Testé pour vous : une soirée coquine au Crazy Horse

Publié le par Planète-Eléa

  

 


Aaah, Paris: ses Champs-Elysées illuminés, sa Tour Eiffel, son quartier latin, les gargouilles de Notre Dame, le bon pain français et... ses cabarets coquins. Attrapes touristes ou haut lieu de décadence? On a poussé la porte du célèbre Crazy Horse pour le savoir.

Dans un écrin de velours rouge, la scène, minuscule, attend ses danseuses pendant que le public, beaucoup de Russes ce soir-là et de nombreux jeunes couples, trinque au champagne. Une photographe m'immortalise, je n'ai pas le temps d'émettre une objection. Business is business: les photos, imprimées avec une rapidité folle, seront vendues dans la foulée.

Un décompte en chiffres à paillettes nous prévient de l'arrivée imminente des filles. Et quelles filles! Torses nus, les seins (petits, parce qu'on suppose que c'est plus esthétique pour danser) sont dressés, les talons claquent au sol, les regards sont hauts et fiers.

© Crazy Horse.

Pendant un peu plus d'une heure, les tableaux vont s'enchaîner et balayer la majorité des fantasmes masculins. La soubrette sexy fait son numéro de charme tandis que la tradeuse débordée fait remonter les cours de la bourse en arrachant son tailleur trop serré. Du coin de l'oeil, on sent que Chéri a dans l'idée de nous faire exécuter ce numéro du Crazy d'ici peu. Les perruques au carré valsent sur un air de Radiohead, les cheveux longs balaient les dos cambrés. C'est follement hot!

© Crazy Horse. © Crazy Horse.

Une danseuse aux fesses et à la poitrine exposées se la joue Fifty Shades of Grey, le corps coincé dans un entrelas de cordes. Plus tard, les femmes vont se démultiplier grâce à un jeu de miroirs inventif. Qu'importe le tableau, les jeux d'ombres et de lumières évitent toute vulgarité, même quand la nudité est frontale, le pubis des filles à peine dissimulé par une petite étiquette noire. C'est toujours beau, incroyablement sexy et délicieusement coquin.

A peine remis de nos émotions, on nous invite à prendre la porte et à récupérer nos affaires au vestiaire. Vestiaire qui se trouve juste à côté de la petite boutique de souvenirs. Pour situer la gamme des prix, la célèbre perruque blonde du Crazy Horse, frange plate et carré court, coûte 180 euros. Pour le fantasme, on repassera...

Un jeu de miroirs inventif. © Crazy Horse.

L'air frais finira de nous ramener à la réalité. Et à la circonférence de nos cuisses. Quand on est une femme, il ne faut pas avoir trop de complexes en poussant la porte du Crazy Horse parce qu'on finit rapidement par regretter les frites avalées depuis notre adolescence. Mais l'homme rassure: "Entre une fille normale, qui a un peu de formes, des vraies seins et des fesses, et une fille qui a le corps un peu androgyne d'une danseuse du Crazy Horse, sans aspérités, sans poitrine, les mecs choisiront la fille normale. C'est très beau sur scène et en photos dans les magazines mais les hommes préfèrent des filles avec des formes. Ce sont deux beauté différentes, il n'y en a pas une qui prévaut sur l'autre. Les corps des danseuses du Crazy, c'est évidemment esthétique et élégant mais un homme n'a pas forcément besoin d'élégance quand il pense au plaisir de la chair." On ne sait pas s'il dit ça pour nous rassurer ou s'il s'agit de la vérité mais on va essayer de le croire.

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Par http://www.7sur7.be

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