Evan, autiste, s'ouvre au monde

Publié le par Planète-Eléa

Le garçon avait 4 ans, lorsqu'il a commencé à suivre la méthode éducative et comportementale ABA. Il en a désormais 9. Il est scolarisé. Et ses progrès sont considérables.

 

 

Evan fête son anniversaire, entouré de ses camarades de classe. Un événement pour ce garçon de 9 ans et ses parents. Car ce jeune autiste est enfin capable de profiter de ce moment. Et même si son regard se perd encore parfois dans le vague, il accepte le contact physique. Impensable il y a cinq ans. "Il était complètement indifférent à tout. Il ne voyait pas les autres", explique sa mère.

France 2 l'avait rencontré une première fois en 2008. Evan avait 4 ans. Il ne parlait pas, refusait de manger, n'était pas propre et restait enfermé dans sa bulle. C'est alors qu'il a commencé un traitement encore peu répandu en France : la méthode ABA. Des stimulations permanentes assorties de récompenses, des petits gâteaux ou des bonbons par exemple. Une méthode polémique que ses détracteurs assimilent à du dressage, mais qui fait ses preuves sur Evan.

"Il ne va pas en guérir"

Le garçonnet entre à l'école maternelle. D'abord quelques matinées par semaine, puis tous les jours. Une éducatrice est à ses côtés au quotidien. Ses progrès sont rapides. Aujourd'hui en CE2, il n'a plus d'éducateur avec lui en classe. Il est encore un peu rêveur et a toujours des troubles du comportement. Mais "il sait mieux parler, il dit quand il est heureux et il joue avec les autres", liste une camarade de classe. 

Il est très bon en maths. Moins en sciences, en histoire et en français. Car il doit expliquer des concepts, formuler un raisonnement et c'est pour lui trop compliqué. Mais il sait demander de l'aide. Une psychologue accompagne toujours la famille à la maison, quelques heures par semaine. "C'est un handicap, ce n'est pas une maladie. Donc il ne va pas en guérir, tempère-t-elle. Par contre, on va faire en sorte qu'il puisse apprendre à apprendre dans tous les environnements de son quotidien", commente sa psychologue.

Publié dans Infos santé

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