a vu Basile, on a essayé de lui expliquer ce qui se passait, raconte Aude. On lui a surtout dit qu’on ne l’abandonnerait jamais.»

(1) Les prénoms ont été modifiés.

Samedi 5 juillet 2008
par willy et sandrine publié dans : Infos du Monde
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Ingrid Betancourt libre : les premières images
pour Planète - Eléa







Jeudi 3 juillet 2008
par willy et sandrine publié dans : Infos du Monde
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Baby boom au lycée


Par
MARIA PIA MASCARO - http://www.liberation.fr/


A Gloucester, l’année scolaire se clôt sur une énigme : 18 lycéennes se sont retrouvées enceintes. Effet «Juno» ou ennui ? Les ados se sont-elles concertées ? Le port de pêche américain garde son secret.

 

Une tempête vient de s’abattre sur Gloucester, ville de pêcheurs du Massachusetts à 60 kilomètres au nord de Boston. Il y a dix jours, un article du magazine Time a révélé l’existence d’un «pacte» entre plusieurs adolescentes du lycée de la ville : elles auraient décidé d’être enceintes au même moment et d’élever leurs enfants ensemble.

Au cours de l’année scolaire écoulée, dix-huit jeunes filles de moins de 17 ans sont tombées enceintes et plusieurs d’entre elles ont déjà accouché. Or, ces dernières années, il n’y avait pas plus de trois grossesses par an au lycée.Six fois moins. Il s’est bien passé quelque chose, mais quoi ? Personne n’est d’accord sur la réponse à apporter.

Ce week-end, la ville célébrait la fête de San Pietro, le saint patron des pêcheurs, honoré par les centaines de familles descendantes d’immigrés siciliens et portugais. Une partie de la foule est rassemblée sur la plage pour une compétition de natation et les adolescents se pressent par grappes autour des attractions foraines. Les conversations portent évidemment sur l’«affaire». «Il y en a trois qui ont couché avec le même mec, un sans-abri de 24 ans», affirme, sûre d’elle, Christina Johnsen, 15 ans. Elle dit connaître plusieurs des filles enceintes. «Le pire c’est qu’elles en sont fières. Elles veulent juste un jouet.»

Oubli de pilule

Du haut de ses 12 ans, alors qu’elle en paraît 16, Britney Burke a son explication : «C’est mortel d’ennui ici», dit-elle, en pointant du regard le crooner gominé, fagoté dans un costard démodé au liséré argenté qui s’agite sur une scène vide ornée de drapeaux aux couleurs transalpines. Britney secoue la tête. Son amie Tasha Marshall, 13 ans, dit aussi connaître une des filles enceintes, Kyle. «Elle a payé un mec de 29 ans pour qu’il la mette en cloque. Elle l’a fait pour être cool», lâche-t-elle, méprisante.

Si tout le monde en ville a son avis sur la question, chacun semble aussi s’être donné le mot pour protéger l’identité des jeunes filles. Quelques-unes ont pourtant fini par parler publiquement. Lindsey Oliver, 17 ans, a, par exemple, signé un contrat exclusif avec la chaîne ABC. «Il n’y a pas eu de pacte [entre nous]», a-t-elle assuré. Pour elle, qui prenait la pilule, c’était un accident. Son copain, Andrew Psalidas, était à ses côtés pendant l’émission Good morning America. Brianne Mackey, 17 ans, qui a donné naissance à une petite fille le 7 juin, s’est confiée au journal local, le Gloucester Times, et s’en tient à la version de Lindsey : il n’y a pas eu de pacte, c’est un accident de contraception. Elle vit désormais entre le domicile des parents de son petit ami, Michael Mittchell, et celui de ses parents, en périphérie, à l’orée d’un bois. Sa mère Kim fait barrage. «Nous avons déjà parlé au journal local, c’est une vieille histoire», lance-t-elle de son porche. Elle demande quand même si nous serions prêts à payer pour parler à sa fille. Devant la réponse négative, elle précise, pour clore la conversation, que «de toute façon, Brianne et le bébé dorment».

En ville, les autorités aimeraient pouvoir passer à autre chose, mais rien n’y fait. «Il y a trop de questions en suspens, estime le Gloucester Times.En mars, lors d’une réunion de la commission scolaire, la responsable de la crèche du lycée s’inquiétait du manque de places pour l’année 2008-2009. Il y avait déjà dix grossesses recensées et la crèche ne compte que sept places.» «Dix grossesses, chez des gamines de 16 ans !» s’était étonné le directeur du journal, Raymond Lamont.

Fin mai, les langues se sont déliées, lorsque le pédiatre et l’infirmière de l’établissement ont démissionné avec fracas. Brian Orr et Kim Daly dénoncent alors la politique du lycée qui refuse de distribuer des contraceptifs et des préservatifs aux jeunes sans le consentement de leurs parents. «Nous avons eu deux grossesses, puis dix, puis quinze, il fallait mettre un terme à ça», explique le docteur Brian Orr au Gloucester Times.

Blocus médiatique

C’est alors que Time a eu vent de l’histoire. Dans les colonnes du prestigieux hebdomadaire, le directeur du lycée, Joseph Sullivan, évoque alors la possibilité d’un «pacte» entre les jeunes filles. Il affirme que plusieurs grossesses sont intentionnelles. Certaines adolescentes sont venues passer des tests de grossesse à plusieurs reprises et elles semblaient ravies lorsqu’elles recevaient des résultats positifs. A l’inverse, plusieurs ont paru déçues face à des résultats négatifs.

La maire de la ville, Carolyn Kirk, rejette l’idée du pacte, tout en admettant que ni elle, ni aucun membre de la commission scolaire n’ont parlé aux filles ou à leurs parents. Le directeur de l’école est curieusement absent du point de presse. «Sa mémoire est embrouillée», justifie l’élue. Dans la foulée, Brian Orr, le pédiatre démissionnaire, et Sue Todd, la directrice de la crèche scolaire, nient avoir eu vent d’un arrangement entre les jeunes filles. Christopher Farmer, le directeur du département des écoles, revient sur ses premiers propos, et hasarde que le pacte a pu être conclu après coup : «Une fois enceintes, elles ont décidé de se soutenir mutuellement.»

Pour tenter de calmer le jeu, la maire impose un blocus médiatique, mais le mal est fait. «Nous sommes passés de la ville des pêcheurs à la capitale des grossesses adolescentes», ironise le journaliste Raymond Lamont. Gloucester, fière d’être le plus vieux port des Etats-Unis, fondé en 1623, se vantait jusqu’ici d’avoir servi de décor au film Capitaine courageux de Victor Fleming et, plus récemment, En pleine tempête, de Wolfgang Petersen, avec George Clooney. L’absence de déclarations officielles n’a fait qu’enflammer la rumeur. Après avoir été sommé de se taire par le maire, le directeur du lycée a reconfirmé, par un communiqué, sa version des faits. Il tient ses informations de l’infirmière scolaire, écrit-il, et de plusieurs conversations avec des élèves et des enseignants. Et toc pour «sa mémoire embrouillée» !

De son côté, Astrid af Klinteberg, ancienne conseillère municipale, en campagne pour un siège à l’assemblée législative de l’Etat du Massachusetts, dénonce les restrictions budgétaires. Elle critique en particulier le programme «No child left behind» de l’administration Bush, qui coupe les fonds des écoles publiques lorsque celles-ci n’atteignent pas un certain quota de réussite aux tests d’anglais et de maths. «Les écoles concentrent leurs ressources sur la préparation des examens et taillent dans le reste. Cela fait cinq ans que le lycée ne dispense plus d’éducation sexuelle digne de ce nom. Sans compter qu’ils insistent trop sur l’abstinence», pointe-t-elle. Astrid af Klinteberg réclame la distribution de contraceptifs, même contre l’avis des parents. Les autorités scolaires s’y opposent par peur de se mettre à dos une population, certes démocrate, mais majoritairement catholique et conservatrice sur les questions morales.

Pour le directeur du lycée, il s’agit d’un faux débat puisque les jeunes filles voulaient être enceintes. Certains parents ont, par ailleurs, été prompts à critiquer l’existence d’une crèche dans le lycée, qui inciterait les adolescentes à avoir des enfants. Des garderies gratuites assez répandues aux Etats-Unis. «Nous n’allons pas en plus punir ces jeunes mères en les privant d’une éducation qui les aidera ensuite à élever leurs enfants», enrage l’élu local Jason Grow, prêt à manifester si la crèche est menacée. Astrid af Klinteberg propose quand même de l’installer hors les murs scolaires, pour la rendre moins «visible».

Films, séries et célébrités

D’autres mettent en cause les médias et Hollywood en particulier. Le Centre national de prévention des grossesses adolescentes regrette ainsi la banalisation de ces grossesses, voire leur «glamourisation». Il cite le film Juno, consacré aux tribulations d’une lycéenne de 16 ans qui décide de mener sa grossesse à terme et place finalement son enfant dans une famille adoptive. Carol Weston, chroniqueuse au magazine pour ados GL, dit avoir reçu un important courrier d’adolescentes souhaitant être enceintes après avoir vu Juno.

Le Centre national de prévention estime que la presse people et les magazines pour ados ont tort d’encenser les célébrités enceintes, à l’instar de Jamie Lynn Spears, la sœur de Britney Spears, star d’une émission télévisée pour enfants, qui vient d’accoucher, à 17 ans. La chaîne ABC vient, elle, de lancer une nouvelle série sur un groupe de lycéens, dont l’une des héroïnes est enceinte.

Le filon a l’air de marcher, mais aucune étude ne corrobore le lien entre cette exposition médiatique et l’augmentation des grossesses adolescentes. Les experts notent seulement qu’après quinze ans de baisse ininterrompue, de 1991 à 2005, leur nombre a augmenté de 3 % à l’échelle du pays, en 2006. Chez les jeunes filles de 15 à 19 ans, le nombre de grossesses était de 72 pour 1 000 en 2004, contre 117 pour 1 000 en 1990, selon l’Institut Guttmacher de New York. Seulement 10 à 15 % de ces grossesses seraient désirées. Et deux fois plus d’adolescentes tombent enceintes dans la population noire et hispanique, que chez les Blancs (1).

S’i l est vrai que les grossesses adolescentes touchent davantage les milieux défavorisés, «à Gloucester, nuanceAstrid af Klinteberg, il y a aussi des filles issues de milieux aisés, dont les deux parents sont à la maison». Pour Bill, architecte, le coupable, c’est l’économie. «Quand les parents doivent trimer avec deux ou trois emplois pour finir leur mois, comment voulez-vous qu’ils soient présents pour leurs enfants ?»

(1) Ces chiffres tiennent compte des grossesses menées à terme ou interrompues par un avortement ou une fausse-couche.

Mercredi 2 juillet 2008
par willy et sandrine publié dans : Infos du Monde
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Violences sexuelles au Congo :
le combat des survivantes
- vidéo



38 000 victimes de violences sexuelles prises en charge en 2007 par l’Unicef et ses partenaires en République Démocratique du Congo (RDC)… Mais combien d’autres, restées sur le bord de la route, anonymes ?

En savoir + :
http://www.unicef.fr/accueil/sur-le-terrain/pays/afrique-de-l-ouest-et-centrale/rdc/var/lang/FR/rub/448.html




Lundi 30 juin 2008
par willy et sandrine publié dans : Infos du Monde
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Abandons à la naissance en hausse



Par http://www.7sur7.be/



Les parlementaires du Conseil de l'Europe se sont prononcés vendredi pour une amélioration des procédures en matière d'abandon à la naissance, "un phénomène qui est loin de se tarir". L'Assemblée parlementaire (APCE) a demandé le développement de centres d'hébergement mère/enfant et des délais de rétractation plus longs pour la mère qui abandonne son bébé.

Selon un rapport discuté par les parlementaires, il s'agit le plus souvent de très jeunes femmes, souvent d'origine étrangère, sans autonomie (migrantes irrégulières, prostituées) qui n'ont pu recourir à la contraception ou à l'avortement interdits dans certains pays. Certains nourrissons sont abandonnés dans une structure prévue à cet effet, rappelant les "tours d'abandon" pour bébés qui existaient au Moyen Age, a expliqué le parlementaire britannique Michael Hanckok, auteur du rapport.

En Allemagne, Suisse, Autriche, Hongrie, Slovaquie, Belgique, Italie, de telles "boîtes" permettent à la mère de déposer son enfant qui sera ensuite confié à une famille d'accueil en attendant une adoption. On en compte 80 en Allemagne et quelques dizaines dans des pays comme l'Italie ou la République tchèque, selon le rapport. Le Japon vient d'en créer une à Kumamoto tandis qu'aux Etats-Unis, depuis 1999, la plupart des Etats permettent la dépose anonyme des bébés, de la naissance jusqu'à un an, dans des lieux sécurisés, sans risque de poursuites pénales.

La "boîte à bébés" fait cependant controverse parce qu'elle "incite à accoucher dans la solitude" et parce que l'abandon reste un crime dans certains pays, selon le rapporteur. Ses partisans avancent des arguments éthiques: lutte contre l'avortement, prévention des abandons sauvages, des infanticides et de la maltraitance, et certitude de voir les enfants adoptés. Ce système "est un moindre mal car la vie de l'enfant n'est pas mise en péril et il devient adoptable", a résumé vendredi le parlementaire français André Schneider, traduisant l'avis de ses pairs.
Samedi 28 juin 2008
par willy et sandrine publié dans : Infos du Monde
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Nourrie, logée, battue


Par Gaël Cogné - http://www.liberation.fr


Elles viennent en France pour poursuivre des études ou pour des vacances. Tombées aux mains de «familles d’accueil» qui les exploitent, ces jeunes filles souffrent des années avant d’oser se confier.

«Je suis arrivée en France à 17 ans. Une amie de la famille avait proposé de me payer les billets. Je devais suivre des études.»

Comme pour beaucoup d’esclaves domestiques, l’histoire de Salima Sy (1) commence par la promesse d’un conte de fées. Une trop belle opportunité. «En arrivant, j’étais très impressionnée. Il faisait un peu frais. C’était tellement différent de Dakar.»

Fin du conte de fées

Aujourd’hui, elle a 29 ans et travaille comme vendeuse dans un magasin de prêt-à-porter. Les contes de fées sont loin. Entre-temps, elle a vécu cinq ans dans un appartement de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines). Asservie. Rapidement, il n’a plus été question de suivre des études. Passeport, visa et titres de séjour confisqués, la jeune fille doit aller chercher les enfants de l’«amie de la famille» à l’école, les nourrir et faire «la boniche». Salima Sy subit menaces et brimades, perd la notion du temps, devient une ombre qui fuit les questions des voisins, passe la majorité de son temps enfermée.

Il faudra cinq ans pour qu’une assistante sociale, amie de son frère, vienne la chercher et la confie au CCEM (Comité contre l’esclavage moderne). Viennent ensuite les procédures judiciaires et l’accompagnement. Salima Sy a la chance d’être placée dans une famille d’accueil. «Ils on été très gentils avec moi.» Heureusement, car au début, Salima Sy est complètement déconnectée. «C’était très difficile», confie-t-elle. Elle reste évasive sur la manière dont elle a remonté la pente.

Aminata (2), elle, est arrivée en France à onze ans. «Je suis venue pour des vacances, mais ce n’était pas vraiment des vacances.» Le récit de son parcours se calque sur celui de Salima : une douche par semaine, travail continuel, couchage sur un canapé, violences et pressions. Elle n’est autorisée à laver ses vêtements que trois fois par an. La femme qui l’exploite lui soutient qu’elle connaît « les assistantes sociales, inutile d’aller les voir, elles te ramèneront. La police, ils sont méchants, ils vont te violer». Aucune issue . «Elle me frappait et m’a dit un jour que ça lui faisait plaisir de me voir souffrir.» La jeune fille, crédule, n’ose d’abord pas se confier à la voisine qui l’y invite. Mais elle finit par lui faire confiance. Elle échappe finalement à son «employeur».

Une fois libérée, il faut réapprendre à vivre. Dans le foyer de jeunes travailleurs où elle est hébergée, elle «ne dor[t] pas», «fai[t] des cauchemars», se retrouve à l’hôpital, confie-t-elle, de l’émotion dans la voix. «Lorsque je prenais le bus, je me sentais mal à l’aise, j’avais l’impression que tout le monde savait ce qui m’était arrivé. J’avais peur de m’approcher des gens. Quand j’en parlais, je voyais que ça rendait les gens tristes.» Un an de travail avec une psychologue a été nécessaire pour qu’elle commence à aller mieux. Longuement, elle prépare avec le CCEM la confrontation avec son exploiteuse au commissariat. Ça lui redonne confiance en elle. «Elle a essayé de m’impressionner mais j’étais prête.»

Nagham Hriech Wahaby est psychologue à l’association Esclavage tolérance zéro (ETZ), à Marseille. Elle a l’habitude de ce type de situation : «Elles témoignent, racontent, mais ne se racontent pas.» Difficile de parler de soi. «Quand les assistantes sociales demandent : "Comment allez-vous ?", ça les perturbe, ça fait dix ans que personne ne le leur a demandé.» Pour la psychologue, il n’y a pas de recette miracle. Il faut s’adapter à chaque situation, mais le temps est toujours un atout. «Il faut se réapproprier sa capacité à être sujet. Il est aussi important d’avoir un espace où l’on est écouté.»

Premier appartement

La semaine dernière, Aminata emménageait. «C’est mon premier appartement. C’est chez moi. Je fais une formation en alternance en restauration dans une maison de retraite et je gagne 450 euros par mois. Je me débrouille pour vivre toute seule avec ça», lance-t-elle fièrement. «Je vais aller voir mes parents au pays. Je n’y suis pas retournée depuis mes 11 ans.»

(1) Relatée dans son livre, Personne ne voulait me croire, Editions du Toucan, 2008.

(2) Le prénom a été changé.

Vendredi 27 juin 2008
par willy et sandrine publié dans : Infos du Monde
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Un adolescent se tue en escaladant la façade d'un immeuble


Par
http://www.liberation.fr



Le collégien avait parié avec des copains qu'il escaladerait un immeuble à main nue, à Romans-sur-Isère, dans la Drôme. Il a chuté du sixième étage.

Un adolescent de 15 ans qui tentait d'escalader la façade d'un immeuble à la suite d'un pari avec des camarades de classe a fait une chute mortelle du 6e étage, mercredi après-midi, à Romans-sur-Isère (Drôme).
Partis de Chatuzange-le-Goubet (Drôme), quatre collégiens s'étaient rendus à vélo dans le quartier de la Monnaie, à Romans, et avaient parié qu'ils escaladeraient à main nue le bâtiment le plus élevé, haut de 15 étages. Deux des quatre adolescents ont commencé à grimper, pendant que leurs camarades filmaient la scène avec leur téléphone portable.

Le premier s'est arrêté au deuxième étage. Le second a poursuivi jusqu'au sixième, où effrayé par un chien, il a lâché la rambarde et chuté d'une vingtaine de mètres. Atteint de multiples fractures, le garçon est décédé au centre hospitalier de Valence.

Jeudi 26 juin 2008
par willy et sandrine publié dans : Infos du Monde
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Agression de Rudy : les cinq suspects sont libres




Par J.B. et S.P. - http://www.lefigaro.fr/

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Cinq mineurs ont été placés sous le statut de témoins assistés, une décision qui leur évite une mise en examen et montre le manque d'éléments à la disposition de la justice.



L'affaire de l'agression antisémite à Paris se décante peu à peu. Les cinq mineurs, placés en garde à vue après des affrontements au cours desquels l'adolescent de confession juive a été grièvement blessé samedi à Paris, ont été placés sous le statut de témoins assistés et relâchés. La juge Géraldine Rigollot, qui les a entendus dans la nuit de mardi à mercredi, n'a pas suivi les réquisitions du parquet qui demandait leur mise en examen et leur placement en détention provisoire pour violences volontaires en réunion, aggravées par le caractère antisémite de l'agression et le port d'arme.

Le statut de témoin assisté, à mi-chemin entre celui de simple témoin et celui de mis en examen, signifie que la magistrate considère ne pas disposer de suffisamment d'éléments pour leur imputer l'infraction. Ce statut leur donne, ainsi qu'à leur avocat, accès au dossier d'instruction.

Au cours d'une conférence de presse mardi, le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin, avait indiqué que quatre d'entre eux étaient susceptibles d'avoir pris part à l'affrontement au cours duquel Rudy H., 17 ans, a été blessé dans la rue Petit, dans le XIXe arrondissement samedi vers 19h. Le parquet imputait au cinquième mineur la participation à une agression contre deux jeunes gens de confession juive le même jour vers 17h dans le quartier des Buttes-Chaumont.

Plusieurs autres altercations

Depuis dimanche, la police affichait une certaine prudence face à la thèse d'une agression purement antisémite, s'intéressant également à celle du règlement de compte entre bandes sur fond de tensions communautaires dans ce quartier. Comme l'annonçait Le Figaro, le jeune Rudy a bien été interpellé le 9 décembre 2007 à l'issue d'une manifestation de soutien à des soldats israéliens enlevés par le Hezbollah, et placé en garde à vue pour «coups et blessures volontaires avec arme par destination». Lui et ses camarades étaient porteurs de poings américains et «autres projectiles de défense». Les enquêteurs ont également appris qu'une autre bagarre entre jeunes avait eu lieu le même jour vers 16h30, quatre heures avant l'agression de Rudy. Une autre bagarre aurait eu lieu vers 17 heures.

Enfin, une troisième altercation aurait eu lieu plus tard. C'est au cours de celle-ci que Rudy aurait été agressé. Selon les témoignages, l'heure de cette bagarre diverge : 20h selon les premiers témoignages. Un peu plus tôt selon le patron d'un bar situé à proximité. Au micro de RTL, celui-ci a affirmé lundi soir : «Aux alentours de 18h-18h30, il y a un groupe de jeune juifs qui sont arrivés, ils étaient approximativement une vingtaine qui se sont dirigés vers le square au niveau de la rue Petit et qui sont allés directement agresser des jeunes et puis après, il s'en est suivi une altercation assez violente» a déclaré l'homme, qui n'a pas donné son nom mais qui affirme avoir été témoin direct de la scène. «Ils se sont tous sauvés, à priori ils auraient laissé un de leur amis à terre», a ajouté un client du bar.

Les Renseignements généraux (RG) ont fait état dans des notes et rapports, de «plusieurs tensions et vifs incidents à caractère communautaire», depuis 2006, notamment dans le quartier des Buttes-Chaumont, dans le nord-est de Paris, où le jeune homme a été passé à tabac.

Jeudi 26 juin 2008
par willy et sandrine publié dans : Infos du Monde
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