Virée pour s'être connectée à Facebook

Publié le par Planète-Eléa

 

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Aujourd'hui, passer trop de temps sur les réseaux sociaux pendant ses heures de travail peut être considéré comme un motif de licenciement. Une Française chargée du recrutement dans une agence d'intérim en a fait les frais.

Un jour, l'employée quitte son lieu de travail en oubliant d'éteindre son ordinateur. Son supérieur tombe alors sur sa page Facebook. Suite à cette découverte, il demande à un informaticien de vérifier l'historique des connexions. Et c'est là que les ennuis commencent. L'employée ne se connectait pas seulement régulièrement à Facebook. Elle gérait également depuis son poste de travail un site de vente de lingerie en ligne. Le directeur de l'agence d'intérim a alors compris les raisons des nombreux retards dans plusieurs dossiers de la salariée. "Elle prétendait être débordée quand des explications lui étaient demandées", explique Me Éric Bourdeau, l'avocat de l'agence d'intérim.

Anne-Marie Mendiboure, l'avocate de la salariée licenciée ne nie pas les faits, mais selon elle, les connexions ne dépassaient pas, à chaque fois, quelques minutes. "Ce n'était pas pire qu'une pause cigarette !" ajoute-t-elle. La Cour d'appel de Pau a entériné le licenciement. Les magistrats ont précisé que l'usage abusif de Facebook couplé à l'activité commerciale a justifié leur décision parce que "durant ces périodes, elle ne pouvait se livrer à son travail au sein de l'agence".

Cette décision pourrait faire jurisprudence. En effet, d'autres employeurs pourraient y avoir recours pour justifier le licenciement de leurs employés trop connectés.

 

Par http://www.7sur7.be/

Publié dans Infos du Monde

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