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Lancement de la Campagne "Justice pour le Darfour"


Par
http://www.urgencedarfour.info/


Le Soudan doit arrêter les suspects de crimes de guerre au plus vite

(La Haye, 27 avril 2008) – Un an près que la Cour pénale internationale (CPI) ait émis des mandats d’arrêt contre deux suspects de crimes de guerre au Darfour, des organisations de droits de l’homme du monde entier se joignent pour lancer une campagne intitulée “Justice pour le Darfour”, appelant à l’arrestation des deux suspects.



 Communiqué de presse


Lancement de la Campagne "Justice pour le Darfour"


Le Soudan doit arrêter les suspects de crimes de guerre au plus vite


(La Haye, 27 avril 2008) – Un an près que la Cour pénale internationale (CPI) ait émis des mandats
d’arrêt contre deux suspects de crimes de guerre au Darfour, des organisations de droits de l’homme
du monde entier se joignent pour lancer une campagne intitulée “Justice pour le Darfour”, appelant à
l’arrestation des deux suspects.
Les organisations qui soutiennent cette campagne, dont Amnesty International, Cairo Institute for Human
Rights Studies, Coalition pour la Cour pénale internationale, Human Rights First, Human Rights Watch
et Sudan Organization Against Torture et le Collectif Urgence Darfour, ont joint leurs efforts pour appeler le Conseil de sécurité desNations unies, les organisations régionales et les gouvernements à faire pression sur le Soudan pour qu’il coopère avec la CPI.

La CPI mène des enquêtes sur les crimes commis dans la région suite à une décision, trois ans plus
tôt, du Conseil de sécurité de l’ONU de déférer la situation au Darfour à la CPI.
 
Cela fait un an aujourd’hui – depuis le 27 avril 2007 – que la CPI a émis deux mandats d’arrêt contre l’ancien ministre d’Etat de l’Intérieur Ahmad Harun et le chef Janjaweed Ali Kushayb pour 51 chefs de crimes de guerreet crimes contre l’humanité.
 
Actuellement, ces deux personnes – qui sont accusées de persécution,viol, et meurtre de civils dans quatre villages de l’Ouest Darfour – circulent en toute liberté.
“Les milliers de personnes qui ont subi meurtres, viols et persécutions au Darfour méritent
que justice soit faite,” a déclaré Dismas Nkunda, co – président de Darfur Consortium, un groupe
d’ONG d’Afrique et du Moyen Orient. “Mais tout ce qu’ils ont eu c’est du mépris de la part de leur
propre gouvernement, et des paroles vides de la communauté internationale. Il est temps que
cela change.”

Le gouvernement soudanais a refusé publiquement et à plusieurs reprises de remettre Ali Kushayb ou
Ahmad Harun à la Cour. Au contraire, Ahmad Harun a été promu ministre d’Etat aux Affaires
humanitaires, responsable de l’assistance des victimes des crimes qui lui sont reprochés !
En plus de l’important pouvoir dont il dispose sur les opérations humanitaires, il est responsable de la
liaison entre le gouvernement soudanais et la force internationale de maintien de la paix (UNAMID)
chargée de protéger les civils de tels crimes. L’autre suspect, Ali Kushayb, était en détention au
Soudan pour des crimes autres que ceux figurant sur les mandats d’arrêt de la CPI. Toutefois, en
octobre, le gouvernement a annoncé l’avoir remis en liberté, semble-t-il, par “manque de preuve.”

“Le gouvernement soudanais a fait preuve d’une indifférence totale envers l’autorité du
Conseil de sécurité et pour les victimes de sa brutalité," a déclaré Richard Dicker, directeur du
programme de justice internationale à Human Rights Watch. “Jusqu’ici, le Soudan n’a subi aucune
conséquence de son indifférence effrontée envers la Cour et le Conseil de sécurité”.
Les membres de “Justice pour le Darfour” exhortent le Conseil de sécurité de l’ONU à adopter une
résolution appelant le Soudan à coopérer pleinement avec la CPI et à arrêter immédiatement Ahmad
Harun et Ali Kushayb et les remettre à la Cour.

“Il est maintenant temps pour le Conseil de sécurité d’agir afin d’assurer que ces suspects
soient arrêtées et remises à la CPI sans plus attendre. C’est une première étape essentielle
pour mettre fin à l’impunité des crimes atroces commis à grande échelle au Darfour” a déclaré
Christopher Hall, haut conseiller juridique pour le projet de justice internationale à Amnesty
International.
Le groupe a également appelé l’Union européenne, un grand partisan de la Cour qui a joué un rôle clé
dans le renvoi de la situation au Darfour au Procureur de la CPI, à faire pression sur le Soudan pour
qu’il coopère avec la CPI et exécute les mandats d’arrêt. Le groupe appelle également les autres
Etats et organisations régionales à faire de même.
« Avec la campagne “Justice pour le Darfour”, les organisations travailleront ensemble pour
faire le plus de pression possible sur la communauté internationale pour qu’elle honore son
engagement à la justice pour les victimes de ces crimes”, a expliqué Moataz El Fegiery, directeur
exécutif du Cairo Institute for Human Rights Studies.

Les organisations suivantes ont rejoint la campagne “Justice pour le Darfour”:

Action des chrétiens pour l'abolition de la torture - France
Aegis Trust
Amnesty International
Arab Center for the Independence of the Judiciary and the Legal Profession
Bahrain Centre for Human Rights
Bahrain Human Rights Society
Cairo Institute for Human Rights Studies
Center for Peace, Legal Advice and Psychosocial Assistance – Vukovar
Civil Resource Development and Documentation Centre – Nigeria
Coalition for the International Criminal Court
Collectif Urgence Darfour
Darfur Consortium
Darfur Union UK
Fédération Internationale des ligues des Droits de l'Homme
Human Rights First
Human Rights Watch
International Criminal Court Student Network UK
Kalangala District NGO Forum
Land Center for Human Rights
League of Human Rights
Prepared society Kenya
Recherches et Documentation Juridiques Africaines
Save Darfur Canada
Society for Threatened Peoples International
Socio-Economic Rights & Accountability Project
Students Taking Action Now: Darfur - Canada
Sudan organization against Torture
UN Watch
Waging Peace

Pour plus d’informations sur la campagne « Justice pour le Darfour » voir:
www.justice4darfur.org <http://www.justice4darfur.org>

Dimanche 27 avril 2008
par willy et sandrine publié dans : Le Darfour
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Darfour : Les Enfants Soldats




Darfour : Les Enfants Soldats
envoyé par 4lim



Voici un extrait sur court-métrage "Sang Raisons" réalisé par Fara Sene, un film, de sensibilisation sur le conflit au Darfour. Une initiative de l'association "Sauver le Darfour".
www.sauverledarfour.com
www.4limprod.com


Lundi 31 mars 2008
par willy et sandrine publié dans : Le Darfour
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Darfour - court métrage : "Sang Raisons"






Alors que le monde continu d'ignorer le massacre de tout un peuple, voici le court métrage "Sang raisons" réalisé par Fara Sene, afin de réveiller nos consciences.
Une initiative de l'association "Sauver le Darfour" et de 4lim Productions.
www.sauverledarfour.org
www.4limprod.com
www.avicomedie.com

Dans le contexte de guerre actuelle, la situation au Darfour empire chaque jour et s’étend à l’ensemble de la Corne de l’Afrique.

Aujourd’hui plus de 20 000 nouveaux réfugiés, des villes rasées, l’aide humanitaire entravée et toujours pas d’interdiction de survol du Darfour ou de déploiement sérieux des Casques bleus. Un soldat français de l’Eufor a même été selon les termes du Président Sarkozy : ASSASSINER au Soudan.
On accuse la Chine de soutenir le régime soudanais en oubliant que d’autres grandes puissances n’agissent pas pour le Darfour, il est tant qu’un front uni de la Communauté internationale se constitue pour le Darfour ! Il est temps que de véritables sanctions soient prises à l’encontre du régime soudanais ! Il est temps que l’on cesse les massacres au Darfour !

A cette fin notre mobilisation autour de grands événements populaires est fondamentale.

Selon les villes de France et du monde entier : des débats, des Concerts, des manifestations sont prévues. N’hésitez pas à y participer.

Afin de réveiller nos consciences, l’association Sauver Le Darfour a produit 5 courts métrages "Darfour : Sang Raisons" que nous vous invitons à soutenir.

N’hésitez pas à visionner la vidéo :

- Sur dailymotion :

http://www.dailymotion.com/relevance/search/sang%2Braisons/video/x4oxrx_court-metrage-sang-raisons_politics

- Sur youtube

http://www.youtube.com/Farasene

N’hésitez pas à voter pour ces Courts métrages

N’hésitez pas à commenter les 5 Courts métrages de Sauver Le Darfour

N’hésitez pas à adhérer ou à faire un don en adressant un chèque à Sauver Le Darfour 10 rue St Claude 75003 Paris

On compte sur vous,

Amicalement,

Le Président de Sauver Le Darfour
Mahor Chiche
 
Dimanche 16 mars 2008
par willy et sandrine publié dans : Le Darfour
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Tchad : les enfants oubliés de l'Arche de Zoé




Par Claudie Baran - http://www.lefigaro.fr/


.

Quatre mois après le fiasco humanitaire, les 103 enfants ravis à leurs familles sont toujours retenus à l'orphelinat. Sans raison, mais dans l'inquiétude et le désarroi.

Cent trois. Cent trois enfants âgés de 12 mois à 10 ans. Vingt et une filles et 82 garçons. Aujourd'hui, quatre mois après le début de l'affaire, ils n'ont pas bougé. Ils sont toujours reclus derrière les murs de l'orphelinat d'Abéché, à l'est du Tchad. Retour sur les faits : le 26 décembre à N'Djamena, les six membres de L'Arche de Zoé sont condamnés à huit ans de travaux forcés pour avoir tenté d'exfiltrer des enfants qu'ils présentaient comme orphelins du Darfour. Pourtant, leurs jeunes « prises » avaient des parents et étaient originaires de villages situés à la région frontalière entre Tchad et Soudan dans les zones d'Adré et Tiné. Une question brûle alors les lèvres, une seule : pourquoi les enfants d'Abéché sont-ils toujours à l'orphelinat, quatre mois après les faits ?

Jean-François Basse, représentant de l'Unicef au Tchad, répond : « Les 103 enfants sont toujours sous la tutelle du gouvernement et leur garde à été confiée au ministère de l'Action sociale. Seul un acte administratif du Premier ministre permettra de démarrer la réunification familiale, au moins concernant les 96 d'entre eux dont la recherche de filiation s'est avérée positive. L'Unicef ne cesse de faire le plaidoyer depuis décembre 2007 pour convaincre les autorités de rendre sans délai les enfants à leurs parents. Les petits locataires de l'orphelinat bénéficient d'un suivi médical et psychosocial, y compris à travers des activités socio-éducatives et récréatives. Ceux qui étaient scolarisés continuent à recevoir un encadrement scolaire. Parallèlement, notre ONG avance dans ses projets d'éducation, de santé, de nutrition, d'hygiène et d'assainissement des eaux dans les régions d'Adré et Tiné. C'est à cause des besoins de cette zone géographique qu'ils ont pu être victimes d'enlèvement. »

A N'Djamena, la rue gronde. Des rumeurs de marchandage circulent. Les familles victimes de L'Arche de Zoé attendent toujours le règlement des dommages et intérêts exigés par la justice tchadienne. Celle-ci a en effet condamné les six Français à leur verser 4,12 milliards de francs CFA, soit 6,3 millions d'euros : 60 000 euros par enfant ! Une fortune, dans cette région de l'Afrique subsaharienne où le revenu par habitant est inférieur à 1 dollar par jour. Que dire donc de cette promesse, sinon que les quelques parents mobilisés pour représenter les 103 enfants d'Abéché (quatre pères dans la banlieue de N'Djamena) craignent que l'argent ne leur parvienne jamais si Idriss Déby gracie les Français. Pour le moment, c'est le statu quo : « On n'a aucune information. On nous a dit que l'argent n'est toujours pas arrivé et que, dès que la France l'enverra, il nous sera distribué », témoigne un père.

Les parents réclament leurs droits et leur progéniture disparue, pour certains, en quelques heures. On se souvient des images de cette mère partie aux champs le temps que se volatilisent ses deux fils. Avec l'approbation du père, un quidam les avait emportés pour leur offrir une scolarité, des vêtements et de la nourriture. Une manne pour les familles, où chaque bouche à nourrir est souvent une bouche de trop. Une fois l'affaire éclatée au grand jour, la mère piétinait devant l'orphelinat d'Abéché où il lui était interdit de voir ses petits. Son oeil noir de colère semblait perforer les écrans cathodiques... Depuis, rien n'a changé. « Si ce n'est que les familles sont retournées chez elles travailler, attendre. Adré est à douze heures de route d'Abéché. Ils ne peuvent pas rester près de leurs enfants », explique Shifora, responsable du programme de l'Unicef, jointe par téléphone.

En outre, la tentative de coup d'Etat qui s'est déroulée fin janvier à N'Djamena a permis à Idriss Déby Itno de décréter l'état d'urgence. Une décision qui autorise « les perquisitions à domicile et le contrôle de la presse publique et privée ». Certains évoquent maintenant une véritable chasse aux sorcières. Avec l'arrestation de trois opposants, dont le sort reste inconnu, le peuple tremble. Quand bien même l'Union européenne a demandé leur libération immédiate au président tchadien. Les acteurs de l'affaire de L'Arche de Zoé se sentent en ligne de mire. L'avocat tchadien des Français se refuse à tout commentaire ou presque : « Je ne comprends pas ce qui se passe.... J'ai peur, je ne le cache pas.... Je me sens en danger. Pour l'instant, la question que je me pose est comment me mettre à l'abri ?... » bafouille Me Jean-Bernard Padaré avant de raccrocher. Le directeur du centre social d'Abéché, quant à lui, est en vacances au Yémen : « Pour l'instant, on attend. Tout se passe au niveau des autorités compétentes... » Fin de la conversation. Le PAM (Programme alimentaire mondial) ne détient qu'une information : « Nous, on a donné des livres pour faire patienter les enfants... » Patienter... Mais combien de temps encore ? Jusqu'à la fin de cette partie de poker menteur ?

Lundi 25 février 2008
par willy et sandrine publié dans : Le Darfour
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Le Darfour paye le prix de la guerre Soudan-Tchad
Par CHRISTOPHE AYAD - http://www.liberation.fr/

 

Après le Tchad, le Soudan. Le macabre culbuto entre les deux pays, dont les habitants du Darfour sont les principales victimes, ne cesse de se répéter et de s’amplifier. A la suite d’une grande offensive de l’armée soudanaise dans l’ouest du Darfour, ces quatre derniers jours, plus de 12 000 personnes et des humanitaires travaillant dans cette zone (dont des membres de MSF-Suisse), ont fui vers le Tchad voisin, rejoignant les 240 000 réfugiés soudanais qui y vivent déjà. Au moins 200 personnes auraient été tuées dans l’attaque d’un seul des trois villages visés, Abou Sourouj, au nord de la ville d’Al-Geneina, près de la frontière tchadienne. Abou Sourouj et Sirba auraient été complètement rasés et, fait rare, un employé du Comité international de la Croix-Rouge a été tué dans ses locaux. «Ce sont les pires violences de ces deux dernières années», selon Olivier Bercault, chercheur à la cellule d’urgence de Human Rights Watch.

Pourquoi le pouvoir soudanais repasse-t-il à l’attaque ?

L’offensive en cours, dans le plus pur style du nettoyage ethnique de grande ampleur mené en 2003-2004, allie bombardements aériens, offensive mécanisée et recours aux jenjawids, milices à majorité arabes à la solde du pouvoir. Khartoum a profité des troubles au Tchad pour reprendre l’avantage dans la région de Geneina, sous la menace des rebelles du Mouvement pour la justice et l’égalité (JEM) depuis la fin 2007. Fortement aidé et armé par N’Djamena, le JEM est un mouvement d’obédience islamiste et zaghawa, la tribu du président tchadien, Idriss Déby. Tout début janvier, l’aviation tchadienne avait même bombardé des positions en territoire soudanais.

La vengeance de Khartoum n’a pas pris longtemps. Le JEM a dû alléger son dispositif lorsque Déby a été mis en difficulté la semaine dernière par des rebelles tchadiens, réfugiés au Soudan et armés par Khartoum. Un nombre indéterminé de combattants du mouvement de Khalil Ibrahim ont donc accouru vers N’Djamena afin de prêter main-forte à leur parrain Déby. D’autres se sont déplacés vers le Kordofan, à l’autre extrémité du Darfour. Khartoum en a profité pour passer à l’offensive et, fidèle à sa méthode, chasser les civils accusés de sympathie avec les rebelles du Darfour. Les régions d’Abou Sourouj, Serba et Salia sont majoritairement peuplées de Zaghawas.

Où en sont les missions de maintien de la paix au Darfour et au Tchad ?

Le regain de violence au Tchad et au Soudan s’explique par l’imminence de l’installation, dans les deux pays, de forces de paix multinationales, dont la présence va geler la situation militaire et politique. Le régime islamiste de Khartoum n’a plus beaucoup de temps pour renverser Idriss Déby et installer un allié au Tchad. Les rebelles soudanais voudraient s’emparer du maximum de territoires au Darfour en vue de négociations ultérieures.

Côté Tchad, l’Eufor, la force européenne à large majorité française, a repris hier son déploiement, interrompu par l’assaut rebelle sur N’Djamena. Pourtant, en coulisses, nombre d’Européens, dont l’Autriche qui fait partie de la force, ne cachent pas leur inquiétude. Les rebelles tchadiens, qui ont été défaits mais pas détruits, menacent de s’en prendre à l’Eufor. A l’opposé, Déby, qui a compris la fragilité de son armée, appelle de ses vœux l’arrivée de l’Eufor, qu’il conçoit comme une force tampon destinée à le protéger des ambitions soudanaises au Tchad.

Côté soudanais, la Minuad, la force mixte ONU-Union africaine, a signé, le week-end dernier, un accord technique avec Khartoum ouvrant la porte à son déploiement, par ailleurs très lent. Mais le vrai test de la Minuad se passe en ce moment dans l’ouest du Darfour. Son absence de réaction risque fort d’être interprété par Khartoum comme un aveu de faiblesse.

Mercredi 13 février 2008
par willy et sandrine publié dans : Le Darfour
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Six mois après la conférence de Paris, la crise au Darfour perdure



  Par Jérôme L.J di Costanzo (son site) - http://agoravox.fr/



Après 5 ans de conflit, 20 résolutions de l’ONU, 2,5 millions de déplacés, 250 000 réfugiés au Tchad et 200 000 morts, la crise du Darfour s’installe dans la durée. Selon l’émissaire de l’ONU, M.Eliasson, «l’escalade militaire se poursuit sur le terrain au Darfour et à l’extérieur du Darfour, ainsi que hors du Soudan. Nous avons des confrontations et nous avons une situation humanitaire très très fragile». L’impasse est diplomatique, politique et militaire. Depuis le début de la crise du Darfour, la junte soudanaise est passée maîtresse dans l’art d’éviter les sanctions, ce qui lui a permis de continuer de soutenir les exactions en toute impunité. Les 14 000 humanitaires présents ne peuvent, quant à eux, que tenter de panser au mieux les plaies de cette tragédie.

Certains camps sont devenus de véritables villes. De l’avis de tous, les conditions de vie dans de nombreux camps et zones rurales se sont détériorées, l’aide humanitaire a en particulier beaucoup de mal à atteindre le Sud Darfour. Le seuil critique de la malnutrition est lui aussi de retour.
Les combats sont, certes, moins intenses qu’en 2003-2004, mais la situation demeure complexe. 10 000 rebelles aux groupes fragmentés et 20 000 miliciens Janjawids se font face, tandis que la force de l’Union africaine demeure cantonnée avec ses 7 000 soldats à un rôle d’observateur. Un habitant sur trois a quitté sa terre et un retour apparaît compromis. Et chaque jour, 75 enfants meurent au Darfour.

Certaines des victimes appartiennent désormais également à des tribus arabisées ayant simplement refusé de participer aux exactions à l’encontre des tribus sédentarisées. « Selon les sources des Nations unies, entre le 20 juin et la mi-novembre 2007 au moins quinze attaques aériennes et terrestres ont visé des centres civils dans les trois Etats du Darfour ».

Six mois après la conférence de Paris du 25 juin 2007 et la création du groupe de contact élargi, cette première initiative diplomatique sérieuse (les conférences organisées en Libye sont vouées à l’échec) a été marquée par la mobilisation d‘un front uni de la communauté internationale (la conférence intégrait des puissances comme les Etats-Unis et la Chine) pour faire pression sur les belligérants.

Cette conférence a été menée tambour battant par le ministre des Affaires étrangères français, Bernard Kouchner. À cette réunion et de manière multilatérale fut confirmée la décision d’envoyer une force militaire mixte ONU-Union africaine d’interposition, afin de protéger les populations civiles du Darfour.

Constatons, à ce jour, qu’il n’y a toujours pas de force d’interposition dissuasive. L’Union africaine n’a toujours pas trouvé un accord entre les nations africaines participantes pour la formation et l’envoi d’un tel contingent. La seule force militaire parvenue au Darfour est un contingent du Génie chinois...

Constatons toujours, que sur un plan diplomatique un certain art du statu quo prudent est observé à propos de la question du Darfour. Entre l’inaction et l’intervention militaire, il existe un grand de nombre de mesures potentiellement efficaces, or celles-ci sont évoquées sans mise en application ; pourtant une « diplomatie musclée » serait sans aucun doute la stratégie de sortie de guerre la plus efficace.

Les déclarations se succèdent, les sonnettes d’alarme sont tirées, mais le prochain sommet UE-Afrique de Lisbonne n’évoquera pas la crise du Darfour. Le déploiement de cette force mixte est une nouvelle fois reporté sine die.

A l’Est du Tchad aussi le déploiement de l’Eufor est reporté ; pire, une tribu nomade vient de déclarer la guerre à l’armée française et par-là même à toute force d’interposition. Il s’agit peut-être là d’un micro-engrenage, mais la multiplication des incidents aura inévitablement pour effet de retarder le déploiement d’une force militaire.

Pourtant, personne n’ignore que l’Union européenne est le premier contributeur à l’aide humanitaire et au financement de la force de l’Union africaine. La jeune Union africaine inefficace jusqu’ici ne pourra pas seule relever le défi de la restauration de la paix.

Il est temps de fournir les moyens nécessaires à cette opération, d’obtenir des hélicoptères, de mettre en œuvre une zone d’exclusion aérienne sur le Darfour et d’instaurer des sanctions économiques à l’encontre du régime de Khartoum. A défaut, le « Munich tropical » sera au rendez-vous de l’Histoire.
Incontestablement, la conférence de Paris a représenté « une avancée diplomatique », elle pourra être analysée comme une réussite si elle s’accompagne de nouveaux efforts en ce sens et surtout d’une nouvelle conférence réunissant les belligérants en pays neutre.

Aujourd’hui, il y a urgence humanitaire, ainsi qu’urgence géopolitique, car c’est bien l’ensemble de la Corne de l’Afrique qui pourrait s’embraser en l’absence de solutions diplomatiques. En ce sens, les tensions perceptibles à nouveau entre le Sud Soudan et le Nord risque bien de rallumer les braises de la guerre.

Paradoxalement, c’est ici et maintenant que les « minimalistes de l’ignominie » refont surface. Ils sont plus experts que la mission Williams ! Ils affirment le caractère non génocidaire des crimes commis au Darfour en feignant d‘oublier qu’aux termes de la Convention de 1948 sur la répression des crimes de génocide est constitutif de génocide du simple fait d’« infliger délibérément à un groupe des conditions de vie calculées pour amener sa destruction en totalité ou en partie ». Eh oui, en droit : génocide ne signifie pas forcément Auschwitz.

Veine querelle de mots ? Pseudo-débat intellectuel oubliant toute référence au droit international. Politiquement correct quand tu nous tiens...
Pour Jimmy Carter, « la situation au Darfour est l’une des pires situations de violations des droits de l’homme ». Pour Sauver Le Darfour, il est plus que temps d’œuvrer à la solution politique du conflit. Nos pays démocratiques ont des arguments de poids pour mettre en place un agenda de sortie de crise et de continuer l’impulsion diplomatique donnée par la conférence de Paris.

Le régime de Khartoum est arrivé au pouvoir par un coup d’Etat [en 1989], c’est un régime illégitime qui n’a d’ailleurs jamais tenu sa parole lorsqu’il s’est engagé dans des négociations. La communauté internationale devra organiser d’autres conférences, avec les belligérants par exemple, afin de trouver des solutions pour le Darfour. La solution diplomatique est la plus efficace pour un conflit comme celui-ci. Rappelez-vous que, en 2004 à Haïti, c’est une conférence internationale qui avait permis de débarrasser les Haïtiens du pouvoir en place ».

Par Jérôme L. J. di Costanzo,
correspondant de « Sauver Le Darfour » à Londres.
Jeudi 24 janvier 2008
par willy et sandrine publié dans : Le Darfour
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Sombres perspectives au Darfour 




Sombres perspectives au Darfour-A la Une-FRANCE24
envoyé par FRANCE_24



A la Une de l'actualité ce jeudi 10 Janvier : Sombres perspectives au Darfour .
Jeudi 10 janvier 2008
par willy et sandrine publié dans : Le Darfour
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Un toit pour le Darfour sur Second Life

 



DARFOUR, MOBILISEZ VOUS !
événement "Un toit pour le Darfour",

reconstitution d'un camp du Darfour réalisé par Jil Dagostino et son équipe, dans le but de favoriser la compréhension de la crise qui touche le Darfour.

http://untoitpourledarfour.blogspot.com/

Hebergement de l'évenement grâce à ConceptSL

Vidéo par Saddam Triskaidekaphobia (sl name)




Vidéo créée par Nicolas Jung de ConceptSL
.
Lundi 10 décembre 2007
par willy et sandrine publié dans : Le Darfour
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Mardi 4 décembre 2007 à partir de 20h40



 

L'enfer brûle toujours au Darfour

Par http://www.arte.tv



Vous pourrez voir ou revoir les documentaires de la théma sur ARTE+7 pendant 7 jours après la diffusion à l'antenne - gratuitement et en intégralité.

Du conflit qui ravage le Darfour depuis 2003, ne nous parviennent que les images de villages incendiés par des assaillants fantomatiques et celles des deux millions de déplacés qui s'entassent dans les camps au Tchad et au Soudan. En deux documentaires exceptionnels, ARTE met en évidence les ressorts cachés de cette guerre qui mobilise enfin la communauté internationale.

20h40
Darfour: autopsie d'une tragédie
Documentaire (France, 2007, 65mn) ARTE F
Réalisateurs : Christophe Ayad, Vincent de Cointet
Rediffusion : 06.12.2007 à 09h55

Combinant à des archives parfois inédites les récits des principaux acteurs de la tragédie, une enquête d'une grande rigueur, doublée d'une leçon d'histoire immédiate, qui jette une lumière parfois crue sur les manipulations des uns et les renoncements des autres.

Christophe Ayad et Vincent de Cointet ont mené l'enquête du Soudan aux États-Unis, de l'Europe à la Chine, en interrogeant les principaux protagonistes du conflit (chefs rebelles, responsables soudanais, diplomates, travailleurs humanitaires). Leur film, le premier à retracer l'enchaînement fatal qui a conduit à la tragédie soudanaise, explique les causes anciennes du conflit. Une analyse précise et documentée de quatre ans de guerre.
Plus d'informations



21h50
Les déplacés du Darfour
Documentaire (France, 2007, 26mn) ARTE F
Réalisateur : Jean-Philippe Lacaille
Rediffusions :
06.12.2007 à 11h05
10.12.2007 à 04h30

Durant l'été 2007, Jean-Philippe Lacaille a parcouru le Darfour pour filmer le quotidien des populations déplacées. Il montre comment l'aide humanitaire occidentale est devenue un enjeu majeur pour tous les acteurs du conflit.
Plus d'informations



22h15
Débat
(France, 2007, 25mn) ARTE F
Animé par Annie-Claude Elkaim

Le déploiement des forces de l'ONU et de l'Union africaine (UA) assurera-t-il la fin des violences au Darfour ? Et dans quelles conditions ?

La vidéo du débat (en ligne à partir du 5 décembre 2007)

Les invités :
Rodolphe Adada, ministre des affaires étrangères de la République du Congo, à la tête de la mission conjointe de l’ONU et de l’Union Africaine au Darfour.
Jeremy Lester, chef de l’unité "relations avec les pays et les régions de la Corne Afrique, de l’Afrique de l’Est et de l’Océan Indien" à la Commission européenne.
Dr Rony Brauman, ancien président de la fondation Médecins sans frontières (MSF).
Christophe Ayad, journaliste à Libération, spécialiste de l’Afrique et du Proche-Orient, auteur/réalisateur du documentaire "Darfour - autopsie d'une tragédie".
Mardi 4 décembre 2007
par willy et sandrine publié dans : Le Darfour
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Concert de Houcine à TERVILLE
et lancement du Single de Sauver Le Darfour
"Autre chose" dédié au Darfour

Par http://www.sauverledarfour.org/



Sauver Le Darfour

En silence, tout comme il y a douze ans au Rwanda, se déroule le premier génocide du 21 siècle dans une région de l'Ouest du Soudan, le Darfour.
Depuis l'hiver 2003, 300 000 hommes, femmes et enfants y sont morts de l'incurie médiatique et politique.

Les milices Janjawids, alliées du gouvernement soudanais de Khartoum, s'appuient sur les tribus musulmanes "arabisées" pour massacrer les tribus musulmanes "africaines" contestataires de l'Ouest du pays.
Des Organisations Non Gouvernementales et des journalistes sont même chassés du Darfour par le gouvernement soudanais.
Le régime dictatorial de Khartoum orchestre ainsi sciemment la famine des populations du Darfour et le silence autour des massacres.

Aujourd'hui, 2,5 millions de personnes ont été déplacées de cette région de 6 millions d'habitants.

10 000 personnes y meurent chaque mois.
Selon l'ancien secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, le Darfour est "l'enfer sur terre".

Seule l'intervention des casques bleus en vertu de l'article 42 du chapitre 7 de la Charte des Nations Unies permettrait de prévenir ou de réagir, contre les attaques sur les populations civiles du Darfour et de protéger les travailleurs humanitaires afin qu'ils remplissent leurs missions en toute sécurité.

La décision de faire cesser le génocide au Darfour par les casques bleus incombe en premier ressort aux 5 Etats membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU.

Si une résolution n'est pas prise en ce sens, c'est notamment parce que les peuples des membres du Conseil de sécurité ne les interpellent pas sur ce sujet.
De l'indifférence des peuples naît l'inaction des gouvernants.

Madame, Monsieur la mobilisation de notre pays, de nos responsables politiques et de nos citoyens, est essentielle à la survie des 6 millions d'habitants du Darfour.

La communauté internationale doit passer outre le refus du régime "illégitime" de Khartoum d'accueillir des Casques bleus et cesser de se servir de la sémantique (génocide ou pas) comme prétexte à la non-intervention.

Sauver Le Darfour, SLD, réclame la tenue d'élections libres sous supervision de l'ONU seul moyen de rétablir la paix en restaurant la Démocratie.

Sauver Le Darfour doit devenir le slogan de la mobilisation en faveur les populations trop longtemps opprimées du Soudan.

Le temps du réveil citoyen est venu.

Signez l'appel pour Sauver Le Darfour !
Jeudi 22 novembre 2007
par willy et sandrine publié dans : Le Darfour
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